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04/12/2007

Entrée en scène des milices sarkosiennes.

Note de P&P : Une majorité des étudiants semble avoir pris conscience de la privatisaton à venir des universités. Fort de ce constat il ont initié un vaste mouvement de grève s'opposant de fait au gouvernement, aux CRS, aux dirigeants des universités, aux syndicats étudiants UMP et leur mouvements anti-grève et bien sûr aux médias.

Voici un article (extrait du blog d'un étudiant de Perpignan) qui me semble bien résumer la situation actuelle :

 

samedi 1 décembre 2007

Après la soirée de vendredi, il est temps pour nous de recadrer les choses.

Comme cela nous l'avait été annoncé par l'administration, bien au courant du fait puisqu'elle s'était réuni derrière les préfabriqués, en cachette, avec les anti-bloqueurs, un appel à un débloquage violent avait été fait pour 21h30. Il était également dit que l'on pouvait craindre la présence de membres d'organisations groupusculaires d'extrême droite. Devant la menace d'attaques fascistes, nous avons décidé de ne pas abandonner l'occupation, et par là-même de ne pas les laisser "gagner". C'est pour cela que nous nous sommes préparés et armés de manches à balai et autres barres, en espérant que ce serait suffisant pour les intimider, et qu'ils ne viendraient pas.

Malheureusement, un groupe d'une 50aine de personnes, également armées de batons contrairement à ce qu'ont pu dire certains médias, a déboulé sur le campus en chantant la Marseillaise (et ont même été vus en train de faire de splendides saluts nazis...). Les vigiles de l'université ont pu les contenir, alors que la police observait tranquillement le spectacle depuis l'extérieur de l'université...

Alors que les étudiants grévistes se repliaient dans l'amphithtéâtre occupé, suite à une première "dispersion" des anti-bloqueurs, ces derniers sont revenus à la charge, toujours sous les yeux de la police, qui a fini par intervenir, une fois la bataille terminée... Seuls la patience et le calme des grévistes (alors que les anti-bloqueurs ne cessaient de nous provoquer) expliquent qu'il n'y ai pas eu d'affrontements physiques. Nous n'étions pas là pour nous battre, mais pour nous défendre en cas d'agression, agression programmée, rappelons-le.

Le comité de grève condamne également le rôle des médias, et particulièrement de France 3, dans la montée des tensions. A la recherche du sensationnel, ils n'ont pas douter à faire un appel public au débloquage violent au JT régional du vendredi soir, et donner même l'heure du rendez-vous. Où est l'information là-dedans? Quel rôle joue ce média dans le mouvement? Evidemment, ces mêmes journalistes étaient présents à 21h30 précises et n'ont pas hésiter à nous filmer en cachette, après nous avoir promis de ne pas nous filmer. Ce média a fait preuve d'un manque cruel d'intégrité et le comité de grève s'engage à ne plus répondre à ces journalistes, qui déforment et adaptent l'information à leur sauce.

Mais surtout, le comité de grève dénonce l'attitude du président de l'université de Pepignan. Pour son premier mandat, Benkhelil montre son incompétnce en matière de gestion des crises. Il est obnubilé par la reprise des cours, et en oublie les règles minimales de sécurité. Il encourage les étudiants anti-bloqueurs à venir déloger, en faisant usage de la violence, les étudiants qui bloquent... Il ment, sans cesse, aux médias qui l'interrogent sur le mouvement, et ne se tient jamais à ce qu'il dit ou promet... Il refuse de communiquer avec les grévistes et de reconnaître les AG étudiantes, dont le cadre a été fixé après consultation entre anti-LRU, pro-LRU et administration... Il n'hésite pas à menacer ou intimider les grévistes qui occupent l'université, et va même jusqu'à couper l'électricité du bâtiment occupé. Benkhelil applique des techniques de siège, de guerre.


Pour toutes ces raisons, et devant l'évidence de son incapacité à gérer dans le calme et dans le respect une université, nous demandons la démission de Benkhelil, comme de tous les présidents d'université qui ont fait appel aux forces de l'ordre pour évacuer les facs!

Note de P&P : Sarkozy a réussi à détruire le mouvement de grève des fonctionnaires en trouvant quelques traitres à la tête des syndicats, en initiant des mouvements antigrève bidons, en instrumentalisant les directions concernées et en faisant relayer sa propagande par les médias afin d'attiser la jalousie au sein du peuple français. (Ne sommes-nous pas d'ailleurs tombé bien bas pour jalouser les conditions de vie et de travail d'un cheminot.)

Pour ce qui est du mouvement étudiant, la propagande des médias, l'instrumentalisation des directions et les mouvements antigrève bidons sont toujours là, pour corser le tout Sarkozy semble y avoir ajouté l'intervention de ses milices

Eh oui, à l'heure où ces lignes sont écrites, les CRS matraquent nos enfants, lycéens et étudiants en fac, parce que ceux-ci ont l'outrecuidanse de se battre contre la privatisation de l'université.

Quand c'était les fonctionnaires on a fermé les yeux, quand c'était les étudiants on a fermé les yeux. Quand ce sera vous, vous ferez quoi ?
 

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