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28/11/2007

Qui sème le vente récolte la tempête.

AFP - Mardi 27 novembre, 21h32

BORDEAUX (AFP) - L'ex-ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances Azouz Begag a accusé Nicolas Sarkozy d'avoir semé "la haine" dans les banlieues pendant la campagne présidentielle, dans un entretien publié mercredi dans le quotidien Sud Ouest.

cette poudrière avec sa sémantique guerrière", a estimé M. Begag interrogé sur les violences qui ont éclaté à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) à la suite du décès de deux adolescents.

"Les jeunes des banlieues ont très bien compris qu'ils avaient été utilisés comme des appâts au bout du crochet électoral de Nicolas Sarkozy. Tout ça pour racler 5% de voix au Front National. Et lorsque l'on sème la haine, on récolte la tempête", a ajouté l'ancien ministre du gouvernement Villepin désormais rallié au MoDem.

M. Begag a par ailleurs affirmé avoir "vraiment peur" ajoutant que "depuis 2005, tout le monde savait que ça allait exploser à nouveau".

"Nous sommes hélas embarqués dans une histoire qui va considérablement nous rapprocher des grandes villes américaines, et de leurs émeutes comme à Los Angeles où les gens ont fini par s'entretuer", a-t-il estimé.

"Moi je n'ai d'autre solution que d'aller vers eux pour lancer des appels au calme et leur demander de faire confiance à la justice. Sinon c'est la guerre, dix morts, vingt morts ou cinquante morts", a-t-il ajouté.

"J'attends du président qu'il fasse un grand discours dès son retour de Chine", a-t-il poursuivi. "Que Fadela Amara (secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville) prenne sa voiture ou le métro et discute avec les jeunes", a-t-il suggéré.

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"Moi je n'ai d'autre solution que d'aller vers eux pour lancer des appels au calme et leur demander de faire confiance à la justice. Sinon c'est la guerre, dix morts, vingt morts ou cinquante morts", a-t-il ajouté.

Comment faire confiance à la "justice" quand on prend, tiens, ne serait-ce que l'affaire Alègre, illustration plus que parlante de la pourriture du système judiciaire ? Comment reprocher à ces jeunes -- sans excuser la violence pour autant -- de se tourner vers la destruction, n'ayant plus que cela pour exprimer leur désespoir -- à la manière du peuple palestinien, victime que le monde occidental à la botte des sionistes accuse d'être l'agresseur ?
La justice n'existe pas dans ce pays, ni ailleurs. M. Begag est trop naïf.

Écrit par : Prayers | 28/11/2007

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