30.10.2007
Sarkozy et la gente féminine.
Article lu sur l'excellent site Futur Quantique
Le chef de l'Etat a quitté le plateau de la prestigieuse émission américaine "60 minutes", diffusée sur CBS. Motif : une question sur Cécilia…
La chaîne de télévision américaine CBS a diffusé, dimanche 28 octobre, une émission consacrée au président français, Nicolas Sarkozy, et intitulée "Sarko l'Américain". L'émission a fait grand bruit car le chef de l'Etat a tout simplement quitté le plateau du prestigieux "60 minutes", l'une des émissions les plus réputées de la télévision américaine.
Lors d'une interview, qui a eu lieu au palais de l'Elysée deux semaines avant l'annonce du divorce du couple Sarkozy, le chef de l'Etat, visiblement irrité par une question à propos de son épouse Cécilia, a laissé en plan la journaliste de la chaîne américaine, Lesley Stahl.
"En plus, pour me poser des questions là-dessus..."
"Si j'avais quelque chose à dire sur Cécilia, je ne le dirais certainement pas ici", a d'abord déclaré le président de la République à la journaliste, qui l'interrogeait sur son mariage.
"En plus, pour me poser des questions là-dessus...", bougonne alors le président, qui retire son micro, se lève et part, abandonnant son intervieweuse visiblement interloquée. "Allez, au revoir. Bon courage", lance-t-il avant de quitter la pièce à Lesley Stahl, qui demande en vain au président "Où est le problème ?". A l'image, on peut même entendre le président traiter son conseiller, David Martinon, d'"enfant". Ce dernier semble dépité, mais ne réagit pas.
"Imbécile"
Passablement énervé, Nicolas Sarkozy a ensuite qualifié David Martinon d'"imbécile" pour avoir programmé cette interview. "Je n'ai pas le temps. J'ai un travail important (...) Je ne suis pas en colère, je suis pressé", a-t-il dit, lors de son retour sur le plateau. Le président a en effet finalement participé à l'émission.
Nicolas Sarkozy avait également réagi de façon épidermique lors d'une conférence de presse au cours du sommet européen de Lisbonne après l'annonce de son divorce: un journaliste du Monde qui s'était risquée à une question sur le sujet s'était fait éconduire sans ménagement par le président.
Petit rappel (parmi tant d'autres) : débat Sarkozy/Royal à la TV, 03 mai 2007 :
Nicolas Sarkozy : Calmez-vous et ne me montrez pas du doigt avec cet index pointé!
Ségolène Royal : Non, je ne me calmerais pas!
Nicolas Sarkozy : Pour être Président de la République, il faut être calme.
Ségolène Royal : Non, pas quand il y a des injustices! Il y a des colères saines, parce qu'elles correspondent à la souffrance des gens. Il y a des colères que j'aurai, même quand je serai Présidente de la république….
Nicolas Sarkozy : Ce sera gai!
Ségolène Royal : Parce que je sais les efforts qu'ont fait pour accueillir les enfants qui ne le sont plus. Je ne laisserai pas l'immoralité du discours politique reprendre le dessus.
Nicolas Sarkozy : Je ne sais pas pourquoi Mme Royal, d'habitude calme, a perdu ses nerfs…
Ségolène Royal : Je ne perds pas mes nerfs, je suis en colère. Pas de mépris. Je suis en colère. Je n'ai pas perdu mes nerfs. Il y a des colères très saines et très utiles.
Nicolas Sarkozy : Je ne sais pas pourquoi Mme Royal s'énerve...
Ségolène Royal : Je ne m'énerve pas.
Nicolas Sarkozy : Qu'est-ce que cela doit être quand vous êtes énervée!
Ségolène Royal : J'ai beaucoup de sang-froid. Je ne suis jamais énervée…
Nicolas Sarkozy : Vous venez de le perdre. Madame Mme Royal ose employer le mot "immoral." C'est un mot fort.
Ségolène Royal : Oui.
Nicolas Sarkozy : Madame Royal se permet d'employer ce mot parce que j'ai dit que je souhaitais que tous les enfants ayant un handicap soient scolarisés en milieu scolaire "normal." Madame Royal a qualifié mon propos de larmes à l'œil, sous entendant par là que la sincérité n'était que de son côté et que, de mon côté, il ne devait y avoir que du mensonge. Ce n'est pas une façon de respecter son concurrent. Je ne me serai jamais permis de parler de vous comme cela, madame.
Ségolène Royal : Parce que moi, je ne mens pas et je ne prétends pas faire ce que j'ai détruit avant.
Nicolas Sarkozy : Madame, je ne pense pas que vous élevez la dignité du débat politique.
Ségolène Royal : Si, c'est très digne la question du handicap.
Nicolas Sarkozy : Si je n'avais pas moi-même, par conviction, parlé de la scolarisation des enfants handicapés, cela faisait une heure et demie que nous débattions, on n'en avait pas parlé. J'ai le droit de parler du handicap. Ce n'est pas votre monopole. J'ai le droit d'être sincère dans mon engagement et d'être bouleversé par la situation d'enfants qui aimeraient être scolarisés. Je ne mets pas en cause votre sincérité, madame, ne mettez pas en cause ma moralité.
Ségolène Royal : C'est votre action que je mets en cause.
Nicolas Sarkozy : Ainsi, la dignité du débat politique sera préservée. Mais au moins on aura vu que vous vous mettez en colère bien facilement, vous sortez de vos gonds. Le Président de la République a des responsabilités lourdes, très lourdes.
16:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, CBS, Cécilia, Ségolène Royal
27.10.2007
Wikipropagandia
En France comme aux Etats-Unis ou dans le reste du monde, les médias de masse autant dans le secteur de la presse écrite que dans celui de l'audiovisuel sont contrôlés par des élites politico-financières. Ces "médias" jouent le rôle de relais de propagande et de censure auprès des peuples et permettent aux dites élites de préserver voire d'accroitre leur pouvoir et leurs privilèges.
Internet constitue l'un des derniers espaces ou des analyses plus objectives du monde peuvent être développées. Et au sein d'internet, le grand concentrateur de la connaissance est Wikipedia.
Quel beau projet que cette encyclopédie en ligne initiée par Jimmy Wales, ex-profesionnel de l'industrie pornographique. Dans cet espace ouvert de capitalisation de la connaissance, chaque citoyen peut apporter sa pierre à l'édifice, partager son savoir,...
Croyez vous vraiment que l'encyclopédie en ligne la plus populaire de la planète serait autorisée à être contrôlée par les citoyens ?
Voici un article Pierre Haski publié dans Rue 89 qui vous fera peut être voir Wikipedia d'un autre oeil.
15/08/2007
De la simple correction à la manipulation, toutes les modifications de l'encyclopédie collaborative sont révélées.
Vous voulez savoir qui ajoute ou retire des informations sur l'encyclopédie collaborative Wikipédia? Qui, surtout, manipule certaines des données pour les enjoliver ou en effacer les aspects les plus critiques? Un étudiant américain a développé une technologie pour le savoir, et a fait quelques découvertes intéressantes.
Selon un article en ligne du magazine spécialisé américain Wired, Virgil Griffith, un étudiant de l'université technologique CalTech, a développé un système baptisé "Wikipedia scanner", qui permet d'identifier un certain nombre de prédateurs de l'encyclopédie en ligne. Wikipédia permet l'accès à toutes les révisions des articles, et donc aux adresses IP, la "signature électronique" des auteurs des corrections. "Wikipedia scanner" compare ces adresses avec celles des listes publiques d'adresses IP d'entreprises ou d'administrations aux Etats-Unis, soit plus de 30 millions de références.
Le résultat est spectaculaire: des entreprises qui viennent couper les paragraphes délicats sur leurs notices Wikipédia, la CIA ou des membres du Congrès qui effacent, ajoutent ou corrigent des éléments... Ainsi, la société américaine Diebold, qui fabrique les machines à voter au centre de nombreuses polémiques aux Etats-Unis, apparaît dans cette recherche comme responsable d'une coupe de quelque 15 paragraphes dans la notice la concernant, notamment les critiques techniques et son soutien financier au candidat Bush. Un modérateur de Wikipédia avait alors mis en garde l'anonyme auteur de la coupe en le qualifiant de "vandale", le terme consacré sur l'encyclopédie. La recherche de Griffith l'a mené vers un ordinateur installé au siège de la société... Wired publie quelques résultats amusants, comme le Parti Républicain qui change "occuper" en "libérer" à propos de l'intervention militaire en Irak, ou Fox TV qui fait la promo anonyme de l'une de ses vedettes.
Ce système et cette étude sont évidemment consacrés aux Etats-Unis. Il semble, d'après vos commentaires ci-dessous, que le système inventé par Virgil Griffith est transposable en France ou ailleurs. Merci à ceux qui ont apporté des éclaircissements techniques, et en particulier à Nico qui donne même quelques exemples que je cite ici: "Le Minefi qui sucre un paragraphe sur l'appartement de fonction de Copé, le ministère de l'Education qui passe la brosse à reluire sur les démêlés judiciaires de Darcos, TF1 qui écrase la polémique sur la légalité du site de sa filiale Jet."
Quoi qu'il en soit, ce nouvel "outil" vient ajouter un garde-fou supplémentaire au système collaboratif Wikipédia, qui est régulièrement soumis à des doutes sur sa fiabilité du fait de la manipulation possible des données par les personnes concernées. Souvenez-vous du débat Sarkozy-Royal et de la polémique sur la génération de réacteurs nucléaires: dans la nuit, le chiffre a été modifié plusieurs dizaines de fois par les partisans des deux candidats. Sujet à manipulation, le système a aussi généré ses protections, et l'inventivité d'internautes comme Virgil Griffith en est la meilleure garantie.
19:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jimmy wales, wikipedia, propagande, censure, controle de l'information, virgil griffith, caltech
25.10.2007
Juge et (petit) parti.
Europe 1 vient de consacrer un article au récent projet loi proposé par le Nouveau Centre et relatif au financement des partis politiques
Marche arrière toute. Face à la levée de bouclier de la gauche et du MoDem et après une série d'incidents en séance, le gouvernement a préféré ajourner mercredi l'examen de la proposition de loi déposée par le Nouveau Centre. Une disposition sur le financement des partis qui aurait permis à ce nouveau parti rallié à Nicolas Sarkozy d'obtenir des crédits publics alors qu'il n'y a pas droit en l'état actuel de la loi. L'examen de ce texte a été repoussé sine die.
Note de P&P : Il est intéressant de constater que le gouvernement et l’Assemblée qui sont pourtant totalement contrôlés par l’UMP ont abandonné ce projet de loi. Pourquoi ne pas passer en force comme cela vient de se faire avec la loi sur les tests ADN ? Peut être parce que les victimes de cette loi scélérate auraient un peu trop parlé.
Le Nouveau Centre, parti créé après la présidentielle par des anciens compagnons de route de François Bayrou,
Note de P&P Voilà une manière très diplomatique d’exposer les choses. Revenons un peu en arrière. 1er tour des présidentielles, François Bayrou obtient 18,7% des voix,avec un tel score il menace la pseudo dualité gauche-droite qui entretient depuis des décennies l’illusion du choix politique en France.
F. Bayrou a obtenu ses voix grâce à un positionnement courageux et indépendant, au rejet des archaïsmes et du clientélisme des deux partis dominants. Il a refusé toute alliance opportuniste avec l’un de ces deux partis et n’a donné aucune consigne de vote. F. Bayrou a ainsi renvoyé dos à dos le PS et l’UMP permettant d’entretenir l’émergence d’une véritable troisième force politique.
Fort de ce succès et dans la perspective des élections législatives à venir, François Bayrou crée son parti centriste, le MoDem. Et c’est ici que les termes d’Edgard Faure prouvent à nouveau toute leur justesse : « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ». Ainsi une quarantaine de candidats du MoDem vont vendre pour 30 pièces d’argent ce qui aurait pu constituer leur légitimité populaire. Ils vont trahir devant 60 millions de français leur leader François Bayrou et leur parti pour rejoindre l’UMP et surtout le pouvoir.
Au final seul 4 députés du MoDem seront élus et les 21 opportunistes participeront à la création du Nouveau Centre, parti parasite du MoDem et antichambre de l’UMP. Comme Ségolène Royal, François Bayrou aura appris à ses dépends qu’il ne suffit pas d’avoir Juda à sa table pour être le Messie. Un autre enseignement est aussi qu’un Juda peut en cacher bien d’autres. Le nombre des transfuges du PS et du MoDem venus rejoindre les strass du pouvoir dans le giron de l’UMP illustre cette triste réalité.
[LeNouveau Centre] n'a pas satisfait aux critères de financement public après les législatives de juin. Il aurait fallu qu'au moins 50 candidats obtiennent 1% des suffrages exprimés, ce qui n'a pas été le cas. En revanche, le parti compte 21 députés, élu après des accords avec l'UMP, et a pu former un groupe à l'Assemblée nationale.
Note de P&P :Ce qu’omet de préciser Europe 1 dans son excellent article, c’est que ces « critères » sont les éléments fondamentaux de la loi du 11 mars 1988 sur le financement public des partis.
Les girouettes du Nouveau Centre n’atteignent pas ce chiffre pour la bonne et simple raison qu’ils n’ont décidé de retourner leur veste que lorsqu’ils ont obtenu un maximum de garanties quant à leur élection future. Ainsi le Nouveau Centre n’a présenté que 43 candidats et près de la moitié a été élue grâce à ses tristes accords passés avec l’UMP. C’est pour cela que la France se retrouve avec 21 députés d’un parti qui n’a même pas récolté un pourcent des voix.
A l'opposé, l'UDF-Modem de François Bayrou qui n'a que quatre députés a largement rempli le critère avec une moyenne nationale au-dessus de 7%.
Note de P&P : La loi ne mentionne nullement le nombre de député élus mais bien le nombre de candidats et le nombre de voix qu’ils ont obtenues et cela n’est en rien un hasard.
L’esprit de cette loi est clair : débloquer des financements publics pour les partis qui sont suffisamment soutenus par la population. Cette légitimité démocratique se compte naturellement en nombre de voix et pas en nombre de députés arrivés au pouvoir après négociations, désistements, alliances, changements de camps et autres manœuvres.
Et c’est bien là que le bat blesse pour le Nouveau Centre. Celui-ci n’a jamais eu de légitimité démocratique, il a usurpé la légitimité populaire du MoDem (en se donnant un vernis centriste) et a profité de l’afflux de votes provenant de l’UMP (en y faisant allégeance).
Un changement des règles, c'est ce que réclame maintenant le Nouveau Centre (NC). Sa proposition de loi avait été adoptée mardi après-midi "en urgence" par la Commission des lois. Le texte devrait permettre à tout parti politique disposant de 15 parlementaires minimum de bénéficier d'un financement public, au nom du "pluralisme" et de "l'indépendance des partis politiques".
Note de P&P En clair le Nouveau Centre, qui n’a même pas obtenu 1% des suffrages, propose une loi qui va lui permettre de se faire financer sur les impôts des 99% qui n’ont pas voté pour lui. Il est intéressant de noter comment cette escroquerie a été empaquetée. A travers cette proposition de loi, le Nouveau Centre, c'est-à-dire ceux qui ont tenté de détruire l’émergence d’une troisième force politique en France, se prévalent de défendre le pluralisme !
Le texte du NC divise notamment à gauche. Le Parti socialiste, qui votera contre, dénonce du sur-mesure et du copinage en plein marathon budgétaire. Les Verts voteront également contre la proposition. Le député Vert Noël Mamère a lui ironisé mardi sur un "petit arrangement entre amis", "un arrangement entre le gouvernement, et l'Elysée, et ses ralliés". "Il ne faut pas dévoyer les principes du financement des partis politiques. Cela fait petits arrangements entre amis", a ajouté le député-maire de Bègles. En revanche, le parti communiste soutient lui le Nouveau Centre car le parti compte 15 députés tout rond et a été obligé de s'allier aux Verts pour former un groupe à l'Assemblée nationale.
François Bayrou est lui aussi en colère : "on n'a pas le droit de voter des lois qui changent la règle du jeu après la fin du jeu". Le leader du MoDem estime qu'une telle réforme aurait été possible pour les élections suivantes mais pas en cours de mandat. "Il faut à tous prix donner à certains les avantages matériels qui correspondent à leur ralliement et c'est donc magouille et manoeuvre" estime François Bayrou qui anticipe qu'une telle mesure pourrait vite devenir très impopulaire.
Note de P&P Et voilà certainement une explication du retrait de cette proposition de loi. Plusieurs partis politiques commençaient à relayer l’information et à éroder un peu plus la côte de popularité de Nicolas Sarkozy et de son parti.
Ceux-ci déjà empêtrés dans des grèves grandissantes, des lois aux relents totalitaires, des choix budgétaires enrichissant encore un peu plus les riches, se doivent d’entretenir un minimum l’illusion de la légitimité populaire et d’étouffer cette affaire embarrassante.
A propos de cette illusion de représentativité du peuple français, cette tentative de manoeuvre politique aura eu le mérite, si besoin en était, de mettre en lumière un paradoxe de fonds : Le Nouveau Centre avec moins de 1% de votescompte 21 députés, le Modem avec près de 8% des suffrages obtient 4 sièges. Vous avez dit démocratie ?
17:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Bayrou, Nouveau Centre, imposture, MoDem, législatives, 21 députés
24.10.2007
Nicolas Sarkozy corrompt publiquement de grands éditorialistes

Dans le célèbre film Matrix, Morpheus déclare à Néo :
C'est le monde qui a été placé devant tes yeux pour te cacher la vérité, pour te cacher que tu es un esclave Neo. Comme tout le monde, tu es né dans l'esclavage dans une prison que tu ne peux ni sentir, ni toucher. Une prison pour ton esprit...
Et la seule manière de sortir de cette prison de croyances, de peurs et d'illusions, le seul moyen de s'extirper de cette caverne de Platon ets d'agir, de faire des choix et les bons.
Mais pour faire les "bons" choix, pour utiliser son libre-arbitre à bon escient, l'être humain a besoin de connaissance. A quoi bon choisir de tourner à droite ou à gauche à tel ou tel carrefour si on ne sait pas lire les panneaux signalétiques ou si ceux-ci proposent des informations erronées ou si l'on ne sait pas où l'on veut aller,...
Celui qui contrôle les informations contrôle les esprits. A l'époque, Joseph Goebbels l'avait bien compris, depuis de nombreux aspirants au totalitarisme ont marché dans ses traces.
Revenons en 2007 dans notre bel hexagone, le pays des Droits de l'Homme. Vous trouverez ci-dessous un article rédigé par le Réseau Voltaire qui décrit comment pouvoir politique et pourvoir médiatique se mêlent pour entonner leur séduisant chant des sirènes.
"Après avoir dénoncé la censure qui frappe toute critique du président Nicolas Sarkozy, les syndicats de journalistes se sont indigné des diverses fonctions honorifiques et missions rémunérées offertes par le président de la République à onze chroniqueurs influents des grands médias.
• L’ancien courtisan de François Mitterrand, Jacques Attali, éditorialiste à l’hebdomadaire l’Express, a été nommé président de la commission pour la « libération de la croissance française »
• George-Marc Benhamou, confident officiel l’ancien président Mitterrand, éditorialiste au quotidien Nice Matin et chroniqueur au quotidien La Provence, a été nommé « conseiller pour la culture et l’audiovisuel » du président de la République.
• Jean-Louis Bourlanges, chroniqueur sur la radio France Culture, a rejoint le « Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République »
• Guy Carcassone, chroniqueur à l’hebdomadaire Point, a rejoint le « comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République »
• Jean-Claude Casanova, fondateur de la revue Commentaire, éditorialiste associé au quotidien Le Monde, a rejoint le « comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République »
• Jean Marie Colombani, ancien directeur du quotidien Le Monde, chroniqueur politique sur France Inter le vendredi matin, et animateur de l’émission « Face à face » sur la chaîne de télévision Public Sénat a accepté une mission officielle de trois mois sur la réforme des conditions d’adoption.
• Olivier Duhamel, chroniqueur sur France Culture, a rejoint le « comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République »
• Yves de Kerdel, éditorialiste au quotidien Le Figaro et chroniquer à la radio économique BFM, a rejoint la commission pour la « libération de la croissance française »
• Éric Le Boucher, chroniqueur économique au Monde, a rejoint la a commission pour la « libération de la croissance française »
• Myriam Lévy, qui suivi la campagne de Ségolène Royal pour Le Figaro, a été nommée conseiller en communication du Premier ministre.
• Catherine Pégard, rédactrice en chef du service politique de l’hebdomadaire Le Point, a été nommée conseiller politique du président de la République.
Par ailleurs,
• Marie Drucker, présentatrice du journal télévisé de France 3, est l’épouse d’un député et ancien ministre.
• Christine Ockrent, animatrice de l’émission « Duel sur la 3 » sur France 3, est l’épouse du ministre des Affaires étrangères
• Béatrice Schoenberg, présentatrice du journal télévisé de France 2 est l’épouse du ministre de l’Environnement.
À l’inverse
• Laurent Solly, ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur, a rejoint la direction de la principale chaîne de télévision TF1."
16:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : censure, sarkozy, contrôle des médias, corruption
22.10.2007
Délit d'offense au président.
Des étudiants sont actuellement poursuivis pour avoir placardé des caricatures de Nicolas Sarkozy. Le chef d'accusation invoqué est le délit d'offense au président. Cette loi n'avait plus été utilisée depuis 40 ans et le mandat de Georges Pompidou.
Il est intéressant de noter que :
1/ Cette information a été seulement relayée par la télévision belge. Un esprit paranoiaque pourrait croire que les patrons qui ont mis Sarkozy au pouvoir verrouillent leurs médias évitant ainsi la diffusion de toute information négative au sujet de leur poulain. Voici un lien vers le reportage diffusé par le journal télévisé belge.
2/ Nicolas Sarkozy semble apprécier les caricatures lorsque celles-ci visent ses propres cibles. Ainsi il a soutenu Charlie Hebdo au moment de l'affaire des caricatures de Mahomet et il s'y est même donné le rôle du libertaire humaniste en déclarant : "Je préfère l'excès de caricature à l'absence de caricature", quand celles-ci ne me concernent pas aurait-il peut-étre dû préciser.
3/ Nicolas Sarkozy a l'habitude de censurer les caricatures qui égratignent son image narcissique. En février 2007, il avait déjà été au coeur d'une polémique relative à un dessin de Placide au sujet des forces de police.
16:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : censure, caricature, sarkozy, placide, mahomet, police
21.10.2007
Sarkozy, ex-agent du Mossad ?
L'analyse suivante est issue du site Futur Quantique :
Dans un article du Figaro, daté du 12/10/07, on pouvait lire ceci :
Les étranges accusations d'un cyber-corbeau
La PJ enquête sur un courriel envoyé durant la présidentielle à cent hauts responsables de la police. Il affirmait que Sarkozy, comme Balkany, Lellouche, Devedjian et Aeschlimann, étaient liés au Mossad.
UNE OFFICINE a-t-elle voulu déstabiliser Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle ? Une enquête confiée à la Direction centrale de la police judiciaire doit l'établir. Fin mars 2007, dans la dernière droite de l'élection, tous les directeurs départementaux de la sécurité publique, soit une centaine de hauts fonctionnaires, ont été destinataires d'un étrange courriel. Le futur président y était taxé, ni plus ni moins, d'avoir été recruté dans les années 1980 par le Mossad, le service secret israélien.
Le texte envoyé se présente sous la forme d'une « note de synthèse » de deux pages. Son titre : « L'infiltration du Mossad israélien dans l'UMP. Nicolas Sarkozy : le quatrième homme. » Au-dessus, un pseudo-logo de la « DGSE ». « Tout cela respire la manip à plein nez, avec des relents d'extrême droite », prévient un cadre dirigeant au ministère de l'Intérieur.
Note de FQ :
Les mêmes relents d'extrême droite que le groupe Occident, dont un des éminents membres ne fut autre que Devedjian ?
Selon l'auteur du message, en 1978, le gouvernement de Menahem Begin aurait commandité l'infiltration du parti gaulliste pour en faire une sorte de partenaire d'Israël. L'opération aurait été montée par Rafael Eytan, maître-espion israélien. « Trois citoyens français prédisposés à collaborer » auraient donc été ciblés : Patrick Balkany, Patrick Devedjian et Pierre Lellouche. Balkany est présenté comme le chef du « réseau ».
Note de FQ :
Cet article, qui n'est que de l'ordre de la rumeur (et ici, nous préférons les faits !), nous donne néanmoins l'occasion de nous pencher sur le "background" des personnes incriminées dans cet email. Le lecteur aura peut-être envie d'approfondir la question de son côté.
Ainsi, à propos de Pierre Lellouche :
Avocat d'affaires, c'est au lendemain de son service militaire qu'il rejoint en 1974 le "Groupe d’études et de recherches sur les problèmes internationaux" dirigé par Raymond Aron à la Maison des Sciences de l’Homme. Il milite alors en faveur du développement d’Israël et effectue divers stages en kibboutz. (Wikipédia)
Quelques extraits glanés sur le Net, à propos du parcours de Lellouche :
Grande Bush : Pierre Lellouche, 54 ans, député UMP et candidat à la candidature pour la mairie de Paris, cette grande gueule sans complexe épouse les idées des néoconservateurs américains.
Il revient du Kazakhstan.
Turbulent pays où il s'est rendu en compagnie de Ted Turner, propriétaire de CNN et président d'une ONG spécialisée dans la lutte contre le terrorisme nucléaire. Dix heures d'avion pour aller superviser l'appauvrissement d'un stock d'uranium enrichi, et le soustraire ainsi à des mains terroristes. «Chacun de nous est sur terre pour accomplir une mission», dit-il.
La sienne consiste à parcourir la planète pour porter la bonne parole de Washington, la seule, selon lui, capable d'instaurer la démocratie de marché partout sur la planète. Président de la très atlantiste assemblée parlementaire de l'Otan, Pierre Lellouche parle fièrement de ses nombreux «copains» aux Etats-Unis, dont Paul Wolfowitz et Richard Perle, deux penseurs néoconservateurs qui ont théorisé la guerre préventive en Irak.
Obsédé comme eux par la radicalisation islamiste («le fascisme vert», en langage maison), Pierre Lellouche parle aussi volontiers d'une autre «copine», Condoleezza Rice, secrétaire d'Etat et proche collaboratrice de George W. Bush. «Mais, s'il vous plaît, pas de caricature : je ne suis pas un agent de la CIA !»
Jamais en retard d'une provoc («Je suis beaucoup trop pauvre pour être de gauche»), cette grande gueule sans censure aucune assume son opposition à Villepin et aux énarques de tout poil, «ces nouveaux nobles» qui conduiraient la France dans le mur. Au premier rang desquels se trouve Jacques Chirac, dont il fut le conseiller diplomatique avant de se faire virer de l'entourage présidentiel en 1995. «J'ai été la première victime d'une épuration que je n'ose qualifier d'ethnique.» Si sa carrière n'a jamais vraiment décollé, dit-il, ce serait en raison de l'antisémitisme des élites françaises. Inspirateur de la loi de 2003 réprimant les actes antisémites («Soixante ans après la Shoah, ça m'a secoué de devoir écrire une loi pour protéger les Juifs en France»), il pleurniche après les postes qui lui auraient échappé à cause de sa religion : à l'Elysée, à l'Assemblée (où il briguait la présidence de la Commission de la défense) et surtout au Quai d'Orsay, maison qu'il juge tenue par un «corps diplomatique proarabe» donc peu susceptible de coopter un Juif pro-Bush qui n'hésite pas à dénoncer la «victimisation systématique des Palestiniens». Et à qualifier d'«intifada urbaine» la récente crise des banlieues. Dans son dernier ouvrage, il livre aussi aux lecteurs «un secret, sur lequel pèse une omerta obstinée» : «80 % de la population pénale en France est constituée d'immigrés ou de Français issus de l'immigration !»
[…]
Il donne rendez-vous rue des Martyrs, là où il est élu, à deux pas de la synagogue que son père fréquentait dans les années 70. Pour parler de l'islam (beaucoup), de Paris (un peu, car il y brigue la mairie), mais aussi de son brusque retournement idéologique. Comme beaucoup de ses amis neocons, Pierre Lellouche a en effet commencé à gauche. Des kibboutz socialistes en Israël aux communautés guévaristes d'Amérique latine, il dit avoir «fait la révolution, comme tout le monde», quand il était encore «athée et marxiste». Vingt-cinq ans plus tard, l'ancien gauchiste devenu «anticommuniste primaire» défend l'impérialisme américain, dit qu'il a «un téléphone direct avec Dieu» et... cherche une date pour organiser la bar-mitsva du fiston !
Déclaration de Pierre Lellouche dans le Monde, 14/03/03 :
« L'antisionisme a fait des progrès à gauche. Le cap est ensuite vite franchi [vers l'antisémitisme]. On ne peut pas dire que la question ne se pose pas complètement », a déclaré, mercredi, le député (UMP) de la Drôme, Hervé Mariton.
Plus de détails ici
À lire également, un article du Réseau Voltaire sur le rôle de Lellouche dans l'introducution du concept de "guerre au terrorisme" dans la pré-campagne présidentielle.
En 1983, Patrick Balkany aurait recruté le « jeune et prometteur » Sarkozy, le « quatrième homme du Mossad ».
Note de FQ :
À propos de M. Balkany, vous trouverez ici une interview accordée à un journaliste israélien, et assez révélatrice de ses "préférences".
Quelques extraits :
— Voilà plus de cinq ans qu'un maire de France n'avait pas participé à la conférence internationale des maires à Jérusalem. Qu'est ce qui a motivé votre présence ici cette année ?
— J'ai eu la chance d'être invité et le fait d'être le seul maire français parmi des élus de tous les continents me paraissait plus enrichissant sur le plan des échanges. C'est, sans conteste, plus instructif que de se trouver parmi un groupe d'élus français, comme cela nous arrive souvent.
D'autre part, me trouver à Jérusalem est très important à titre personnel puisque je suis juif, bien que non pratiquant. De plus, en tant que fils de déporté, je tenais à me rendre à Yad Vashem.
[...]
— Ne pensez-vous pas qu'il faille aider les Palestiniens sur le plan économique afin qu'ils puissent s'autogérer et que devrait faire les nations du monde en ce sens ?
— Sincèrement, je suis toujours très étonné. Des aides aux Palestiniens il y en a eu et beaucoup, tant de la part de l'Union européenne et de la part de l'ensemble des pays arabes. Ce qui est important ce n'est pas le montant des aides, c'est ce que l'on fait avec. Tout est une question de volonté. Soit les aides servent à s'armer, soit elles servent à s'installer économiquement dans la paix. J'ai malheureusement le sentiment que tout l'argent qui a été distribué jusqu'à ce jour, le peuple palestinien n'en a pas vu la couleur.
[…]
— Ne pensez-vous pas qu'il serait plus judicieux d'implanter des entreprises ou de réaliser des infrastructures plutôt que de donner des fonds dont on ne maîtrise pas l'utilisation ?
Vous avez raison. Il serait bien plus profitable pour le peuple palestiniens que nous construisions des routes, des écoles, des hôpitaux, des logements... Les possibilités en matière de programmes d'investissement sont très vastes et ne peuvent être que bénéfiques pour la population. Les Palestiniens ont la réputation d'être des gens intelligents et travailleurs et s'ils ont une aide adéquate, tout devrait aller dans le bon sens. Le monde arabe a une grosse responsabilité sur la situation actuelle. Les Palestiniens qui vivent dans les camps de réfugiés n'ont certainement pas été traités avec la dignité que l'on doit à tous les hommes de la terre. Lorsque l'on est dans le besoin, on devrait pouvoir compter sur ses amis, surtout quand ceux-ci sont riches et même très riches. A fortiori lorsque ce sont vos frères.
Prenez le cas du monde Juif, la diaspora a toujours soutenu Israël et ce dans tous les domaines. Je ne comprend donc pas comment le monde musulman peut laisser ses frères palestiniens dans le dénuement le plus complet.
[…]
Alors que les relations bilatérales entre la France et Israël sont au zénith, les relations entre les deux peuples se dégradent de jour en jour. Comment expliquer ce phénomène ?
Avant tout chose, il y a un problème de désinformation. Les agences de presse diffusent depuis des années l'information, reprise par tous les médias, visant à expliquer que les 'méchants Israéliens tapent sur les gentils Palestiniens'. Et lorsqu'un Palestinien se fait sauter dans un bus bondé d'enfants, le message diffusé est soit que c'était un fou soit une résultante de l'occupation israélienne. On en vient donc à parler d'auto-défense et non de terrorisme. Je crois qu'il faudrait être un peu plus objectif et raisonnable. Les Israéliens combattent le terrorisme et en général leur attaques sont dirigées contre des groupes armés et non contre la population civile [exactement comme les Américains en Irak, qui ne visent jamais aucun civil, n'est-ce pas]. Cela n'a rien à voir avec les attaques aveugles et lâches des terroristes Palestiniens. Cette vision de l'information est pour moi inadmissible [entièrement d'accord, à la différence qu'on ne parle pas de la même].
Ceci dit les choses sont en train de changer, en partie grâce à la pression des Juifs français. Certes, ils représentent une force économique importante et cela peut influer sur les décisions à haut niveau mais surtout, ils s'impliquent de plus en plus dans la vie du pays. Il est heureux de constater que nombre de Juifs français se présentent aux élections des conseils municipaux, des mairies et plus encore. Cela prouve leur attachement à la France et leur volonté de s'intégrer totalement dans le paysage politique ou économique du pays et c'est une très bonne chose. Je l'ai fait moi-même il y a quelques années et j'engage mes corrélégionaires à faire de même. C'est ainsi qu'ils pourront faire entendre leur voix et influencer la politique de l'Etat.
[…]
Quel est votre message pour les Israéliens et les autres peuples de la région ?
Un message d'espoir. Je peux vous dire que tous les Français, les Juifs de France et même [!!] les Musulmans de France attendent que la paix s'installe définitivement dans la région. Le jour où les Palestiniens vivront dans un pays prospère avec une économie florissante, il n'y aura plus de problèmes. Il faut les aider mais il faudra qu'ils s'aident eux-même aussi. [ça devient de plus en plus écoeurant à lire] Il faut construire sa paix, il faut construire son bonheur. La paix est un travail de tous les jours et je suis que l'on y arrivera parce qu'il y a une véritable volonté.
Voir également une petite "anecdote" intéressante à propos de M. Balkany.
Une cinquième recrue serait venue compléter le dispositif dans les années 1990 : Manuel Aeschlimann, député-maire d'Asnières (Hauts-de-Seine). Le cybercorbeau affirme que ce proche de Sarkozy est « chargé d'établir des contacts avec des responsables iraniens en France ». Une assertion d'autant plus perfide que sa ville d'Asnières accueille effectivement une forte communauté iranienne.
Aucune empreinte
Embarrassé, l'état-major policier d'alors a dû rapporter en haut lieu le contenu de ce courriel farfelu et la qualité de ses destinataires. Aussitôt, une enquête a été diligentée, confiée à la PJ. Les policiers ont découvert que le message est parti d'un cybercafé du Val-d'Oise.
Mais le corbeau a bien choisi le lieu de ses persiflages : dans ce commerce où l'anonymat est la règle, puisque la loi n'impose pas de présenter ses papiers pour accéder aux ordinateurs, il n'y avait pas de vidéosurveillance. Aucune empreinte, aucune trace d'ADN n'a pu être exploitée. L'expertise des machines n'a rien donné. Pas plus que l'analyse sémantique du texte.
Et l'enquête se poursuit à la demande du parquet. Au risque de donner à cette affaire une importance qu'elle ne méritait pas.
Note de FQ :
Manip, perfide, farfelu, persiflage, "qu'elle ne méritait pas", on peut voir toute l'impartialité dont font preuve nos journalistes lorsqu'il s'agit de Sarkozy. On ne se contente pas de rapporter les faits et d'attendre les conclusions de l'enquête, on y va de son petit commentaire indigné ! Ce qui devrait être un article neutre, objectif, se gardant de tout parti-pris, devient une discussion de café du commerce, et la propagande en faveur de notre "bien-aimé" président continue.
On peut aussi se demander pourquoi le Figaro mentionne cette affaire au risque de lui prêter "une importance qu'elle ne mérite pas". Une nouvelle façon de victimiser Sarkozy ?
En savoir plus (article trouvé en cherchant d'autres informations sur cette affaire)
21:06 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, mossad, balkany, lellouche, infiltration israel sionisme
17.10.2007
Baby First lobotomise votre enfant dès 6 mois.
Le site Web 20 minutes a publié un article relatif au lancement de la nouvelle chaine destinée aux enfants de 6 mois à 1 an.
Bientôt une réalité, le troublant générique des « Enfants de la télé » (TF1), dans lequel des marmots en couche-culotte s'agglutinent devant le poste avec voracité ? La chaîne Baby First, destinée aux bébés de 6 mois à 3 ans, commencera à émettre sur le canal 131 de CanalSat mardi prochain. Sharon Rechter, cofondatrice de la marque promettait hier au MipCom de Cannes que « Baby First aidera les jeunes parents à interagir avec leur enfant ». Mais franchement, la cathode n'est-elle pas nuisible pour les tout-petits ?
Avez vous bien lu la même chose que moi ? "Baby First aidera les jeunes parents à interagir avec leur enfant" le lien logique semble proche de la déclaration suivante : "couper les jambes d'un individu le fera courir plus vite"
Andrew Lobaczewsky a écrit au sujet de ce type de manipulation en page 43 de son ouvrage intitulé "Ponérologie Politique". Il s'agit de la pensée inversive : qui utilise certains termes en leur donnant une signification opposée ou déformée. Exemples: paix = apaisement; liberté = licence; initiative = arbitraire; traditionnel = démodé; rassemblement = bande; efficience = étroitesse d’esprit. Les mots “paix” et “apaisement” dénotent la même chose: une volonté de paix, mais ils ont des sens très différents qui donnent une indication de l’attitude de celui qui parle de cette volonté de paix.
Mais continuons avec cet articles qui n'a manifestement pas encore livré toutes ses pépites.
Baby First, label international qui a déjà essaimé dans 28 pays, dont la Grande-Bretagne sur BskyB, il y a six mois, a bien rodé ses réponses à ce problème éthique. A chaque lancement, elle s'entoure d'un comité d'experts de la petite enfance. En France, la caution vient du magazine PsychoEnfants. Baby First s'est dégoté aussi un alibi professionnel : cette fois, c'est Marc Teissier, l'ex-président de France Télévisions qui délivre le blanc-seing audiovisuel. Et puis, plastronne Sharon Rechter, « il n'y aura aucune publicité à l'antenne ». Les revenus seront générés par l'abonnement au pack famille de CanalSat et la vente de produits dérivés comme des DVD. Enfin, l'équipe de Baby First cite une étude américaine de mai dernier, selon laquelle « 90 % des bébés de 2 ans regardent régulièrement la télé », alors autant que les programmes soient adaptés.
Baby First semble avoir effectivement bien préparé son discours pour se donner un vernis éthique. Leur dernière phrase le prouve. Au niveau logique celle-ci est similaire à la déclaration suivante : "L'entreprise X se lance dans le business de la matraque de petite taille contre les enfants, en effet puisque plus d'un tiers des enfants sont victimes de maltraitance autant offrir des moyens adaptés pour les battre"
Vous remarquerez en outre que ce chiffre de 90% correspond à la population étasunienne et qu'il est transposé tel quel sur la population française qui a certainement des spécificités sociologiques fort différentes. Masi ces différences font elles sens aux yeux de Baby First ? Peut être que pour Baby First, étasunien ou français, l'enfant est le même, une entité programmable privilégiée, un consommateur en puissance.
20 minutes poursuit son article en ces termes :
Dommage que la chaîne n'ait pas la bonne foi de citer les conclusions de cette enquête scientifique tout à fait sérieuse de l'université Washington de Seattle : un lardon collé devant la télé avant 3 ans pourra plus tard avoir du mal à fixer son attention, se montrer agressif, voire connaître un développement cognitif anormal.
Oui c'est dommage que la chaine ait oublié ce passage. Mettons cela sur le dos d'une omission tout à fait involontaire. Pourquoi Baby First voudrait-elle cacher les propriétés lobotomisantes de son produit ? Peut être en raison des éléments suivants décrits par Andrew Lobaczewsky :
"Les gens qui n’ont plus d’hygiène psychologique ni la faculté de penser de manière adéquate perdent aussi leurs facultés critiques par rapport au discours et au comportement d’individus dont les processus de pensée anormaux ont été basés sur un substrat d’anomalies pathologiques héritées ou acquises. Les hypocrites ne font plus de distinction entre individus pathologiques et individus normaux, et s’exposent ainsi à la contamination par le rôle ponérologique de facteurs pathologiques. "
Pour terminer je voudrais partager avec vous cet extrait de l'ouvrage écrit par Laura Knight-Jadczyk et intitulé "9/11, The Ultimate Truth" (Ouvrage bientôt disponible en français). Ce passage vous offrira peut être une nouvelle perspective quant aux intérêts qu'ont nos dirigeants à mettre nos enfants devant un écran de télévision et ce dès le plus jeune âge :
"L’un des aspects les plus importants du conditionnement socioculturel concerne ce que l’on appelle l’ « imprinting ». Les êtres humains naissent avec certains comportements de base programmés dans leur ADN. Tout comme une fleur va suivre une certaine série d’étapes qui la mènera de la germination de la graine jusqu’à la production d’une fleur, de même les êtres humains développent certaines caractéristiques seulement à certains moments de leur processus de croissance. Nous n’avons aucune emprise sur ces mécanismes-là. Konrad Lorentz illustra ce principe avec ses célèbres canards.
Les canards (et les êtres humains) sont « programmés » pour accepter à une certaine période de leur vie une figure « maternelle ». Si cette figure maternelle n’est pas présente pendant cette période d’ « imprinting », tout objet ou être vivant qui est alors présent obtiendra « le statut de la mère » dans l’esprit du canard. C'est-à-dire que, lorsque l’objet approprié (ou inapproprié) est présenté au canard au bon moment de son développement, cet objet est étiqueté comme « mère » quelque part dans le cerveau du canard, et cette identité sera quasiment impossible à effacer.
Des expériences furent menées sur des canetons et celles-ci démontrèrent qu’il existe un âge critique, quelques heures après la naissance, au cours duquel les canetons sont plus susceptibles d’« obtenir et d’identifier » une mère. Des études similaires furent menées avec des singes. Ces études démontrèrent que si un singe n’a pas reçu les stimulations maternelles avant un certain nombre de semaines, il deviendra froid, apathique, et inamical envers sa propre progéniture. Un élément curieux concernant cette expérience avec les singes est que le sens du toucher était plus important que de donner à manger.
Une mère de substitution duveteuse mais sans lait était préférée à une mère de substitution faite de câbles métalliques et donnant du lait. Ceci démontre l’importance du besoin relatif au toucher et aux caresses. Cette expérience suggère également le mode opératoire de l’ « imprint maternel » - qui est sensoriel. Kinesthésique. Il est lié aux sensations de plaisir éprouvées par le corps - à la manière dont on est « touché ».
Ces expériences démontrèrent également qu’il existe chez les mammifères supérieurs une période critique au cours de laquelle a lieu l’ « imprint maternel ». Au cours d’une expérimentation, le chercheur ne s’attendait pas à l’arrivée d’un nouveau bébé singe et dû créer une « mère de substitution » dans l’urgence en utilisant une balle pour la tête. Cette « mère » fut donnée au bébé pendant que le chercheur fabriquait une nouvelle poupée avec un visage. Mais il était trop tard. Le bébé singe s’était déjà attaché à la mère sans visage et tourna le visage de la nouvelle poupée afin de le cacher. Une mère avec un visage était simplement inacceptable en raison de l’imprint qui avait déjà été réalisé.
Nous sommes tous programmés. Nos programmes sont gravés dans les circuits de nos cerveaux par ceux qui nous entourent au cours de nos années d’apprentissage, de la même manière que leur propres programmes furent enregistrés au cours de leurs années d’apprentissage, et ainsi de suite jusqu’à la nuit des temps. Chacun d’entre nous semble porter dans ses gènes, de profonds archétypes qui sont des sortes de bases de données qui n’attendent plus que quelqu’un y saisissent des informations.
Une chose est sure, c’est que cette base de données ne peut être alimentée que pendant un certain laps de temps, et toute donnée qui sera saisie pendant cette période conditionnera comment ultérieurement toute les autres données seront évaluées. Cela induira systématiquement la même réponse à tout ensemble de stimuli qui inclut une ou plusieurs des informations mémorisées dans la base de données. Tout ce qui ne se sera pas retrouvé dans cette base de données sera « abandonné ».
Si la base de données n’est pas utilisée et qu’aucune information n’est saisie pendant cette phase de « réceptivité », ou d’imprinting, cette capacité devient latente et s’amenuise."
10:45 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : imprintint, Lorenz, Laura Knight, 9/11, ponérologie, baby first, manipulation
15.10.2007
Hortefeux, karcher ethnique
La police fait peur.
Le problème, c’est qu’elle fait moins peur aux trafiquants de drogue et agresseurs de vieilles dames qu’aux hommes et femmes dont le seul crime est d’être sans papiers.
Dès son installation dans le ministère de « l’immigration et de l’identité nationale » , Hortefeux le dit : il " agira dans son ministère sans état d’âme, aucun »
Et de lancer la consigne : faire du chiffre, procéder en 2007 à 125 000 interpellations pour parvenir à 25 000 expulsions. Les préfets - docilité oblige - n’ont pas attendu longtemps pour mettre en application les consignes de Brice Hortefeux demandant des résultats. La course aux chiffres s’est brusquement accélérée au début du mois d’août quand « l’éloignement des étrangers en situation irrégulière » a été désigné comme un « objectif prioritaire de l’action gouvernementale ».
Les honteuses rafles au faciès (pudiquement couvertes du terme d’ « extranéité »), qui renvoient à des souvenirs non moins honteux, se multiplient : au domicile - à l’heure du laitier, on casse la porte, on menotte les parents devant les gamins traumatisés - au travail, devant les foyers d’hébergement, dans les gares, voire aux urgences des hôpitaux.
Les centres de rétention administrative - « ces horreurs de la République » comme les qualifiait le rapport Mermaz en 2001 - font le plein, les automutilations et tentatives de suicide y sont fréquentes. Les expulsions d’une grande brutalité, physique et psychologique, sont incessantes, des familles sont séparées.
L’été a été celui des défenestrations.
Début août, un Congolais saute par la fenêtre du deuxième étage de l’hôtel de police de Lyon. Mi-août, à Amiens, un enfant tchétchène de 12 ans, Ivan, saute par la fenêtre de pour fuir la police. Il est toujours en convalescence au CHU d’Amiens. Le 31 août, à Toulouse, Tarek, un Tunisien de 24 ans en situation irrégulière saute du quatrième étage. Le 12 septembre, c’est un jeune Tunisien qui passe par la fenêtre du quatrième étage à Péage-en-Roussillon, en Isère.
Le 20 septembre, Chunlan LIU, terrorisée en voyant arriver les policiers, se défenestre dans le Xe arrondissement de Paris. Elle meurt des suites de ses blessures vendredi 21septembre à l’hôpital Georges-Pompidou. L’issue fatale de ce drame est soigneusement cachée pendant plus de deux jours : le gouvernement se sentirait-il enfin responsable après cette cinquième défenestration ?... Le chiffre tue.
Les tribunaux sont engorgés... des policiers, des juges, des avocats dénoncent la pression instaurée par le ministère de l’immigration pour atteindre ses objectifs en matière d’expulsion.
Des fonctionnaires aussi, à quelque étape que ce soit de la machine à expulser, (tribunaux, préfecture, police...) expriment leur opposition au sale boulot qu’on leur fait faire : pour ces femmes et ces hommes, individuellement ou par la voix de leurs organisations syndicales, « faire leur métier, obéir aux ordres » pose aujourd’hui des problèmes de conscience.
Plusieurs syndicats d’Air France se sont insurgés contre l’utilisation des avions du groupe pour les expulsions, et, le 11 juillet, manifestaient avec les militants de RESF devant les portes de l’assemblée générale des actionnaires de l’entreprise.
Les inspecteurs du travail refusent d’être les supplétifs de la police et de dénoncer les travailleurs clandestins en même temps que leurs employeurs.
Aux préfets qui dénoncent les opérations de "parrainage" et diverses autres décisions de soutien en faveur d’étrangers en situation irrégulière, des maires annoncent dans une lettre ouverte au ministre de l’Immigration qu’ils continueront de protéger les étrangers sans papiers et ne céderont pas aux menaces de poursuites : "...Votre vision obsessionnelle du chiffre en matière de politique d’immigration est d’autant plus condamnable que ce sont des êtres humains qui sont en jeu...".
Malaise dans la policeSelon Francis Masanet, secrétaire général adjoint du syndicat de policiers UNSA, "le gouvernement, nous en sommes certains, prépare pour la rentrée des opérations spectaculaires, ciblées et ... médiatiques." ... "le climat dans lequel s’effectuent ces opérations finit par peser lourdement sur le moral des troupes... Les centres de rétention surchargés, dans lesquels se multiplient conflits et drames, l’intervention des associations, les difficultés liées a l’embarquement des récalcitrants ... tout cela suscite des doutes parmi les policiers sur le bien-fondé de ces méthodes...."
Selon Nicolas Comte, le secrétaire général du SGP-FO, "nous avons l’impression que notre mission s’apparente à un travail d’abattage.... Nous n’avons plus le temps de nous attaquer aux employeurs mafieux, aux réseaux... Il y a de plus en plus de tensions lors des interpellations. On est parfois, c’est vrai, à la limite des règles de procédure [...] Et pourquoi cet objectif de 25 000 expulsions ? [...] Le malaise des policiers face à ces objectifs chiffrés se ressent à tous les niveaux.
Les collègues en parlent beaucoup. On a l’impression de travailler dans le vide, de ne pas donner une bonne image de la police. Ce n’est jamais drôle d’interpeller quelqu’un chez lui à six heures du matin. Mais quand il s’agit d’étrangers au milieu de leurs enfants, dont le seul délit est de demeurer dans l’illégalité pour faire vivre leur famille, c’est très difficile."
Aujourd’hui, renforcées par la multiplication des situations dramatiques, notre détermination, au sein de RESF, reste entière.Les citoyens, révoltés par la chasse aux sans papiers, sont de plus en plus nombreux à chercher à les protéger. Quand les lois sont illégitimes, le devoir de désobéissance s’impose : 132 000 personnes ont signé la pétition "Nous les prenons sous notre protection" dans laquelle les signataires affirment "Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom.
Chacun avec les moyens qui sont les nôtres, nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre protection. S’ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et les nourrirons ; nous ne les dénoncerons pas à la police."
Depuis des années, au plus haut degré de l’Etat, les autorités ont réinstallé l’émigré (pauvre et extracommunautaire) en position de bouc émissaire : négation du droit de vivre en famille, tests médicaux détournés à l’usage exclusif des migrants (ADN, examens osseux...), fichiers classant les personnes selon l’origine ethnique, droit d’asile laminé, quotas d’expulsion... Ces pratiques faites « au nom du peuple français sont indignes ».
Prétendant résoudre le soit-disant « problème de l’immigration », cette politique n’a pour résultat que de répandre la terreur chez les migrants, de les pousser à des actes désespérés et de susciter la consternation et la honte dans la population.
Tragiques conséquences de cette politique : Ivan est toujours dans un état très grave, Chulan Zhang Liu est morte. C’est une injustice fondamentale.
10:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hortefeux, sans-papier, émigration, xénophobie, fascisme, sarkozy, défenestration
11.10.2007
Strauss Kahn et l'infâme FMI
A la fin de la deuxième guerre mondiale, le 22 juillet 1944, les accords de Bretton Woods donnaient naissance aux deux piliers du nouvel ordre économique mondial : Le FMI (Fond Monétaire International) et la Banque Mondiale.
Les seuls décideurs présents au cours de ces accords qui allaient pourtant décider de la destinée de toutes les nations étaient les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale bien alignés derrière leur champion d'alors : les Etats Unis.
Les accords de Bretton Woods actèrent une doctrine économico financière particulièrement injuste :
* primauté du dollar sur toutes les autres monnaies (bien que le dollar ne soit plus indexé à aucune valeur tangible)
* hégémonie de la doctrine capitaliste sur tous les autres sytèmes (destruction des économies publiques, mise en place systématique du "libre-échange",...)
* "aide" apportée aux nations émergentes (développement économique risquant de faire de l'ombre aux pays riches, prise de contrôle de ressources stratégiques,...)
Désormais munis de ces armes de destruction massives, les Etats-Unis suivis de leurs laquais occidentaux étaient prêts à prendre le contrôle des ressources, de la main d'oeuvre et des marchés de la planète entière de l'Argentine à la Corée en passant par le Brésil, Taïwan ou le Mexique.Ainsi, depuis des années, au nom de l'aide aux pays émergents et de la solidarité internationale le même scénario de destruction méthodique de ces nations se répète encore et encore. En voici les grandes étapes :
1/ Le monde bancaire (avec l'assentiment du FMI et de la BM) prêtent des sommes colossales à des pays dirigés par des gouvernements suffisamment corrompus / serviles / incompétents.
2/ Les politiciens verreux peuvent ainsi s'enrichir rapidement et entretenir l'illusion d'une amélioration de la situation économique de leur pays.
3/ L'endemment atteint des niveaux records jusqu'à ce que le pays ciblé ne soit plus en mesure de payer
ses dettes et plonge dans une profonde crise économico financière : l'essentiel du PNB est affecté au remboursement de la dette, la valeur de la monnaie locale chute inexorablement, l'inflation explose, le pouvoir d'achat des citoyens s'écroule. L'outil de production est au point mort, les importations sont inabrodables, les magasins sont vides.
4/ Face à une telle misère et à une telle injustice la colère du peuple monte et aboutit inévitablement à une révolte (notez bien que ces révoltes sont parfaitement prévues par les dirigeants du FMI et de la BM).
5/ Alors le FMI arrive sur son cheval blanc et propose de sauver la nation en péril. Ce qui sera imposé à la nation mise en faillite sera un pacte faustien où la nation "aidée" acceptera en échange d'un emménagement de sa dette de vender ses biens : privatiser l'intégralité de son économie créant ainsi un nouvel eldorado (main d'oeuvre bon marché car désespérée, ressources naturelles, nouveaux clients, infrastructures publiques,... ) pour les multinationales.
A la tête de cette hydre économique, Dominique Strauss Kahn a été nominé le 28 septembre 2007 . Lorsque l'on se penche sur le parcours de Strauss Kahn quelques faits marquants apparaissent :
* Malgré son appartenance auto-proclamé à la gauche, il est le ministre de l'économie qui a son époque a mené le plus de privatisations (France Télécom, EADS, Thomson, Renault, Air France,...)
* Strauss Kahn rejoint la multitude de sionistes déclarés gravitant autour de Nicolas Sarkozy dont Arno Klarsfelf, Jacques Attali ou Bernard Kouchner (voir articles dédiés rédigés par Pouvoir et Psychopathie).
En fait, Dominique Strauss-Kahn semble fier de ses tendances sionistes. Il a déclaré dans un entretien à Passages en 1991 :"Je considère que tout Juif dans la diaspora, et donc c'est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C'est pour ça d'ailleurs qu'il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. Tout le monde ne pense pas la même chose dans la Communauté juive, mais je crois que c'est nécessaire. Car, on ne peut pas à la fois se plaindre qu'un pays comme la France, par exemple, ait dans le passé et peut-être encore aujourd'hui, une politique par trop pro-arabe et ne pas essayer de l'infléchir par des individus qui pensent différemment en leur permettant de prendre le plus grand nombre de responsabilités. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l'ensemble de mes actions, j'essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d'Israël." .
Et il a confié à Tribune Juive :« Se lever chaque matin en se demandant comment il pourra être utile à Israël ».
* Pour couronner le tout, Dominique Strauss-Kahn sera sans nul doute le bon laquais des faucons étasuniens en général et de Condoleeza Rice en particulier. Les liens entre DSK et les néoconservateurs étasuniens sont tellement nombreux qu'il faudrait leur dédier un article, c'est ce qu'a fait le réseau Voltaire ici.
En résumé Domnique Strauss Kahn, sioniste patenté, soutenu par la droite étasunienne se retrouve à la tête du FMI, instrument financier ayant déjà détruit tant de nations émergentes.
Espérons que Dominique Strauss Kahn n'essayera pas d'"aider" les voisins d'Israël. Mais au vu des visée hégémoniste du sionisme, peut être que DSK s'apprète à orchestrer une crise financière bien plus globale ?
21:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Dominique Strauss Kahn, FMI, Sarkozy, sionisme, corée, taiwan, condoleeza Rice
03.10.2007
La liberté de la presse selon Sarkozy.
Dans une conférence de presse commune, les six syndicats français de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT, SJ-CFTC, SPC-CFE-CGC, SJ-FO) ont dénoncé les menaces qui pèsent sur l'indépendance des journalistes et le pluralisme de la presse. Selon David Larbre (SNJ, majoritaire), la situation n'a jamais été aussi grave depuis la Seconde Guerre mondiale.
Les journalistes ont énuméré une longue liste d'exemple mettant en évidence trois tendances :
censure des articles jugés défavorables par le président Nicolas Sarkozy (ainsi l'interdiction de publication d'un article sur Cécilia Sarkozy par la direction du Journal du Dimanche ou d'un sondage sur Nicolas Sarkozy par la direction de La Tribune) ;
tentatives judiciaires de rompre le secret des sources (avec notamment la perquisition au siège du Canard enchaîné à la demande des avocats du président de la République) ;
main-mise de Nicolas Sarkozy et des grands industriels qui lui sont liés sur les principaux organes de presse (allant jusqu'à la nomination du directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy à la direction de la principale chaîne de télévision, TF1).
Les journalistes sont d'autant plus vulnérables à ces pressions que la moitié d'entre eux sont soit au chômage, soit employés avec des contrats précaires.
Interpellée par l'intersyndicale, le « ministre de l'Information », Christine Albanel, a refusé de recevoir les représentants de la profession.
14:09 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : censure, journalisme, liberté de la presse, Sarkozy, Larbre, Albanel


