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17.10.2007
Baby First lobotomise votre enfant dès 6 mois.
Le site Web 20 minutes a publié un article relatif au lancement de la nouvelle chaine destinée aux enfants de 6 mois à 1 an.
Bientôt une réalité, le troublant générique des « Enfants de la télé » (TF1), dans lequel des marmots en couche-culotte s'agglutinent devant le poste avec voracité ? La chaîne Baby First, destinée aux bébés de 6 mois à 3 ans, commencera à émettre sur le canal 131 de CanalSat mardi prochain. Sharon Rechter, cofondatrice de la marque promettait hier au MipCom de Cannes que « Baby First aidera les jeunes parents à interagir avec leur enfant ». Mais franchement, la cathode n'est-elle pas nuisible pour les tout-petits ?
Avez vous bien lu la même chose que moi ? "Baby First aidera les jeunes parents à interagir avec leur enfant" le lien logique semble proche de la déclaration suivante : "couper les jambes d'un individu le fera courir plus vite"
Andrew Lobaczewsky a écrit au sujet de ce type de manipulation en page 43 de son ouvrage intitulé "Ponérologie Politique". Il s'agit de la pensée inversive : qui utilise certains termes en leur donnant une signification opposée ou déformée. Exemples: paix = apaisement; liberté = licence; initiative = arbitraire; traditionnel = démodé; rassemblement = bande; efficience = étroitesse d’esprit. Les mots “paix” et “apaisement” dénotent la même chose: une volonté de paix, mais ils ont des sens très différents qui donnent une indication de l’attitude de celui qui parle de cette volonté de paix.
Mais continuons avec cet articles qui n'a manifestement pas encore livré toutes ses pépites.
Baby First, label international qui a déjà essaimé dans 28 pays, dont la Grande-Bretagne sur BskyB, il y a six mois, a bien rodé ses réponses à ce problème éthique. A chaque lancement, elle s'entoure d'un comité d'experts de la petite enfance. En France, la caution vient du magazine PsychoEnfants. Baby First s'est dégoté aussi un alibi professionnel : cette fois, c'est Marc Teissier, l'ex-président de France Télévisions qui délivre le blanc-seing audiovisuel. Et puis, plastronne Sharon Rechter, « il n'y aura aucune publicité à l'antenne ». Les revenus seront générés par l'abonnement au pack famille de CanalSat et la vente de produits dérivés comme des DVD. Enfin, l'équipe de Baby First cite une étude américaine de mai dernier, selon laquelle « 90 % des bébés de 2 ans regardent régulièrement la télé », alors autant que les programmes soient adaptés.
Baby First semble avoir effectivement bien préparé son discours pour se donner un vernis éthique. Leur dernière phrase le prouve. Au niveau logique celle-ci est similaire à la déclaration suivante : "L'entreprise X se lance dans le business de la matraque de petite taille contre les enfants, en effet puisque plus d'un tiers des enfants sont victimes de maltraitance autant offrir des moyens adaptés pour les battre"
Vous remarquerez en outre que ce chiffre de 90% correspond à la population étasunienne et qu'il est transposé tel quel sur la population française qui a certainement des spécificités sociologiques fort différentes. Masi ces différences font elles sens aux yeux de Baby First ? Peut être que pour Baby First, étasunien ou français, l'enfant est le même, une entité programmable privilégiée, un consommateur en puissance.
20 minutes poursuit son article en ces termes :
Dommage que la chaîne n'ait pas la bonne foi de citer les conclusions de cette enquête scientifique tout à fait sérieuse de l'université Washington de Seattle : un lardon collé devant la télé avant 3 ans pourra plus tard avoir du mal à fixer son attention, se montrer agressif, voire connaître un développement cognitif anormal.
Oui c'est dommage que la chaine ait oublié ce passage. Mettons cela sur le dos d'une omission tout à fait involontaire. Pourquoi Baby First voudrait-elle cacher les propriétés lobotomisantes de son produit ? Peut être en raison des éléments suivants décrits par Andrew Lobaczewsky :
"Les gens qui n’ont plus d’hygiène psychologique ni la faculté de penser de manière adéquate perdent aussi leurs facultés critiques par rapport au discours et au comportement d’individus dont les processus de pensée anormaux ont été basés sur un substrat d’anomalies pathologiques héritées ou acquises. Les hypocrites ne font plus de distinction entre individus pathologiques et individus normaux, et s’exposent ainsi à la contamination par le rôle ponérologique de facteurs pathologiques. "
Pour terminer je voudrais partager avec vous cet extrait de l'ouvrage écrit par Laura Knight-Jadczyk et intitulé "9/11, The Ultimate Truth" (Ouvrage bientôt disponible en français). Ce passage vous offrira peut être une nouvelle perspective quant aux intérêts qu'ont nos dirigeants à mettre nos enfants devant un écran de télévision et ce dès le plus jeune âge :
"L’un des aspects les plus importants du conditionnement socioculturel concerne ce que l’on appelle l’ « imprinting ». Les êtres humains naissent avec certains comportements de base programmés dans leur ADN. Tout comme une fleur va suivre une certaine série d’étapes qui la mènera de la germination de la graine jusqu’à la production d’une fleur, de même les êtres humains développent certaines caractéristiques seulement à certains moments de leur processus de croissance. Nous n’avons aucune emprise sur ces mécanismes-là. Konrad Lorentz illustra ce principe avec ses célèbres canards.
Les canards (et les êtres humains) sont « programmés » pour accepter à une certaine période de leur vie une figure « maternelle ». Si cette figure maternelle n’est pas présente pendant cette période d’ « imprinting », tout objet ou être vivant qui est alors présent obtiendra « le statut de la mère » dans l’esprit du canard. C'est-à-dire que, lorsque l’objet approprié (ou inapproprié) est présenté au canard au bon moment de son développement, cet objet est étiqueté comme « mère » quelque part dans le cerveau du canard, et cette identité sera quasiment impossible à effacer.
Des expériences furent menées sur des canetons et celles-ci démontrèrent qu’il existe un âge critique, quelques heures après la naissance, au cours duquel les canetons sont plus susceptibles d’« obtenir et d’identifier » une mère. Des études similaires furent menées avec des singes. Ces études démontrèrent que si un singe n’a pas reçu les stimulations maternelles avant un certain nombre de semaines, il deviendra froid, apathique, et inamical envers sa propre progéniture. Un élément curieux concernant cette expérience avec les singes est que le sens du toucher était plus important que de donner à manger.
Une mère de substitution duveteuse mais sans lait était préférée à une mère de substitution faite de câbles métalliques et donnant du lait. Ceci démontre l’importance du besoin relatif au toucher et aux caresses. Cette expérience suggère également le mode opératoire de l’ « imprint maternel » - qui est sensoriel. Kinesthésique. Il est lié aux sensations de plaisir éprouvées par le corps - à la manière dont on est « touché ».
Ces expériences démontrèrent également qu’il existe chez les mammifères supérieurs une période critique au cours de laquelle a lieu l’ « imprint maternel ». Au cours d’une expérimentation, le chercheur ne s’attendait pas à l’arrivée d’un nouveau bébé singe et dû créer une « mère de substitution » dans l’urgence en utilisant une balle pour la tête. Cette « mère » fut donnée au bébé pendant que le chercheur fabriquait une nouvelle poupée avec un visage. Mais il était trop tard. Le bébé singe s’était déjà attaché à la mère sans visage et tourna le visage de la nouvelle poupée afin de le cacher. Une mère avec un visage était simplement inacceptable en raison de l’imprint qui avait déjà été réalisé.
Nous sommes tous programmés. Nos programmes sont gravés dans les circuits de nos cerveaux par ceux qui nous entourent au cours de nos années d’apprentissage, de la même manière que leur propres programmes furent enregistrés au cours de leurs années d’apprentissage, et ainsi de suite jusqu’à la nuit des temps. Chacun d’entre nous semble porter dans ses gènes, de profonds archétypes qui sont des sortes de bases de données qui n’attendent plus que quelqu’un y saisissent des informations.
Une chose est sure, c’est que cette base de données ne peut être alimentée que pendant un certain laps de temps, et toute donnée qui sera saisie pendant cette période conditionnera comment ultérieurement toute les autres données seront évaluées. Cela induira systématiquement la même réponse à tout ensemble de stimuli qui inclut une ou plusieurs des informations mémorisées dans la base de données. Tout ce qui ne se sera pas retrouvé dans cette base de données sera « abandonné ».
Si la base de données n’est pas utilisée et qu’aucune information n’est saisie pendant cette phase de « réceptivité », ou d’imprinting, cette capacité devient latente et s’amenuise."
10:45 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : imprintint, Lorenz, Laura Knight, 9/11, ponérologie, baby first, manipulation



Commentaires
des specialistes :
http://www.babyfirsttv.com/content.asp?xml_id=1718
Ecrit par : george | 24.10.2007
D'autres spécialistes lancent un appel contre la fabrique des bébés téléphages http://www.squiggle.be/appel
Ecrit par : georges2 | 27.10.2007
Georges,
Merci pour ces liens tout deux fort instructifs et permettant de comprendre plus en détail la triste histoire de babyfirst.
Ecrit par : Matus | 27.10.2007
Les commentaires sont fermés.