01.10.2007

La Tribune et le sens de l'euphémisme

6630197438624f4fe4ae4f4a7b519bc2.gifFaillite de la banque américaine sur Internet NetBank

Le petit établissement a été fermé vendredi par les autorités américaines. Il rouvrira lundi après que l'essentiel de ses activités aient été reprises par le groupe néerlandais ING.

Note de P&P : Ce que La Tribune qualifie de petit établissement est une des plus grandes banques sur Internet comptant plus de 286000 clients et dont les actifs s'élevaient au 30 juin à 2,5 milliards de dollars et dont les dépôts dépassaient les 2,3 milliards de dollars.

 

Les autorités américaines ont procédé vendredi à la fermeture de la banque sur Internet NetBank. Victime d'un excès de mauvais crédits ainsi que d'une gestion hasardeuse, la banque rouvrira ses portes après avoir été reprise par le groupe néerlandais ING

Note de P&P : Ce que la Tribune ne précise pas ici c'est qu'initialement Netbank ne devait pas être rachetée mais comme les 1500 clients ayant épargné plus de 100000 dollars chacun n'allaient pas être remboursé et que cela risquait de créer un vent de panique chez les épargnants, ING a finalement racheté Netbank et surtout ses dettes.

 

Après l'effondrement de la banque britannique Northern Rock, à la mi-septembre, c'est cette fois aux Etats-Unis qu'un établissement bancaire plonge dans la crise, au point de devoir fermer ses portes. Il est vrai que les deux affaires sont bien différentes: Northern Rock a été clairement victime du manque de liquidité né de la crise du subprime - les crédits immobiliers à risque - aux Etats-Unis, alors que dans le cas de NetBank, il s'agit avant tout, semble-t-il, de mauvaise gestion sur la durée. 

Note de P&P : Ou sont les preuves permettant d'affirmer que cette faillite n'est pas due à la crise des crédits immobiliersà risque ? Les défauts de remboursement de prêts immobiliers ont explosé, Netbank a des activités dans ce domaine, et sa faillite n'aurait rien à voir avec ladite crise ?Il est intéressant de constater que Netbank s'est débarassée d'une partie de ses prêts immobiliers à risque en les vendant à Everbank en septembre 2006 pour une somme de 700 millions de dollars.

 

Toujours est-il que cette banque 100% Internet, qui détient 4,8 milliards de dollars de dépôts, a dû être fermée autoritairement vendredi dernier par les autorités de tutelle, après avoir subi de lourdes pertes en 2006 suite à une accumulation de mauvais crédits.

Note de P&P : Et comme par hasard c'est en 2006 que la crise des prêts immobiliers à risque a commencé

 

Les clients de l'établissement devaient malgré tout pouvoir continuer à utiliser leurs cartes de crédit pendant le week-end...La fermeture ne doit en tout cas être que très provisoire: l'établissement devrait rouvrir ses portes dès lundi, après avoir été repris par le groupe néerlandais ING. Ce dernier compte ainsi ajouter 110.000 clients aux six millions dont dispose déjà sa filiale américaine ING Bank. C'est la première fois qu'une banque sur Internet fait faillite depuis la fermeture de NextBank en 2002.

 Note de P&P : Ici ce que La Tribune omet de souligner c'est qu'il s'agit de la faillite bancaire la plus importante depuis plus de 14 ans et la fermeture en juin 1993 de Western Federal Savings and Loan Association

 

Les autorités américaines font valoir le fait que le système d'assurance des dépôts est très solide: l'affaire NetBank ne représentera qu'une infime fraction du fonds de garantie des banques. 

Note de P&P : Ce qu'omet ici La Tribune c'est qu'en fait seulement une partie seulement des clients de Netbank sont couverts par la FDIC car le montant des dépôts garantis par la FDIC est dépassé de 109 millions de dollars. Donc seulement les clients ayant déposé moins de 100000 dollars sont assurés.

 

Retrouvez l'article original sur le site de La Tribune

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