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30.09.2007
Pour le « New York Times, un Israélien vaut 30 Libanais

Récemment quand Human Rights Watch a publié deux rapports d’enquête sur la guerre d’Israël contre le Liban, à l’été 2006, le New York Times a rendu compte en détail de celui qui détaillait les crimes de guerre commis par le Hezbollah, tout en faisant l’impasse sur l’autre rapport, qui détaillait les crimes de guerre commis par Israël.
Il est rare d’avoir l’occasion de tester aussi clairement l’intégrité journalistique d’un journal qui se veut « de référence ». L’organisation de défense de droits de l’homme a mené deux enquêtes sur les attaques commises par le Hezbollah et sur celles commises par Israël, accusant chaque camp d’avoir violé le droit international en ciblant de manière délibérée la population civile. Quand le premier rapport est paru, le New York Times lui a consacré un article de 800 mots, le 31 août 2007, sous le titre « Un groupe de défense des droits de l’homme accuse le Hezbollah d’avoir ciblé de manière délibérée des civils lors de la guerre avec Israël », accompagné d’une photo de civils israéliens vivant sous la menace des roquettes du Hezbollah.
Mais quand Human Rights Watch a publié son rapport accusant Israël, l’intérêt du journal a considérablement décru. Il s’est contenté de reproduire une brève six fois plus courte, de l’Associated Press (9/7/07), sans photo, et intitulée : « Israël est critiqué pour les morts au Liban ».
D’un point de vue de l’intérêt journalistique, rien ne justifiait ce traitement de l’information. Les accusations contre le Hezbollah formulées par Human Rights Watch n’avaient rien de neuf, elles avaient été énoncées par toute la presse lors de la guerre de 2006 Par contre le rapport consacré à Israël apportait de nouvelles informations au débat —notamment en invalidant un des principaux arguments des supporters d’Israël affirmant que les morts civils au Liban sont avant tout la faute du Hezbollah qui s’en est servi comme d’un bouclier pour lancer ses attaques et implantait ses bases de lancement de roquettes dans des zones densément peuplées. L’enquête sur le terrain menée par Human Rights Watch n’a pas permis de prouver cette affirmation, comme le directeur de Human Rights Watch l’a encore confirmé au micro de Democracy Now ! (9/6/07), « L’accusation formulée par le gouvernement israélien comme quoi le nombre important de morts civiles au Liban est du au fait que le Hezbollah se servait de la population comme d’un bouclier s’est avérée totalement fausse ».
Le New York Times fait également totalement silence sur la disproportion des victimes des deux côtés. Selon Human Rights Watch les attaques israéliennes ont causé la mort d’environ 900 civils libanais (sur environ 1 200 victimes libanaises de cette guerre), tandis que les attaques du Hezbollah ont causé la mort de 43 civils israéliens et 80 soldats israéliens. Au vu de ce traitement journalistique il est difficile de ne pas se demander si, pour le New York Times, les vies libanaises valent 30 fois moins que les vies israéliennes.
Ce n’est pas la première fois que le New York Times apporte son soutien à la stratégie militaire israélienne au Liban. L’an dernier déjà le quotidien avait fait sa une avec un rapport d’un groupe de recherche militaire israélien qui justifiait les bombardement israéliens de zones civiles. Le New York Times écrivait alors que les attaques contre les civils libanais étaient justifiées étant donné que « le Hezbollah tire ses roquettes depuis des zones civiles —ce qui constitue déjà un crime de guerre— et transforme donc ces zones civiles en cibles légitimes ».
L’enquête menée au Liban par Human Rights Watch contredit directement cet argument. Considérant l’intérêt du New York Times pour les crimes de guerre commis par le Hezbollah, il est révélateur que ce journal « objectif » ait choisi de faire l’impasse sur les conclusions de cette enquête.
Article issue du site Web du Réseau Voltaire.
19:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Israel, Liban, Hezbollah, New York Times, civils, propagande, mensonge
Terrorisme : la preuve bidon de la presse allemande

La presse allemande publie une note griffonnée en arabe et raturée qui a été retrouvée à côté de l’une des deux bombes trouvées en juillet dans un train allemand. Elle souligne que, selon la police, cette bombe était destinée à tuer des centaines de personnes. Il va sans dire que ce bout de papier suffit à conclure que le projet d’attentat était le fait « des musulmans ».
Cependant, les journalistes allemands sont autant aveuglés par leurs préjugés que leurs collègues occidentaux. Ils n’ont pas pensé utile de se faire traduire la dite note. Ils auraient découverts qu’il ne s’agit pas d’une revendication politique déposée intentionnellement, mais d’une liste de courses (olives, fromage blanc…) abandonnée par un voyageur après avoir biffé les produits achetés.
Article publié par le Réseau Voltaire.
19:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : terrorisme, allemagne, manipulation, musulman
28.09.2007
Théorie du complot ?
Merci à Jean Pierre Petit pour cette illustration. N'hésitez pas à visiter son excellent site, une mine d'informations relatives aux technologies, sciences, OVNIs, programmes militaires,...
01:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cochons, complot, jean pierre petit
27.09.2007
Des missiles nucléaires destinés à qui ?
6 septembre 2007 - Contreinfo
Un bombardier B-52 a survolé les USA en transportant six missiles de croisière armés de têtes nucléaires. S’agit-il d’une erreur ou d’un préparatif d’une attaque de l’Iran révélé par une fuite intempestive ?
Le 30 août, un B-52 parti de la base Minot, dans le Dakota, a traversé le ciel américain avant de se poser à Barksdale en Louisiane. Il emportait six missiles de croisières de type AGM-129, équipés de têtes nucléaires.
C’est le journal Military Times qui a révélé l’information, transmise par trois officiers qui ont demandé à garder l’anonymat.
Le Military Times indique que les missiles transportés faisaient partie d’un lot de 400 « Advanced Cruise Missile » destinés au « décommissionnement » c’est-à-dire, selon le jargon en usage au Pentagone, devant être retirés des arsenaux.
Les missiles étaient montés sur leurs supports sous les ailes des B-52, mais n’auraient pas du emporter leurs têtes nucléaires. En cas d’accident, si aucune explosion n’est à craindre, les matières radioactives pourraient cependant être dispersées dans la nature.
Les têtes nucléaires W-80 qui les équipent ont une puissance allant de 5 à 150 kilotonnes.
Cette erreur a provoqué un certain émoi et les responsables de la base de Barksdale ont entamé une enquête. Plusieurs aviateurs se sont vus retirer leurs certifications pour ce type d’armes.
La version officielle décrit donc une grosse bévue - sans conséquences - sur un type d’arme en voie de démantèlement. Est-ce bien le cas ?
Des missiles obsolètes ?
Le Military Times indique que ces armes sont en cours de « décommissionnement. » Ce n’est pas exactement l’impression que l’on retire à la lecture des documents de l’Air Force.
Les « Advanced Cruise Missile » sont décrits ainsi par l’US Air Force dans sa programmation budgétaire pour l’année 2007.
AGM-129, The Advanced Cruise Missile (ACM), is a low-observable air-launched, strategic missile with significant improvements over the Air Launched Cruise Missile B version (ALCM-B) in range, accuracy, and survivability. Armed with a W-80 warhead, it is designed to evade air and ground-based defenses in order to strike heavily defended, hardened targets at any location within any enemy’s territory. The ACM is designed for B-52H external carriage and there are currently 398
L’AGM-129, le « Missile de Croisiére Amélioré, » tiré depuis un avion, est un missile stratégique qui est peu détectable et présente (...) des améliorations significatives en rayon d’action, précision, et survivabilité. Armé d’une tête W-80 il est destiné à échapper aux défenses terrestres et aériennes afin de frapper des cibles fortement défendues, durcies, situées à n’importe quel endroit du territoire ennemi. L’ACM est destiné a être emporté sous les ailes des B52-H . Il en existe aujourd’hui 398.
ACM in the inventory. The ACM fleet design service life expires between the years 2003 and 2008. A Service Life Extension Plan (SLEP) was developed to meet an AF Long Range Plan requirement to extend ACM Service Life to FY30. The results of Service Life Extension Program (SLEP) studies will identify system components that cannot be sustained beyond the standard service life. The current system is experiencing obsolescence of parts/components. Missile support equipment and components are becoming non-supportable. Service Life Extension of this critical weapon is essential to meet ACC and STRATCOM SIOP commitments.
Le stock d’ACM. La durée de vie planifiée pour la flotte des ACM expire entre 2003 et 2008. Un programme d’extension de durée de vie a été développé pour répondre aux besoins à long terme de l’Air Force afin d’étendre leur durée de service jusqu’en 2030. (...)
Le même document fournit un tableau décrivant l’avancement prévu pour le programme d’extension de la durée de service.
La Federation of American Scientist, une association de scientifiques surveillant les programmes militaires US, indique qu’un programme de démantèlement est pourtant en cours.
Selon Hans Kristensen, 400 missiles déployés sur les bases de Minot et Barksdale, seraient effectivement en cours de désarmement, après une décision de l’Air Force de retirer de l’arsenal une partie de ces armes qui viennent d’êtres rénovées .
Un transport normal ?
Larry C. Johnson est un ancien membre de la CIA qui a occupé le poste de directeur adjoint au Bureau du Contre-Terrorisme du Département d’Etat. Voici ce qu’il écrit
« J’ai appelé un vieil ami, ancien pilote de B-52 pour avoir son avis. Mon ami (...) m’a rappelé que les seules circonstances dans lesquelles on monte des armes sur un avion sont celles des alertes ou des transports en direction d’un site spécifique.
Puis il m’a dit quelque chose que je n’avais jamais entendu auparavant.
La base de Barksdale est utilisée comme point de départ pour les opérations au Moyen-Orient. Pourquoi diable voudrions nous des missiles de croisière nucléaires à Barksdale ? Je ne peux imaginer que nous en ayons besoin en Irak. Pourquoi voudrions nous pré-positionner des armes nucléaires sur une base conduisant des opérations au Moyen-Orient ?
Sa dernière observation est celle-ci : quelqu’un dans la base est évidemment à l’origine de la fuite de l’information selon laquelle les B-52 transportaient des têtes nucléaires. Un B-52 atterrissant à Baksdale est un non-évènement. Un B-52 atterrissant avec des armes nucléaires, c’est autre chose. (...)
Que se passe-t-il donc ? Est-ce que quelqu’un à Barksdale tente d’avertir par la bande que l’administration Bush prépare une attaque nucléaire sur l’Iran. Je ne sais pas, mais c’est une question qui mérite d’être posée. »
La Fédération of American Scientist donne des précisions sur le mode de transport habituel des missiles, qui rendent encore plus inquiètant l’incident de Barksdale.
En effet, depuis un accident survenu à Thulé au Groenland le 21 janvier 1968, plus aucune bombe nucléaire n’a été emportée en vol par un bombardier. Depuis cette date, les bombardiers stratégiques porteurs d’ogives nucléaires restaient en alerte au sol en bout de piste.
D’autre part, les transports de bombes nucléaires sont normalement effectués par des avions cargos C-17.
Hans Kristensen décrit les procédures extrêmement rigoureuses qui accompagnent les mouvements de ces armes, et précise que la décision d’armer un bombardier dépasse selon ces règles le niveau de compétence attribué à un commandant de base aérienne.
Un « Blitz » de trois jours
Il convient d’être prudent, de ne pas tirer de conclusions hâtives. Ce vol armé pourrait n’être effectivement que la énième bourde du gigantesque système bureaucratique qu’est devenu l’armée américaine.
Pourtant, cette mission effectuée en contravention avec toutes les règles en vigueur depuis des dizaines d’années dans le domaine extrêmement sensible du nucléaire, rend cette hypothèse difficilement vraisemblable.
Depuis plusieurs mois, la forme que prendrait une attaque américaine sur l’Iran est connue. Si elle est lancée, cette opération serait un « blitz » durant lequel seraient tirés des centaines de missiles de croisières, larguées des milliers de bombes sur plus d’un millier de cibles, allant largement au-delà des seules installations nucléaires iraniennes. Une attaque viserait à écraser toutes les capacités militaires de riposte, que ce soit sur Israël, sur les troupes américaines en Irak, ou sur le trafic maritime du détroit d’Ormuz.
L’usage d’armes nucléaires tactiques a été plusieurs fois évoquée par les planificateurs américains. Les installations nucléaires de Natanz, enterrées et protégées par une dalle en béton, défendues par des batteries anti-aériennes relèvent typiquement du programme d’emploi des AGM-129.
Certes, préparation ne signifie pas mise en œuvre. L’armée a pour mission de mettre au point des plans d’interventions parant à toute éventualité, et doit se tenir prête à intervenir en cas de décision des politiques.
Mais les plans d’attaques de l’Iran ne relèvent plus désormais de l’exercice d’école. Aussi longtemps que Bush et Cheney resteront aux commandes, le risque du déclenchement de la guerre n’est pas écarté, et le Stratégic Air Command se doit d’agir en conséquence.
Le vol - hautement inhabituel - d’un B-52 armé d’AGM-129 entre les bases de Minot et Barksdale ajoute une dimension terrifiante à cette hypothèse : celle du nucléaire.
Contre Info, avec military Times, Global Security, Larry Johnson, Fédération of American Scientist.
23:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AGM-129, B52, missile nucléaire, iran, attaque, blitz, bush
L’obligation vaccinale est-elle encore justifiée ?
Voici une synthèse de l'enquête menée par Agoravox, commencée en juin, telle qu’elle résulte de l’analyse des commentaires des internautes et des vérifications et compléments apportés ensuite. L’enquête est téléchargeable au format PDF en fin d’article.
L’enquête a révélé l’extrême complexité du dossier ainsi qu’une très vive opposition entre les partisans et les opposants, non pas à la vaccination (ceux-là sont rares), mais à la politique vaccinale de la France. Après plus de trois mois d’analyses, de recoupements, de vérifications, d’interviews et de documentation, nous avons pu nous faire notre idée sur la question (voir également les articles qui détaillent notre démarche).
Voici en quoi elle consiste :
Les discours officiels (« seule la vaccination, qui est globalement inoffensive et dont les bénéfices dépassent de beaucoup les éventuels effets indésirables, permet de lutter efficacement contre les maladies infectieuses ; il faut donc vacciner au maximum pour protéger la population et espérer éradiquer ces maladies ») ou, à l’opposé, extrémistes (« les vaccins ne sont que des poisons et n’offrent jamais aucune utilité »), me paraissent tous les deux simplistes et réducteurs. Donc faux et contreproductifs.
Celui qui cherche à se faire une idée par lui-même sur la réelle efficacité (tenant compte des ratios bénéfices/risques et coûts/bénéfices) de la vaccination est bien embarrassé, car dans les discours officiels comme dans la presse, les risques sont généralement tus ou fortement minimisés.
Les témoignages d’effets indésirables (pour lesquels le système de notification est embryonnaire et face auxquels les résistances du milieu médical sont fortes) pullulent en revanche sur les sites internet, dans les forums, dans les livres et quelques revues.
Les arguments des “pour” comme ceux des “contre” sont pour la plupart appuyés sur des travaux et des publications scientifiques. Le problème est que ces arguments opposés ne sont jamais confrontés directement et dans une même tribune. Chacun s’exprime de son côté soupçonnant la partie adverse des pires pensées.
N’étant ni médecin ni chercheur, je reste, en tant qu’individu qui n’avait pas une opinion tranchée sur la question, partagé sur l’intérêt de la vaccination telle qu’elle est aujourd’hui pratiquée.
Suite à cette enquête, et en tant que journaliste, j’ai acquis une double conviction :
1) Les autorités et les médias prennent généralement les Français pour des enfants immatures et irresponsables à qui on refuse l’information contradictoire au sujet de la vaccination : il faut « sensibiliser » plutôt qu’informer pour éviter à tout prix les interrogations, les réticences vis-à-vis de la vaccination et, par suite, le rétrécissement de la couverture vaccinale. Pour « protéger la collectivité », il faut obliger ceux qui doutent et punir ceux qui refusent.
Or, cette attitude dogmatique, paternaliste et militaire, quasi unique au monde, produit directement, à mon avis, l’effet inverse au but poursuivi : elle déstabilise et radicalise ceux qui souffrent des effets indésirables des vaccins et augmente la méfiance dans la population qui devient dès lors perméable aux propos contestataires répandus hors des circuits officiels.
2) Le discours virulent de quelques opposants à la vaccination (ils sont rares), individuellement ou en associations, rend leur message critique quasi inaudible par la société. Ne voyant dans les vaccins que des poisons, voire un outil conçu par un complot mondial dans un objectif génocidaire, ces contestataires dramatisent le débat, ce qui ne facilite pas la recherche de la vérité par tous ceux qui s’interrogent sincèrement.
Précisons que la plupart des contradicteurs ne sont pas des sectes ni des opposants systématiques, mais généralement des personnes qui pensent souffrir des effets indésirables des vaccins et qui se positionnent seulement sur le souhait de la liberté de choix.
Conclusions de l’enquête
1 - La vaccination pouvant induire des effets indésirables (et ces effets étant trop peu notifiés cliniquement et épidémiologiquement parlant), l’occurrence des maladies couvertes par les vaccins anciens étant extrêmement rare et la vaccination n’étant pas le facteur unique de la baisse ou de la disparition de maladies infectieuses, la criminalisation de l’insoumission vaccinale, telle qu’elle est imposée en France, nous semble abusive - et contreproductive.
Elle serait peut-être acceptable si une totale transparence était apportée sur les ratios bénéfices/risques, si une communication authentique était menée sur les effets indésirables, si les autorités recherchaient systématiquement à recenser ces effets contraires et si elles acceptaient d’indemniser les victimes sur présomption raisonnable de lien (et non en présence de preuve) entre maladie et vaccin, du moins lorsque la vaccination est obligatoire (DTP et HB pour les professionnels de santé).
2 - Il faudrait en effet inverser la charge de la preuve de l’innocuité de chaque acte vaccinal, charge qui devrait incomber totalement à celui qui l’impose. Le doute doit bénéficier à celui qui subit, non à celui qui impose comme c’est le cas aujourd’hui.
L’autorité, parce qu’elle ordonne le vaccin, ne doit pas se contenter de déclarer une absence de preuve entre la maladie d’une victime et un vaccin pour se dédouaner de sa responsabilité. Elle ne doit pas demander au malade de prouver le lien entre sa maladie et le vaccin pour prendre son cas en considération.
Ainsi, toute déclaration étayée de maladie associée à un vaccin devrait être présumée recevable. A charge pour le médecin et le laboratoire, s’ils le peuvent, de trouver l’autre cause de la maladie, seul moyen rationnel d’innocenter le vaccin.
3 - Le bénéfice pour la collectivité n’est pas si certain. Un nouveau bilan comparé des risques et des bénéfices nous paraît donc indispensable à établir, avec des scientifiques indépendants et intégrant (pour les infirmer ou les confirmer) les arguments de tous y compris des contestataires.
Un débat démocratique approfondi (commission d’enquête parlementaire, conférences citoyennes, etc.) sur le bien-fondé et les modalités de la politique vaccinale telle qu’elle est actuellement menée devrait être organisé. Les arguments d’autorité (« Les scientifiques savent ce qu’ils font ») et de foi (« S’il y avait vraiment des risques, les autorités ne laisseraient pas faire ») sont désormais largement inopérants.
Pour enrayer l’actuel recul de la confiance en la politique française de prévention sanitaire, celle-ci ne devrait être imposée que si et quand elle est vraiment nécessaire, et en toute connaissance de cause, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, les données diffusées dans le grand public ne laissant aucune place ni aux doutes ni aux critiques.
Si l’on veut que cette contrainte soit socialement acceptée, les autorités devraient prendre plus sérieusement en compte les propos des victimes (réelles ou supposées) de la vaccination ainsi que les arguments des sceptiques et des opposants. Elles devraient leur répondre point par point sans les diaboliser et accepter les échanges contradictoires et publics.
4 - La liberté de vaccination devrait être laissée aux parents, dans des conditions de lucidité et de responsabilité à définir. De plus en plus de voix, y compris dans le monde médical et administratif (voir nos interviews), soit questionnent soit souhaitent la levée de l’obligation vaccinale.
De même, la perspective d’un dialogue loyal, rigoureux, transparent, contradictoire et arbitré de façon impartiale, basé sur une grande enquête scientifique indépendante, détendrait certainement les acteurs de cette controverse et nous permettrait, à nous citoyens, d’y voir plus clair. Cela donnerait par la suite plus de légitimité et de force aux décisions des autorités. Et rassurerait nombre de parents soucieux de la santé de leurs enfants et qui ne veulent pas les engager malgré eux dans des voies qui pourraient leur être dommageables, parfois à vie.
Enfin, les autorités devraient faire preuve de plus de transparence dans le jeu des différents acteurs (séparation entre les rôles informatifs et les rôles commerciaux au sujet des vaccins ; composition et éthique des instances sanitaires concernées, communication plus transparente sur les effets indésirables, etc.) et mieux expliquer leurs raisons.
Cette enquête est l’aboutissement de plusieurs mois de recherche notamment suite à la publication de trois articles sur AgoraVox qui ont généré plus de 500 commentaires cet été. Le sujet étant en plus très sensible, avant de réagir à cet article, nous vous invitons à lire les résultats de notre enquête en téléchargeant le document PDF.18:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vaccin, agoravox, débat, effets secondaires, criminalisation
26.09.2007
Conduisez à jeun.
Depuis quelques jours les médias se gargarisent de la fin des jachères pour faire face à l'augmentation des prix des céréales.
Rares sont toutefois ceux qui ont partagé les raisons de cette flambée des prix. Voici un article issu du site "Les amis de la Terre" qui met en lumière les raisons de ce désastre :
LETTRE AU JOURNAL SUD-OUEST
Dans son édition du vendredi 7 septembre, Sud-Ouest interviewait Mr Graciet, président de la Chambre d’agriculture des Landes, sur les augmentations du prix des céréales dont le maïs.
Par contre, aucune question n’était posée sur le pourquoi de cette augmentation. Les Amis de la Terre aimeraient apporter quelques éléments de réponse.
La principale raison des augmentations des prix alimentaires sur les 5 continents est dû à la confiscation par la filière éthanol, de millions de tonnes de maïs. Sous prétexte de remplacer le pétrole par des carburants d’origine agricole, des millions d’hectares ne sont plus utilisés pour produire de la nourriture, mais pour alimenter des usines d’éthanol.
En tant que premier réseau écologiste dans le monde, les Amis de la Terre, voient déjà les conséquences partout :
en un an, le prix du blé en Angleterre, est passé de 150 euros la tonne à 300 euros provoquant une hausse du prix du pain (et en France ?) ;
pour le seul mois de juillet, les prix du bœuf, du lait et des œufs ont augmenté de 7,5 % aux Etats-Unis ;
l’Afrique du Sud a vu ses prix alimentaires augmenter de 17% ;
la Chine a dû stopper toutes les nouvelles plantations de maïs pour faire de l’éthanol, après que le prix du porc ait subi une augmentation record de 42%, l’an dernier ;
en Inde, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 11% en un an ;
au Mexique, le prix du maïs qui est l’aliment de base des plus pauvres, a quadruplé en février entraînant des émeutes de la faim ;
pire encore, le Programme Alimentaire Mondial de l’ONU qui fournit une aide alimentaire à 80 millions d’humains, ne sait plus comment faire face à de telles augmentations des céréales. Des millions d’humains vont mourir de faim.
Et ce n’est pas fini, l’OCDE, le club des 30 pays les plus riches de la planète prévoit pour les 10 années à venir, une augmentation des prix alimentaires allant de 20 à 50% … Gare aux pauvres !
Mais est-ce que l’éthanol de maïs sert à autre chose qu’à faire grimper les prix ?
Les ministres d’une douzaine de pays de l’OCDE, dont les Etats-Unis, se réunissent aujourd’hui mardi, à Paris, pour discuter, lors de la Table Ronde sur le Développement durable, d’un rapport sur les agrocarburants. On peut y lire que « Le développement actuel des agrocarburants provoque des tensions insupportables qui vont désorganiser les marchés, sans apporter de bénéfices significatifs pour l’environnement ». Dans le meilleur des cas, peut-on lire, les agrocarburants pourraient permettre de diminuer les gaz à effet de serre de 3% mais à un coût exhorbitant. Les seuls agrocarburants intéressants sont la canne à sucre, les huiles usagées et les résidus de papeterie. Dans ce rapport, il est estimé que les Etats-Unis, à eux seuls, dépensent 5 milliards d’euros par an pour aider la filière éthanol, que chaque tonne de CO2 évitée coûte 350 euros et qu’en Europe, ce coût peut être jusqu’à 10 fois plus élevé ! Les auteurs du rapport demandent si l’Union Européenne, plutôt que de prévoir d’utiliser 10% de carburants végétaux d’ici 2020, ne ferait pas mieux d’investir l’argent des contribuables ailleurs.
D’autre part, la seule étude relativement favorable à l’éthanol de maïs – celle de l’ADEME – doit être bientôt revue complètement, tellement elle manque de rigueur scientifique dans ses calculs. Par contre, plusieurs études internationales, indépendantes démontrent très clairement que la quantité d’énergie fournie par un litre d’éthanol est inférieure à la quantité d’énergie nécessaire pour …fabriquer ce litre d’éthanol ! En terme d’indépendance énergétique ou de lutte contre les changements climatiques, l’éthanol de maïs ne sert à rien, voire aggrave ces problèmes.
Quel est alors l’intérêt véritable des agrocarburants et plus spécialement de l’éthanol de maïs ? En créant une nouvelle filière pour le maïs, on a artificiellement gonflé la demande et provoqué volontairement une augmentation des cours. Derrière cette manipulation spéculative, on retrouve tous les acteurs du second Forum Mondial des Agrocarburants qui a eu lieu à Bruxelles ce printemps : d’abord les acteurs de l’agriculture industrielle, tous les géants de la chimie des semences et des OGM (ce sont les mêmes), et leurs alliés du pétrole, de l’automobile, Abengoa et de grandes banques, notamment françaises. Toutes ces industries investissent dans la filière éthanol et ont intérêt à la voir se développer.
Pendant que ces groupes industriels poussent ces filières, les citoyens payent en tant que contribuables ( défiscalisation de 550 euros/ha pour l’éthanol sous forme d’E5 ou d’ETBE, et de 1600 euros/ha pour le E85 !) et subissent en tant que consommateur une augmentation des prix alimentaires. Pour le directeur de Nestlé le plus grand groupe agro-alimentaire mondial, aussi loin qu’on puisse prévoir, les prix resteront élevés. On n’a pas fini de payer !
Alors que ces céréales sont confisquées par la spéculation, le Panel International sur les Changements Climatiques prévoit qu’une des conséquences des changements climatiques pourrait être une diminution de la production agricole dépendante des pluies, allant jusqu’à 50%, d’ici 2020 ! La Banque Mondiale de son côté, constate que 15% de la nourriture mondiale actuelle - dont dépendent 160 millions d’humains - pousse grâce à de l’eau tirée de sources souterraines qui s’épuisent rapidement ou de rivières qui s’assèchent. Et pendant ce temps, l’eau, ici, est scandaleusement gaspillée. En effet, il faut plus de 900 litres d’eau pour faire pousser le maïs nécessaire à produire un litre d’éthanol ! Ce sont des millions de précieux m3 d’eau qui sont gaspillés pour partir en fumée.
Pendant que les céréaliers se réjouissent, dans de nombreux pays, les filières de l’élevage déjà en difficulté, supportent mal ces augmentations. Mais les éleveurs français seront heureux d’apprendre que le Brésil met ses abattoirs aux normes européennes… La délocalisation qui a d’ailleurs déjà commencé peut continuer et nous aurons bientôt des poulets brésiliens sur nos tables, pour la plus grande joie des producteurs landais...
Depuis 30 ans, l’agriculture sert à engraisser les actionnaires des grands groupes industriels et financiers (chimies, semences et maintenant OGM). Il serait temps qu’elle revienne à sa vraie vocation : nourrir la planète.
La quantité de céréales utilisées pour faire le plein d’un 4X4 suffit à couvrir la ration ANNUELLE d’un humain. Les Amis de la Terre posent clairement la question : va-t-on laisser encore longtemps une minorité spéculer sur l’alimentation mondiale et affamer les pauvres ? Non, et nous sommes tous concernés.
Pour continuer, un peu de lecture :
La situation mondiale vu par la Fédération Internationale des Amis de la Terre et notamment par les groupes du Sud : "Agrocarburants une catastrophe écologique et sociale programmée", voir http://www.amisdelaterre.org/-Les-carburants-.html
un exemple français, l’usine d’éthanol à Lacq (64) : "OGM, biocarburants et Euralis", voir http://www.amisdelaterre.org/OGM-biocarburants-et-euralis...
une partie des informations de cet article est tirée d’un article du Guardian, voir la traduction intitulée : " Ethanol de maïs : l’énergie du... désespoir ou comment affamer des millions de pauvres !", http://www.amisdelaterre.org/Ethanol-l-energie-du-desespo...
11:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éthanol, jachères, lobby, réchauffement climatique, mensonges, écologie
22.09.2007
Gore - Bellarmin même combat
En juin 1633, l'inquisiteur Bellarmin condamnait Copernic à la prison à perpétuité. Son hérésie fut de proclamer une vérité prouvée par la science : l' héliocentrisme (la terre tourne autour du soleil) face au dogme du géocentrisme (le soleil tourne autour de la terre) défendu par l'eglise de Rome.
Ainsi durant des siècles l'humanité fut abreuvée de ce mensonge (parmi tant d'autres) alors que des données objectives et tangibles étaient disponibles et permettaient de se rapprocher sensiblement de la vérité au moins dans ce domaine de l'astronomie.
Cette dynamique d'inquisition et de mystification était d'autant plus puissante que les masses furent manipulées afin de soutenir le dogme dominant.
Le géocentrisme correspondait à l'exégèse officielle des écritures et donc aux dogmes de l'église, celui qui l'embrasse, embrasse les écritures et embrasse donc son auteur dieu. Ainsi celui qui fait le géocentrisme sien sera sauvé.
A l'opposé l'héliocentrisme est en rupture avec les écritures et les dogmes de l'église, celui qui embrasse l'héliocentrisme s'oppose à l'église et donc à dieu. Celui-ci sera puni par l'éternel et il connaitra la géhenne et les grincements de dents dans les flammes de l'enfer.
Revenons à notre époque et observons l'un des dogmes majeurs qui est apparu au cours des dernières années : le réchauffement climatique d'origine humaine.
Embrassez le et vous serez reconnu comme respectueux de la terre et de l'humanité. Détournez vous en et vous serez pendu au pilori avec la pancarte "déviant individualiste ultramatérialiste cynique et aveugle"
Le dogme est désormais intégré dans tous les cerveaux, il est clair est simple :
1/ L'activité humaine génère le CO2.
2/ Le CO2 induit une augmentation de la température.
3/ l'augmentation de la température mène à la disparition de la planète.
Pourtant si l'on se penche sur les données, celles-ci battent en brèche le dogme actuel :
1/ L'activité humaine constitue une infime partie de la production de C02 (2 à 4% selon les auteurs).
2/ Le taux de CO2 n'est pas une cause mais une conséquence des variations de température.
3/ Notre planète a connu de nombreuses périodes plus chaudes qu'aujourd'hui, au cours des années 40 par exemple.
Alors peut être que l'origine du réchauffement actuel de la planète ne vient pas de celle-ci (dogme thermo géocentrique) mais tout simplement de ce qui la chauffe principalement c'est à dire le soleil (thermo hélicentrisme)
Le niveau d'activité du soleil est corrélé positivement avec les variations de température du globe. Cela expliquerait aussi pourquoi Mars et Vénus connaissent le même phénomène de réchauffement que la Terre.
Le documentaire intitulé The Great Global Warming Swindle vous donnera peut être une autre perspective quant aux explications concernant le réchauffement de notre planète. Pour une mise en perspective détaillé de la situation actuelle, n'hésitez pas à consulter l'excellent article intitulé "Oubliez le réchauffement climatique, nous sommes au bord de l'extinction !"
Il est intéresant de se pencher désormais sur les raisons qui pourraient motiver la création et la diffusion de ce dogme du "thermo géocentrisme". Ici nous entrons bien entendu dans le domaine de la spéculation.
Le coeur de cette hypothèse repose sur le fait qu'en politique rien n'arrive par hasard. Sans nul doute notre génération va connaitre de grands changements et une prise de conscience pourrait se produire.
Comme dit le vieil adage : "Lorsque le chien a vu le gigot, jetez lui un os dans l'autre direction". Le mythe du réchauffement dramatique d'origine humaine semble avoir parfaitement joué le rôle de diversion. Il a attiré toute l'attention et a modelé celle-ci autour de trois thèmes fondamentaux :
* Diversion concernant la notion de pollution : l'humanité a récemment pris conscience qu'elle était en mesure d'endommager voire de détruire la planète qui l'accueille. Cette prise de conscience légitime a amené les individus à se pencher sur ces causes de pollution et de destruction. Aujourd'hui l'homme et la planète sont détruits par les pollutions (organiques, chimiques, atomiques,...) qui contaminent ce qu'il boit, ce qu'il respire, ce qu'il mange, ce qu'il touche. Le dogme du thermo géocentrisme a éliminé cette réflexion et l'a remplacé par la traque monomaniaque au CO2 (pet de vache inclus).
* Diversion concernant la notion de catastrophe : aujourd'hui les apocalyses à base de désertification, de montée dramatique des océans, d'épidémies inondent (sans jeu de mot) les médias. Pourtant la montée des eaux ne constitue que l'une des sources de catastrophes parmi de nombreuses autres comme les météorites par exemple, dont le potentiel de destruction a, lui, bien été prouvé. Pendant que la communauté scientifique observe les variations micrométriques des marégraphes, le ciel peut bien leur tomber sur la tête, comme disaient nos ancètres les Gaulois.
* Diversion concernant la notion de responsabilité : Le mythe du réchauffement d'origine humaine constitue également un excellent facteur de conditionnement négatif. Il culpabilise l'individu qui est stigmatisé comme responsable de la destruction imminente de la planète et il bride ses capacités de création, de développement et d'émancipation par la diabolisation de la consommation et donc de l'accès à la technologie et à la connaissance.
Un peuple qui culpabilise et qui demeure dans l'ignorance porte un faible potentiel de révolte n'est-ce pas ?
22:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : réchauffement climatique, CO2, vénus, mars, météorites, manipulation, mensonge
19.09.2007
Nettoyage de l'Iran au Kouchner
PARIS (AFP) - Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner se rend mercredi à Washington pour sa première visite officielle aux Etats-Unis au moment où la crise du nucléaire iranien accélère le rapprochement franco-américain en cours depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.
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La question de l'adoption de nouvelles sanctions contre l'Iran au Conseil de sécurité, ou, faute d'accord, en dehors de l'ONU dans le cadre européen, doit être au coeur de ses entretiens vendredi avec son homologue américaine Condoleezza Rice.
Le même jour, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité doivent se réunir au niveau des directeurs politiques dans la capitale américaine pour envisager un troisième train de sanction contre Téhéran.
M. Kouchner a estimé dimanche que le monde devait se "préparer au pire", c'est à dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran. Il a demandé des sanctions européennes, tout en appelant à "négocier jusqu'au bout" pour éviter que Téhéran ne se dote de l'arme atomique.
...Le 27 août, le président Nicolas Sarkozy avait donné le ton en déclarant que la politique de "sanctions croissantes" vis-à-vis de Téhéran avait pour but de "permettre d'échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran".
L'option de nouvelles sanctions contre l'Iran en dehors du cadre de l'ONU, reflétant la crainte que la Russie et la Chine ne s'opposent au troisième train de sanctions envisagé, ne pouvait que plaire à Washington.
D'autant plus que la visite de Bernard Kouchner intervient après une série de gestes français vis-à-vis des Etats-Unis qui ont instauré une nouvelle donne dans les relations franco-américaines, après une période de défiance sous la présidence de Jacques Chirac, qui s'était vivement opposé à l'intervention américaine en Irak.
Sa visite à Bagdad fin août -la première d'un membre du gouvernement français depuis la chute de Saddam Hussein en 2003- avait été saluée avec chaleur à Washington.
Lors de la guerre en Irak, il était allé à contre-courant de l'opinion dominante en regrettant que la France se soit désolidarisée des Américains. "Si nous avions continué à être à leur côté, nous aurions pu éviter la guerre", avait-il déclaré.
Aux Etats-Unis, "il est remarquablement placé pour dire 'moi j'incarne autre chose que ce que la politique française a incarné dans le passé'", estime François Heisbourg, président de l'International institute for strategic studies (IISS) de Londres.
En souhaitant un rapprochement avec l'Otan ou en redéployant des avions français opérant en Afghanistan à Kandahar (sud) au lieu de Douchanbé (Tadjikistan), Paris vient également de marquer sa volonté de rester solidaire des Américains.
M. Kouchner a toutefois cherché à se démarquer des critiques, en assurant que "la diplomatie française ne prend pas ses ordres à Washington".
Après sa visite à Washington, le ministre doit participer, ainsi que de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement ou ministres des Affaires étrangères, à l'assemblée générale de l'ONU à New York. Plusieurs réunions l'y attendent: sur le Darfour, dont il a fait l'une de ses priorités, le Kosovo ou, dès samedi, sur l'Irak.
Notes de Pouvoir et Psychopathie : Pourquoi Kouchner cherche-t-il à se justifier en déclarant que la diplomatie française ne prend pas ses ordres à Washington ?
Après son soutien à la guerre d'agression contre l'Iraq, son rapport favorable à l'intervention des Etats Unis en Birmanie, ses mensonges au Kosovo, sa nomination aidée par le CRIF, son récent voyage en Iraq, seul un esprit particulièrement dérangé pourrait imaginer que Kouchner soit le laquais des faucons zioconservateurs.
15:05 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kouchner, iran, Birmanie, kosovo, mensonge, washington
Sarkozy : faites ce que je dis mais pas ce que je fais
Cet article est extrait du site Contrinfo, il date du 15 mars 2007.
Selon le Canard Enchainé, Nicolas Sarkozy aurait consenti un rabais de 775 000 euros sur des terrains municipaux au promoteur immobilier Lasserre en avril 1997. Le promoteur lui aurait ensuite vendu « avec une ristourne » le duplex de 233 m2 sur l’île de la Jatte, à Neuilly-sur-Seine, ville dont Nicolas Sarkozy était maire.
Le journal satirique explique que la mairie de Neuilly et la Sem 92, une société d’économie mixte qui dépend du conseil général des Hauts-de-Seine, ont autorisé le promoteur à acheter en deux fois les terrains concernés, la deuxième partie de l’opération s’étant faite à un prix inférieur de 20%, « une sorte de crédit gratuit », selon un haut fonctionnaire cité par Le Canard enchaîné. La « ristourne » a permis au promoteur Lasserre d’économiser à l’époque 2 000 francs par mètre carré, soit les 775 000 euros.
Un joli coup de bonneteau
« L’opération peut se résumer à un joli coup de bonneteau sur les « droits à construire » que le groupe Lasserre était tenu à verser à la ville de Neuilly pour pouvoir édifier trois immeubles sur l’île de la Jatte », écrit le Canard. C’est dans l’un de ces immeubles que le couple Sarkozy a acheté son duplex avec 300 000 euros de réduction.
Nicolas Sarkozy répond dans les colonnes même du journal. Il affirme que « la ville de Neuilly et la Sem 92 ont fait face en 1997 à un effondrement du marché immobilier (...) Dans ce contexte les nombreux promoteurs contactés se refusaient à réaliser la troisième tranche de la ZAC de l’île de la Jatte. (...) Il était indispensable de vendre les terrains et c’est ainsi (que) les parcelles de la troisième tranche » ont été cédées « à un prix adapté à la réalité du marché au seul promoteur qui acceptait de s’engager sur la réalisation de cette troisième tranche ».
Le Canard enchaîné estime que « l’argument de la crise immobilière a bon dos ». Il écrit qu’« en réalité, la chute du marché date de 1992-1993, et non de 1997 », remarquant que la presse économique avait souligné, dès 1996, une amélioration du marché immobilier dans les Hauts-de-Seine, « et particulièrement à Neuilly ».
Montebourg somme Sarkozy de s’expliquer
"Ce n’est pas une question fiscale, là. Ce sont des rapports de mélange d’intérêts", a déclaré sur France 2 Arnaud Montebourg, estimant que le mélange d’intérêts concerne "le pouvoir exercé par le maire de Neuilly qu’il était, le président du Conseil général qu’il était, le président des sociétés d’économies mixtes qui construisaient et des promoteurs immobiliers avec des intérêts personnels au milieu."
"Donc je conseille à Nicolas Sarkozy de faire très vite la lumière. Car si tout ce qui est écrit dans le Canard est exact, cela est très préoccupant par rapport à la probité qu’on est en droit d’attendre d’un responsable public qui se présente à la candidature suprême", a-t-il dit.
Note de Pouvoir et Psychopathie :
Depuis cette affaire vient de connaitre une avancée supplémentaire avec l'ouverture d'une enquête préliminaire menée par le parquet de Versailles.
Il est piquant de se souvenir de la déclaration de Sarkozy au moment du lynchage de Gaymard en raison de son fameux duplex de 600 m2 : "les Français, confrontés à des difficultés quotidiennes, peuvent s’interroger et juger avec une certaine sévérité ce qui se passe".
11:45 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, ile de la jatte, neuilly, appartement, salomone, enquête, courroye
18.09.2007
Vous pouvez répéter la question ?
Cette vidéo se déroule pendant une conférence donnée par John Kerry au sein de l'université de Floride. Après deux heures d'interventions, les questions/réponses débutent. Un étudiant prend la parole.
Il dit à John Kerry que d'après un livre qui vient d'être écrit par un célèbre journaliste d'investigation, Georges Bush a volé les dernières élections présidentielles et qu'au cours des heures qui ont suivi ces élections les démocrates étaient au courant de nombreuses irrégularités qui avaient émaillé ce vote. L'étudiant demande donc à Kerry pourquoi ce dernier n'a pas déposé une plainte pour fraude électorale.
La deuxième question de cet étudiant concerne l'appartenance de John Kerry à l'organisation occulte "Skulls & Bones" à laquelle Geroges Bush semble aussi appartenir.
Cet étudiant ne pourra pas terminer son intervention, sans avertissement oral, les policiers tentent de l'immobiliser, ils le projettent finalement au sol et utilisent un taser (décharge de plusieurs centaines de milliers de volts) pour le neutraliser.
Voilà ce qui arrive à ceux qui osent poser des questions inopportunes dans ce beau pays que Nicolas Sarkozy qualifie si justement de plus grande démocratie du monde.
17:15 Publié dans Ponérologie étasunienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Kerry, université de Floride, Taser, Sarkozy, démocratie, violence policière, fascisme


