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19/09/2007

Nettoyage de l'Iran au Kouchner

Indalecio ALVAREZ AFP - Mercredi 19 septembre, 08h14

PARIS (AFP) - Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner se rend mercredi à Washington pour sa première visite officielle aux Etats-Unis au moment où la crise du nucléaire iranien accélère le rapprochement franco-américain en cours depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.

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La question de l'adoption de nouvelles sanctions contre l'Iran au Conseil de sécurité, ou, faute d'accord, en dehors de l'ONU dans le cadre européen, doit être au coeur de ses entretiens vendredi avec son homologue américaine Condoleezza Rice.

Le même jour, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité doivent se réunir au niveau des directeurs politiques dans la capitale américaine pour envisager un troisième train de sanction contre Téhéran.

M. Kouchner a estimé dimanche que le monde devait se "préparer au pire", c'est à dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran. Il a demandé des sanctions européennes, tout en appelant à "négocier jusqu'au bout" pour éviter que Téhéran ne se dote de l'arme atomique.

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Le 27 août, le président Nicolas Sarkozy avait donné le ton en déclarant que la politique de "sanctions croissantes" vis-à-vis de Téhéran avait pour but de "permettre d'échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran".

L'option de nouvelles sanctions contre l'Iran en dehors du cadre de l'ONU, reflétant la crainte que la Russie et la Chine ne s'opposent au troisième train de sanctions envisagé, ne pouvait que plaire à Washington.

D'autant plus que la visite de Bernard Kouchner intervient après une série de gestes français vis-à-vis des Etats-Unis qui ont instauré une nouvelle donne dans les relations franco-américaines, après une période de défiance sous la présidence de Jacques Chirac, qui s'était vivement opposé à l'intervention américaine en Irak.

Sa visite à Bagdad fin août -la première d'un membre du gouvernement français depuis la chute de Saddam Hussein en 2003- avait été saluée avec chaleur à Washington.

Lors de la guerre en Irak, il était allé à contre-courant de l'opinion dominante en regrettant que la France se soit désolidarisée des Américains. "Si nous avions continué à être à leur côté, nous aurions pu éviter la guerre", avait-il déclaré.

Aux Etats-Unis, "il est remarquablement placé pour dire 'moi j'incarne autre chose que ce que la politique française a incarné dans le passé'", estime François Heisbourg, président de l'International institute for strategic studies (IISS) de Londres.

En souhaitant un rapprochement avec l'Otan ou en redéployant des avions français opérant en Afghanistan à Kandahar (sud) au lieu de Douchanbé (Tadjikistan), Paris vient également de marquer sa volonté de rester solidaire des Américains.

M. Kouchner a toutefois cherché à se démarquer des critiques, en assurant que "la diplomatie française ne prend pas ses ordres à Washington".

Après sa visite à Washington, le ministre doit participer, ainsi que de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement ou ministres des Affaires étrangères, à l'assemblée générale de l'ONU à New York. Plusieurs réunions l'y attendent: sur le Darfour, dont il a fait l'une de ses priorités, le Kosovo ou, dès samedi, sur l'Irak.

 

Notes de Pouvoir et Psychopathie :  Pourquoi Kouchner cherche-t-il à se justifier en déclarant que la diplomatie française ne prend pas ses ordres à Washington ?

Après son soutien à la guerre d'agression contre l'Iraq, son rapport favorable à l'intervention des Etats Unis en Birmanie, ses mensonges au Kosovosa nomination aidée par le CRIF, son récent voyage en Iraq, seul un esprit particulièrement dérangé pourrait imaginer que Kouchner soit le laquais des faucons zioconservateurs. 

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Et d'ailleurs Kouchner était présent au Bilderberger 2007 à Istanbul.

Écrit par : ArkaynSon | 21/09/2007

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