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18/09/2007

Nucléaire iraquien, nucléaire iranien, même combat.

L'article suivant est extrait du site canadien Cyberpress.  

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Mohamed ElBaradei, a récusé lundi la perspective d'un éventuel recours à la force contre l'Iran sur son programme nucléaire, jugeant que les «autres options» étaient loin d'être épuisées.

   
   
   

 
   

«Nous devons toujours nous souvenir que l'usage de la force ne peut être envisagé (que quand) toutes les autres options sont épuisées. Je ne crois pas du tout que nous en soyons là», a-t-il déclaré à la presse au premier jour de l'assemblée générale des 144 pays membres de l'AIEA à Vienne.

«Je crois que ce que nous devons faire, c'est encourager l'Iran à travailler avec l'agence pour clarifier les questions en suspend» sur la nature de son programme nucléaire, a-t-il ajouté.

«D'ici novembre ou décembre nous serons en mesure de savoir si l'Iran agit de bonne foi et si non, nous aurons clairement une autre situation», a souligné M. ElBaradei.

Le chef de l'AIEA s'exprimait au lendemain de propos du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, selon qui le monde doit se «préparer au pire», c'est-à-dire à la possibilité d'une «guerre» avec l'Iran, si Téhéran persiste dans son refus de suspendre son programme nucléaire.

«Nous avons affaire à un dossier très lié à la paix, à la sécurité et à la stabilité régionale au Proche Orient et c'est pourquoi je demanderai à tout le monde de ne pas se laisser emporter jusqu'à ce que nous soyons parvenus au bout de la procédure» de vérification, a souligné M. ElBaradei.

«J'ai clairement signifié que je ne voyais pas en ce moment de danger clair concernant le programme nucléaire iranien», a ajouté le chef de l'AIEA sur la base des dernières inspections menées par l'agence en Iran.

L'évocation d'une guerre en Iran «relève beaucoup d'un battage politico-médiatique », a encore estimé M. ElBaradei.

L'AIEA s'efforce depuis quatre ans d'établir la nature du programme nucléaire iranien, dont les États-Unis et l'Union européenne redoute qu'il puisse servir à doter ce pays de l'arme atomique.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne Mohammad Ali Hosseini a pour sa part jugé que les déclarations du chef de la diplomatie française «concordent avec la position de la puissance dominante (les États-Unis, ndlr)» et de ce fait «portent atteinte à la crédibilité de la France devant les opinions publiques mondiales».

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