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30.07.2007
Criminalisation du mouvement anti guerre
Ordre Exécutif de Bush : Criminaliser le Mouvement Anti Guerre – Par Pr. Michel Chossudovsky
« J'ai établi un Ordre Exécutif bloquant les biens de personnes dont il a été déterminé qu'ils ont commis, ou qui pose un risque significatif de commettre, un acte ou des actes de violence qui ont pour but ou effet de menacer la paix ou la stabilité de l'Irak ou du gouvernement de l'Irak ou de saper les efforts pour promouvoir la reconstruction économique et la réforme politique en Irak ou fournir une aide humanitaire au peuple irakien. »
L'Ordre Exécutif intitulé « bloquer les biens de certaines personnes qui menacent les efforts de stabilisation en Irak « fournit au Président l'autorité pour confisquer les avoirs de quiconque s'oppose à la guerre menée par les US.
Un Ordre Exécutif présidentiel établi le 17 juillet révoque d'un trait de plume le droit de contester et de s'opposer à l'agenda militaire du Pentagon en Irak.
L'Ordre Exécutif intitulé "bloquer les biens de certaines personnes qui menacent les efforts de stabilisation en Irak" fournit au président l'autorité pour confisquer les avoirs de "certaines personnes" qui s'opposent à la guerre menée par les US en Irak.
« J'ai établi un Ordre Exécutif bloquant les biens de personnes dont il a été déterminé qu'ils ont commis, ou qui pose un risque significatif de commettre, un acte ou des actes de violence qui ont pour but ou effet de menacer la paix ou la stabilité de l'Irak ou du gouvernement de l'Irak ou de saper les efforts pour promouvoir la reconstruction économique et la réforme politique en Irak ou fournir une aide humanitaire au peuple irakien. »
En substance, selon cet ordre exécutif, s'opposer à la guerre devient un acte illégal.
L'Ordre Exécutif criminalise le mouvement anti guerre. Il vise à « bloquer les biens » des citoyens US et des organisations activement impliquées dans le mouvement pour la paix. Il autorise le Département de la Défense à interférer dans des affaires financières et donne instruction au Trésor Public de « bloquer les biens » et/ou de confisquer/geler les avoirs de « Certaines Personnes » impliquées dans des activités anti guerre. Il cible ces « Certaines Personnes « en Amérique, inclus des organisations de la société civile qui s'opposent au programme de « paix et stabilité » de l'administration Bush en Irak, caractérisé en anglais simple, par une occupation illégale et le meurtre continuel d'innocents civils.
L'Ordre Exécutif vise aussi ces « Certaines Personnes » qui « sapent les efforts pour promouvoir la reconstruction économique », ou qui, de nouveau en anglais simple, sont opposé à la confiscation et à la privatisation des ressources en pétrole de l'Irak, pour le compte des géants pétroliers anglo-américains.
L'Ordre vise également toute personne qui s'oppose au programme de Bush de « reforme politique en Irak » en d'autres mots, qui met en doute la légitimité du « gouvernement » irakien installé par les forces d'occupation.
De plus, ces personnes ou organisations non gouvernementales (ONG) qui fournissent gratuitement une aide humanitaire aux civils irakiens et qui ne sont pas approuvées par l'armée américaine et ses laquais dans le gouvernement fantoche irakien sponsorisé par les US risquent également de voir leurs avoirs financiers confisqués.
L'Ordre Exécutif viole les Premier, Quatrième et Cinquième Amendements de la Constitution Américaine. Il révoque l'un des principes fondamentaux de la démocratie US, qui est le droit à la libre expression et à contester. L'ordre n'a pas fait l'objet d'une discussion au Congres US. Jusqu'à présent, le mouvement anti guerre US ne s'en est pas préoccupé en terme de communiquée formel.
Mis à part une dépêche terne de l'Associated Press qui présente l'Ordre Exécutif comme « l'autorisation d'utiliser des sanctions financières » il n'y a eu aucune couverture médiatique ou commentaire de la décision présidentielle qui frappe au cœur de la Constitution US.
Implications plus étendues.
La criminalisation de l'état c'est quand un président en exercice et le vice président utilisent et abusent de leur autorité par le biais d'ordres exécutifs, de directives présidentielles ou autrement pour définir « qui sont les criminels » quand en fait ce sont eux qui sont les criminels.
Ce dernier ordre exécutif criminalise le mouvement pour la paix. Il doit être vu en relation avec différentes parties de législation « anti terroriste » toute la gamme de directives présidentielles et sécuritaires, etc… qui visent finalement à révoquer le gouvernement institutionnel et installer la loi martiale en cas d' « urgence nationale ».
Les criminels de guerre en hauts lieux ont l'intention de réprimer toutes les formes de contestation qui mettent en question la légitimité de la guerre en Irak.
L'ordre exécutif combiné avec l'actuelle législation anti terroriste a finalement pour but d'être utilisé contre les mouvements anti guerre et ceux pour la défense des droits civiques. Il peut être utilisé pour saisir les avoirs des groupes anti guerre en Amérique de même que de bloquer les biens et activités d'organisations humanitaires non gouvernementales fournissant de l'aide en Irak, saisir les avoirs des medias alternatifs qui rapportent la vérité sur ce qui se passe dans la guerre menée par les US, etc…
En mai 2007, Bush a promulgué une directive de Sécurité Nationale présidentielle majeure (National Security and Homeland Security Presidential Directive NSPD 51/HSPD 20), qui suspendrait le gouvernement constitutionnel et installerait des pouvoirs dictatoriaux étendus sous loi martiale dans le cas d'une « urgence catastrophique » (e.g Secondes Attaques de type 11 septembre).
Le 11 juillet 2007, la CIA a publié son « Estimation du Renseignement National » qui pointait l'imminence d'une attaque Al Qaeda sur l'Amérique, un deuxième 11 septembre qui, selon les termes de la NSPD 51, serait immédiatement suivie de la suspension du gouvernement constitutionnel et de l'instauration de la loi martiale sous l'autorité du Président et du Vice Président.
NSPD 51 accorde des pouvoirs sans précédent à la Présidence et au Département de la Sécurité Nationale, annulant le gouvernement Constitutionnel. Elle autorise le président en exercice à déclarer une « urgence nationale » sans l'approbation du Congres. L'application de la NSPD 51 conduira à la fermeture de facto de la Législature et la militarisation de la justice et de l'application de la loi.
« Le Président devra conduire les activités du gouvernement fédéral pour assurer le gouvernement constitutionnel… »
Si la NSPD 51 devait être invoquée, le Vice Président Dick Cheney qui constitue le réel pouvoir derrière l'exécutif, assurerait principalement et de facto des pouvoirs dictatoriaux à la fois au Congres US et sur le plan judiciaire, en continuant à utiliser le président George W. Bush comme figure de proue proxy.
NSPD 51 tout en contournant la Constitution, envisage néanmoins des procédure très précises garantissant les pouvoirs du Vice Président Dick Cheney en relation avec les fonctions pour la « continuité du gouvernement » sous loi martiale.
« Cette directive devra être appliquée de façon consistante avec, et facilitant l'application effective, des dispositions de la Constitution concernant la succession à la Présidence ou l'exercice de ses pouvoirs, et le Presidential Succession Act of 1947 (3 U.S.C. 19), avec consultation du Vice Président et, comme approprié, d'autres impliqués. Les chefs des départements exécutifs et les agences devront s'assurer que le soutien au Vice Président et d'autres impliqués est disponible, comme une nécessité pour se préparer à tout moment à appliquer ces dispositions.»( (NSPD 51, op cit.).
L'ordre exécutif pour confisquer les avoirs des activistes anti guerre/de la paix est largement consistant avec la NSPD 51. Il pourrait être déclenché même en l'absence d' « Urgence Catastrophique » comme envisagé dans la NSPD 51. Il révoque la démocratie. Il fait un pas de plus en avant dans la « criminalisation « de toutes formes d'opposition et de contestation à la guerre menée par les US et à l'agenda de la « Sécurité Nationale ».
Voir l'article original en anglais
Copyright Michel Chossudovsky.
Michel Chossudovsky est l'auteur du livre America « War on Terrorism », Deuxième Edition, Global Research, 2005. Il est professeur d'économie à l'Université d'Ottawa et directeur du Centre de Recherche sur la Mondialisation.
Traduction Mireille Delamarre pour planetenonviolence.org
18:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chossudovsky, bush, fascisme, guerre en Irak, nspd 51, ordre exécutif
20.07.2007
Le meilleur des mondes version Sarkozy
L'article ci-dessous est issu du site Solidarité et Progrès :
Nicolas Sarkozy croit à la prédestination génétique comportementale. Et, comme c’est bizarre... plusieurs membres de sa famille semblent prédestinés à des comportements « à risque » qui viennent appuyer la vision de contrôle politique et social du nouveau Président français. Les membres de la caste sarkosienne sont introduits dans les milieux du renseignement, de la finance et des lobbies pharmaceutiques.
Un contrôle social, tel que Nicolas Sarkozy le voudrait, ne pourra exister que par un flicage biométrique (fichage avec prélèvement génétique) et la mise sous camisole chimique des individus à « comportement à risque ». Aux Etats-Unis, un projet gouvernemental de surveillance des déviances comportementales chez l’enfant, la New Freedom Initiative (Initiative pour une nouvelle liberté, est déjà instauré. En France - première dans l’histoire - Sarkozy vient de nommer le Pr Arnold Munnich, conseiller en génétique. Il dirigera l’unité « Handicaps génétiques de l’enfant » à l’hôpital Necker-Enfants malades.
Dictature scientifique
Dans Le Meilleur des mondes (1931) d’Aldous Huxley, une société intégralement contrôlée par un système « scientifique » de castes rend la servitude tolérable aux populations par l’administration de doses régulières de bonheur chimiquement provoqué. Ainsi est aboli le libre-arbitre de tout un chacun par un conditionnement méthodique promu par des « Administrateurs mondiaux ». « Sous la férule d’un dictateur scientifique, l’éducation produira vraiment les effets voulus et il en résultera que la plupart des hommes et des femmes en arriveront à aimer leur servitude sans jamais songer à la révolution » conclura-t-il au dernier chapitre de son livre Que faire ? en 1958.
Ainsi, le projet politique d’Huxley exige la mise en place de dirigeants complices d’une élite financière supranationale (les « administrateurs mondiaux » du Meilleur des mondes). Sommes-nous entrés dans le monde d’une dictature scientifique tel que le décrivait Aldous Huxley ? Romance existentialiste ou projet politique ?
Nicolas Sarkozy veut instaurer un fichage systématique de la population française. Les prétextes sont divers : contrôle de la délinquance, des déviances comportementales... Pour cela, il faudra faire accepter à la population ce fichage.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, un bref intermède sur l’histoire de la génétique prouvera que cette idée n’a rien de novateur. Aux Etats-Unis, dès 1910, les grandes familles bancaires Harriman et Rockefeller finançaient la Eugenics Record Office, un centre de recherche sur l’hérédité génétique contenant, en 1935, près d’un million de fiches sur les familles présentant des cas d’épilepsie, d’alcoolisme, d’érotomanie... Pour éviter la propagation de ces tares « familiales », les membres de la Eugenics Record Office préconisaient la stérilisation. Ces familles financières ont apporté leur soutien aux célèbres docteurs nazis Verschuer et Mengele jusque dans les années quarante.
Cinquante ans après la publication du Retour au meilleur des mondes, l’Unité Inserm 675 (Institut national de la santé et de la recherche médicale), dirigée par Philip Gorwood, enquête sur la « génétique des comportements addictifs » en soumettant 6000 étudiants d’une vingtaine d’établissements de Champagne-Ardennes à un questionnaire et à un test salivaire ADN. Philip Gorwood est spécialiste du « gène comportemental de l’alcoolo-dépendance » et de ceux de la dépendance à la cocaïne, à l’héroïne et au cannabis (www.erudit.org). Chercheur au service de psychiatrie de l’hôpital Louis Mourier à Colombes, en région parisienne, il travaille sur les gènes codant le transporteur de la sérotonine 5-HTT.
Le lien entre génétique et contrôle politique
« L’intoxication systématique des individus pour le bien de l’Etat (et, incidemment pour leur propre plaisir) était un élément essentiel des Administrateurs mondiaux. La ration de soma quotidienne était une garantie contre l’inquiétude personnelle, l’agitation sociale et la propagation d’idées subversives »
(Persuasion chimique, Retour au meilleur des mondes, Aldous Huxley, 1958).
L’enquête champenoise portait sur les comportements et déviances sexuelles, addiction à la drogue ou à l’alcool ou même tendance suicidaire, non seulement chez les élèves mais aussi chez leur famille et leur entourage. Pour éviter le consentement des parents, le projet a porté sur de jeunes adultes scolarisés de plus de 18 ans. Une initiative identique, portant sur la santé mentale des enfants, a été tentée dans d’autres régions, notamment à Paris où les fédérations de parents d’élèves se sont opposées à une enquête menée par la MGEN (Mutuelle générale de l’Education nationale). Les formulaires avaient été glissés dans les cartables des enfants.
L’objectif est d’inscrire à terme toute la population française dans le FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques) pour des besoins de police intérieure et mondiale. La loi de sécurité intérieure adoptée en mars 2003, sous l’autorité de Nicolas Sarkozy, a fait du « refus de se soumettre à un prélèvement ADN » un délit. La mise sous fichier de la population française comporte le relevé des empreintes biométriques (palme, iris et ADN) ainsi que diverses données comme le parcours juridique des individus dès le plus jeune âge.
Une idée française ? Pas du tout ! Un projet de l’Empire britannique tel que le concevait Aldous Huxley, ayant pour but d’assurer un contrôle social par une Nouvelle gouvernance mondiale fasciste. Aux Etats-Unis, « l’Initiative pour une nouvelle liberté » prévoit déjà le dépistage des maladies mentales en milieu scolaire, puis sur l’ensemble de la population. Malheureusement, la tendance est de faire entrer dans la catégorie « maladies mentales » des comportements qui ne seraient qu’un refus d’obéir à l’injustice d’une autorité. On peut présumer les risques réels de dérapages. Un suivi obligatoire et un dossier médical personnalisé sont déjà en place non seulement pour les cas dépistés mais aussi pour les personnes à comportements à risques. Ces personnes pourront être « soumises » à une obligation de traitement « pharmacogénétique », c’est-à-dire à une mise sous camisole chimique. Si la forme actuelle de contrôle des populations n’est pas tout à fait identique à celle du début du XXe siècle, malgré tout, l’histoire bégaie et la plupart de nos contemporains ont perdu la mémoire.
Fratrie et mafia pharmaceutique
La caste Sarkozy est un atout dans le plan du gouvernement actuel et rien ne se fait par hasard quand la nécessité fait loi, surtout lorsqu’il s’agit d’histoire de famille et de gros sous. Le père Paul Sarközy de Nagy-Bosca est issu d’une famille aristocratique hongroise qui a quitté la Hongrie à l’arrivée des troupes de l’Armée rouge en 1944. Paul est un anti-communiste virulent. En 1949, il épouse Andrée Mallah et a trois enfants de cette union : Guillaume, Nicolas, François. Il divorce en 1959 et épouse Christine de Ganay vers 1964. Ils ont deux enfants, Olivier et Caroline.
Un fait troublant est le second mariage de Madame de Ganay avec Franck G. Wisner, un diplomate américain, membre du conseil d’administration d’Enron de 1997 à 1999, du CFR, de la Rand Corporation et, surtout, fils de Franck Wisner. Cet ancien responsable de la CIA en Europe pendant la Guerre froide a été l’un des principaux organisateurs du Congrès pour la liberté de la culture, l’opération anglo-américaine visant à promouvoir une contre-culture destructrice des individus et des nations. Il a également été impliqué dans les campagnes lancées aux Etats-Unis et en Europe contre Lyndon LaRouche.
Les enfants ont hérité du désir de pouvoir de leur père [Note de Pouvoir et Psychopathie : peut être ont ils également hérité des gènes autosomes de leur père. Ce sont ces gènes qui seraient porteurs des facteurs héréditaires de la psychopathie] et se sont introduits dans les hautes instances financières et politiques. L’aîné, Guillaume, chef d’entreprise dans le textile, a été vice-président du Medef jusqu’en août 2005. Nicolas vient en second. Dans la saga familiale, François Sarkozy tient le rôle du médecin pédiatre et bénéficie d’une introduction avantageuse dans les milieux pharmaceutiques. On peut se poser la question de l’influence qu’il a pu avoir sur son frère dans l’intérêt qu’il porte à la génétique comportementale. Vice-président du conseil de surveillance de BioAlliance Pharma depuis janvier 2006, le Dr Sarkozy est un associé au sein d’AEC Partners depuis 2001, une société de conseil dans le domaine pharmaceutique basée à Paris.
Pourquoi souligner ainsi le parcours du Dr Sarkozy ? Le lien entre le dépistage des comportements « génétiques » à risque et le milieu pharmaceutique est un marché à fort pourcentage de revenus, comme le démontre l’exemple états-unien. Le 20 janvier 2004, Allen Jones, enquêteur pour le bureau de la Santé publique de Pennsylvanie, alerte sur la mise en place d’un programme modèle par les grandes firmes pharmaceutiques, Le Texas Medication Algorithm Project (TMAP). Le projet vise à la démocratisation de psychotropes produits hors parcours et non labellisés par les Etats, sur la population carcérale, les enfants ou adolescents « agités », les comportements addictifs (alcool, stupéfiants...).
Le petit dernier, Olivier Sarközy est sur le point d’entrer à l’Elysée à la demande de Nicolas. Il co-dirige le département de fusions et acquisitions de l’Union des banques suisses à New York, où il travaille sur les plus grosses opérations de la finance et conseille la banque néerlandaise ABN Amro.
Selon Allen Jones, les campagnes présidentielles de George W. Bush (2000 et 2004) ont été financées par la Fondation Robert Wood Johnson du Texas, qui avait bénéficié d’un renvoi d’ascenseur des compagnies pharmaceutiques Janssen Pharmaceutica et Janssen Ortho McNeil. Le groupe avait obtenu un marché important dans le suivi pharmaceutique des prisonniers atteints de troubles cliniques mentaux. D’autres compagnies ont pratiqué des accords similaires (www.psychrights.org) parmi lesquelles, Novartis, Eli Lilly, GlaxoSmithKline...
Une manne financière pour ces différentes compagnies pharmaceutiques qui projettent ainsi un développement commercial sans précédent grâce à une clientèle servie par le gouvernement de Georges Bush. En effet, le suivi comportemental de la population et l’obligation de soins avec mise sous camisole chimique qui l’accompagne, est digne du monde d’Aldous Huxley. On peut aussi se poser quelques questions sur la création de prisons-hôpitaux tels que les conçoit Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui les prisons se remplissent de personnes en péril psychologique. Cette population carcérale est déjà soumise à des prises régulières de « calmants ». Les nouvelles structures risquent de devenir un marché nouveau pour les lobbies pharmaceutiques si l’approche de contrôle médicamenteux se trouve renforcée, alors qu’il faudrait des structures de suivi psychiatriques vouées au soin et à la rééducation.
Certains sont plus égaux que d’autres
En 1994, Arnold Munnich, nouveau conseiller en génétique auprès de la présidence, devient directeur d’une unité de recherche de l’Inserm (U 393, handicap génétique de l’enfant). Dans un entretien du 1er mars 2003 (www.picardp1.ivry.cnrs.fr), il commente l’expérience faite par Alain Fischer sur de petits patients victimes de graves déficits immunitaires : « Mais je me demande s’il n’a pas été un peu aventureux, en tous cas, de se lancer dans l’entreprise avant même d’avoir effectué des essais sur des modèles animaux. [...] Bon, le problème de la mort de ces petits patients est arrivé au meilleur d’entre nous, scientifique je veux dire... ». Une affaire qui a fait grand bruit dans la presse en 2003, lorsque plusieurs « bébés bulles » ayant subi une thérapie génique, sont morts d’une leucémie induite par celle-ci. Aussi, le professeur Munnich pense qu’il ne faut pas négliger les autres possibilités thérapeutiques, « en particulier la pharmacologie ».
Avant 1970, un médicament n’entrait sur le marché qu’après dix à vingt ans de tests sur les animaux, puis sur l’homme. Il faut préciser que si une médication a des conséquences à court terme, elle en a aussi à long terme et il faut prendre le temps de les connaître pour ne pas nuire. Malheureusement aujourd’hui, dans la précipitation du marché, on lance parfois de nouvelles molécules à peine deux ans après leur découverte.
Ce qui gêne dans la recherche sur le gène est la trop grande part laissée à l’irrationnel. Force est de constater que l’obligation de résultats pour une biologie généticienne hyper-médiatisée depuis plusieurs décennies pousse certains chercheurs à la faute. L’affaire des « bébés bulles » est révélatrice d’une déviance comportementale du monde de la génétique. Expérimenter sur des êtres vivants est un jeu à haut risque, surtout quand les chercheurs en sont encore à douter des fonctions des gènes.
La Constitution française stipule que tous les hommes naissent libres et égaux en droit, mais dans le monde d’une dictature « scientifique » où la recherche de la contrainte par la détermination génétique est la loi, les hommes ne sont plus définis que par une classification de leurs comportements. Chaque individu devrait se poser la question fondamentale de ce qui différencie l’homme de l’animal pour ne pas finir dans le vaste troupeau d’hommes triés, répertoriés et socialement domestiqués. Pour conclure, voici un extrait de La république des animaux de George Orwell (1964) qui donne à méditer : « Tous les animaux sont égaux, mais certains d’entre eux sont plus égaux que d’autres »
Agnès Farkas
17:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, eugénisme, Enron, CIA, Hariman, Huxley, INSERM
14.07.2007
Pentagon strike
La vidéo intitulée "Pentagon Strike" est désormais disponible en français à l'adresse suivante :
http://www.pentagonstrike.co.uk/pentagon_fr.htm
16:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pentagon strike, global hawk, version française, 11 septembre, 9/11
13.07.2007
1933 - 2007, deuxième partie.
Il y a quelques semaines nous nous sommes penchés sur les parallèles inquiétants entre l'élection d'Adolf Hitler en 1933 et l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy en 2007. L'article intitulé 1933 - 2007 traite des similitudes entre les spécificités des ces deux individus et entre la situation de leur deux nations d'origine.
Maintenant que quelques mois de mandat se sont écoulés, nous pouvons commencer a étudier la mise en oeuvre politique de Nicolas Sarkozy et les éventuelles analogies avec des dirigeants comme Adolf Hitler ou Georges W. Bush.
Elimination des adversaires politiques :
La neutralisation des opposants a constitué l'un des premiers objectifs d'Hitler dès son arrivée au pouvoir.
Voyons le fil des événements à l'issue de l'élection d'Hitler :
Grace à une alliance avec le Parti populaire national (DNVP), Adolf Hitler est élu chancellier le 30 janvier 1933. Moins d'un mois plus tard le Reichtag est en flamme.
Certains historiens pensent que le soir du 27 février, un détachement de Sections d'Assaut (SA) nazies aurait emprunté un passage souterrain menant de la demeure de Hermann Goering (ministre de l'Intérieur du Land de Prusse) au Reichstag et y aurait répandu des produits hautement inflammables.
La présence de Van der Lubbe sur place au même moment, allumant de son côté de petits foyers d'incendie, n'aurait été qu'une coïncidence à moins que des agents nazis aient poussé le Hollandais à la faute. Toujours est-il que Hitler tire habilement parti de la présence de ce pyromane.
Sitôt après l'incendie, le chancelier révèle sa véritable nature. Dès le 28 février, il attribue l'incendie à un prétendu complot communiste et fait arrêter 4000 responsables du parti. Le même jour, il fait signer par le président von Hindenburg un décret qui suspend toutes les libertés.
Un communiste bulgare, Georgi Dimitrov, est présenté comme la tête du complot. Il est jugé mais échappe à la mort... et deviendra plus tard le maître tout-puissant de son pays !
Le 23 mars 1933 est ouvert près de Munich, à Dachau, le premier d'une longue série de camps de concentration. Il va recevoir les opposants politiques et les suspects. Les nazis peuvent dès lors mener une campagne électorale qui mêle terreur et propagande sans qu'aucun opposant soit en mesure de se faire entendre.
[Il est intéressant de constater l'utilisation d'un bouc émissaire (Van der Lubbe dans ce cas) qui participe au complot mais n'y joue finalement qu'un rôle secondaire.
Quelques décennies plus tard Lee Harvey Oswald, un fou solitaire, se retrouvait seul responsable de l'assassinat de John Fitzerald Kennedy alors qu'un complot d'envergure nationale impliquant la CIA, les lobbys pétroliers et militaires, la mafia, les milieux conservateurs du sud et bien sûr le futur président Lyndon Johnson étaient les véritables perprétateurs de l'assassinat. Un tout nouveau documentaire offre une analyse exhaustive et pertinente de ce dossier)
Robert Fitzerald Kennedy connaissait le même sort au moment d'accéder à la présidence des USA. Un détraqué du nom de Shiran Shiran tirait de face sur le candidat. A nouveau un déséquilibré solitaire faisait basculer le destin d'une nation. Le seul problème est que les balles qui tuèrent Bob Kennedy furent tirées à bout portant et derrière le président.]
Terminons ici cette digression et revenons au cas qui nous intéresse.
Avant l'élection de 2007 quatre grandes forces politiques co-existent en France : Le parti socialiste, l'UDF de François Bayrou, l'UMP de Nicolas Sarkozy et le front national. Ces quatres mouvances représentent alors plus des 80 % des votes français.
Grâce à un discours xénophobe fondamentalement similaire à celui de Jean Marie Le Pen mais bénéficiant d'un marketing plus soigné, le candidat Sarkozy rafle l'essentiel des votes du Front National, celui-ci se retrouve à genoux et envisageait il y a quelques jours de vendre son siège.
1er ennemi éliminé par usurpation.
A l'issue du premier tour des élections présidentielles, François Bayrou est crédité de 18,7% des votes, ce résultat flatteur lui donne l'espace pour créer une dynamique centriste qui transcenderait la classique dualité gauche-droite. Dès le 25 avril, François Bayrou annonce la création du mouvement démocrate. Mais,parallélement une trentaine de députés UDF sarkosistes créent le parti du nouveau centre, ils tuent ainsi dans l'oeuf ce que Bayrou avait mis des années à créer.
2e ennemi éliminé par division.
A l'issue du deuxième tour Nicolas Sarkozy est élu alors que deux des trois forces politiques d'"opposition" sont déjà éliminés. Il n'en reste plus qu'un, le parti socialiste. Nicolas Sarkozy va faire basculer un à un des cadres du parti socialistes. Avant même le premier tour, la taupe Eric Besson, porte parole du PS rejoint Nicolas Sarkozy et crache au passage sur son ancien camp. Le bal des girouettes continue avec l'intégration de Bernard Kouchner et de Jacques Attali. Il y a quelques jours, nous apprenions que Nicolas Sarkozy soutenait la candidature de Dominique Strauss Kahn à la présidence du FMI et que Jack Lang quittait la direction du PS tout en demandant une démission collective de ce parti.
3e et dernier ennemi éliminé par infiltration.
Sarkozy : 3 - Démocratie : 0
18:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, lang, strauss kahn, besson, kouchner, bayrou, attali
Nicolas Sarkozy caresse le bouton rouge
ILE-LONGUE, Finistère (Reuters) - Nicolas Sarkozy a laissé entendre, lors d'une visite aux forces de dissuasion françaises, qu'il hésiterait pas à utiliser l'arme nucléaire en cas d'atteinte aux intérêts vitaux de la France.
"Je n'hésiterais pas à prendre des décisions qui s'imposeraient si les intérêts vitaux de notre pays et si sa sécurité étaient menacés", a dit le chef de l'Etat à plusieurs centaines d'officiers, officiers-mariniers et sous-officiers des forces stratégiques françaises lors d'une visite à l'Ile-Longue, la base des sous-marins nucléaires lance-missiles français.
Le président de la République, en tant que chef des Armées, est le seul à pouvoir décider de déclencher le feu nucléaire.
A la veille de son premier 14 juillet de chef de l'Etat, il avait choisi d'effectuer sa première visite aux armées sur le terrain aux deux composantes des forces de dissuasion nucléaire françaises - aérienne et sous-marine.
Il est d'abord allé à Landivisiau, base du groupe aérien embarqué (GAE), une des deux composantes des forces aériennes de dissuasion avec la Force aérienne stratégique (FAS), dont plusieurs Mirage 2000-N étaient aussi présents pour l'occasion.
Le GAE, qui relève de la Marine, est constitué d'une flottille d'une vingtaine de Super-Etandard pouvant emporter un missile air-sol moyenne portée (ASMP) doté d'une tête nucléaire et destinés à être embarqués sur le porte-avions Charles de Gaulle.
La FAS, qui relève de l'Armée de l'air, comprend trois escadrons d'une quinzaine de Mirage 2000-N, dotés de l'ASMP.
A l'Ile Longue, Nicolas Sarkozy est allé voir un bassin d'entretien accueillant le dernier sous-marin nucléaire lanceur d'engin (SNLE) d'ancienne génération, l'Inflexible. Il a salué au passage des salariés civils de la Direction des chantiers navals service (DCNS) chargés de l'entretien du navire.
La Force océanique stratégique (FOST) compte au total quatre SNLE, chacun doté de 16 missiles balistiques à têtes nucléaires. La France maintient en permanence à la mer au moins un de ces SNLE, qui partent pour des missions d'environ 70 jours.
Le chef de l'Etat est monté à bord d'un des trois SNLE-NG (nouvelle génération), le Vigilant, où il a visité le poste de commandement, le réfectoire et le bloc opératoire.
"L'ASSURANCE-VIE DE LA FRANCE"
"J'ai voulu, deux mois après ma prise de fonction passer un moment au sein des armées françaises et je trouvais que c'était une bonne idée de venir chez ceux qui incarnent la dissuasion", a-t-il déclaré dans une brève allocution avant de déjeuner avec des officiers et sous-officiers des forces nucléaires.
"Je sais bien que c'est un travail ingrat parce qu'on a besoin de vous au moment où ça va vraiment très mal et j'imagine que les personnels qui servent dans les différentes forces de dissuasion doivent se sentir par moment un peu oubliés. On se souvient d'eux au moment où on fait le budget", a poursuivi le président de la République.
"Vous êtes l'assurance-vie de la France", a-t-il ajouté. "En situation ultime, le pays compte sur vous. Vous devez donc vous préparer à des événements dont on souhaite profondément qu'ils ne se produisent jamais."
"Si les responsabilités pèseront sur vous, elles pèseront aussi sur moi", a souligné Nicolas Sarkozy. "Ce qu'on attend de vous, c'est le sang froid et l'esprit de décision. J'essaierai d'être digne de ceux qui, tout au long de la chaîne, devront un jour - personne ne le souhaite - mettre en oeuvre les décisions que je devrais prendre. Merci à tous."
"J'ajoute que la baraka fait partie de la bonne gestion. C'était pas dit qu'on ait le beau temps !" a-t-il ajouté sur le ton de la plaisanterie.
Il a promis de donner "les moyens nécessaires" aux forces armées "pour que la sécurité de la France, en toutes circonstances, soit garantie" - "C'est mon premier devoir et c'est donc ma première priorité."
Le chef de l'Etat a souligné que les choix politiques, financiers, industriels et militaires seraient faits en fonction d'une double exigence : la "priorité absolue" que constitue la sécurité de la France et le fait que la dissuasion a aussi une "dimension diplomatique stratégique".
"Nous sommes membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, nous sommes l'une des puissances nucléaires militaires et civiles du monde", a-t-il dit. "Cela nous donne un rôle, une responsabilité, un rayonnement, et vous êtes aussi les acteurs de cette responsabilité, de ce rôle et de ce rayonnement."
"Je vois parfois que nombre de pays, parfois à juste titre, réclament une place de membre permanent au Conseil de sécurité (...) Parfois ils ignorent que cela crée des responsabilités financières, politiques, militaires", a-t-il ajouté.
Selon Nicolas Sarkozy la bombe atomique constitue donc l'assurance-vie de la France. Voilà une combinaison singulière de termes : bombe atomique, assurance-vie. A ce que j'ai pu en comprendre la bombe atomique comme tout autre type de bombe ne peut garantir qu'une seule chose: la souffrance, la destruction et la mort soit l'opposé de ce que nous inspire l'assurance-vie.
A la 66e page de son ouvrage Ponérologie Politique, Andrew Lobaczewski nous en dit plus sur la manière dont le sens des mots est manipulé par les régimes ponérologiques et leurs dirigeants psychopathes :
Pensée inversive: qui utilise certains termes en leur donnant une signification opposée ou déformée. Exemples: paix = apaisement; liberté = licence; initiative = arbitraire; traditionnel = démodé; rassemblement = bande; efficience = étroitesse d’esprit. Les mots “paix” et “apaisement” dénotent la même chose: une volonté de paix, mais ils ont des sens très différents qui donnent une indication de l’attitude de celui qui parle de cette volonté de paix.
17:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, bombe atomique, ONU
10.07.2007
JFK : Evidence of Revision
Si vous croyez encore que les complots n'existent qu'à l'état de théorie, si vous nourrissez des doutes quant à la disparition de John F. Kennedy, si vous voulez en savoir plus sur les liens entre CIA, FBI, lobby militaro industriel, secteur pétrolier, mafia et politique alors ce film exceptionnel est pour vous :
JFK: Evidence of Revision (anglais en 5 parties). Si vous avez BitTorrent ou Pando, vous pourrez télécharger les 5 parties de ce documentaire le plus récent, le plus exhaustif et parmi les meilleurs qui soient. Même les liens avec MK-Ultra y sont mentionnés. À ne pas manquer sous aucun prétexte.
Partie 1: http://www.mininova .org/tor/ 673193
Partie 2: http://www.mininova .org/tor/ 676320
Partie 3: http://www.mininova .org/tor/ 642894
Partie 4: http://www.mininova .org/tor/ 643446
Partie 5: http://www.mininova .org/tor/ 644270
16:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JFK, RFK, Lyndon Johnson, Kennedy, Dallas, assassinat, evidence of revision
06.07.2007
Ponérisation aggravée
Les Etats Unis illustrent parfaitement les processus de ponérisation qu'une société peut connaitre. Dans ses stades les plus avancés, ce phénomène élimine toute notion d'éthique, de justice ou d'équité.
Le cas de Lewis "Scooter" Libby est un modèle du genre :
WASHINGTON (Reuters) - George Bush a partiellement gracié lundi Lewis Libby, ancien directeur de cabinet de son vice-président Dick Cheney, condamné à deux ans et demi de prison pour parjure et obstruction à la justice dans le cadre de l'affaire Valerie Plame.
Un responsable de la Maison blanche a déclaré que le président américain "a commué la peine de prison (...), maintenant la période de mise à l'épreuve et les amendes décidées par le tribunal". "Cela signifie qu'il ne va pas en prison", a ajouté ce responsable.
"Je respecte le verdict du jury. Mais j'ai estimé que la peine de prison infligée à M. Libby était excessive", a déclaré Bush dans un communiqué. "Par conséquent, je commue la part de la peine de M. Libby qui prévoyait qu'il passe 30 mois en prison".
La justice américaine a enquêté sur l'origine de la fuite ayant permis de révéler que Valerie Plame était un agent de la CIA, ce qui constitue un crime fédéral aux Etats-Unis.
Valerie Plame est l'épouse de l'ancien ambassadeur Joseph Wilson, qui avait dénoncé les raisons avancées par l'administration Bush pour le déclenchement de la guerre en Irak. Wilson a interprété la révélation du statut de son épouse comme des représailles de la Maison blanche.
Libby n'a pas été condamné pour la révélation en elle-même mais pour son rôle dans le cadre de l'enquête.
Certains éléments ultra-conservateurs du Parti républicain faisaient pression sur le président pour qu'il gracie Libby et voyaient en lui la victime d'un procureur particulièrement zélé qui l'avait condamné en juin à deux ans et demi de prison.
"AU-DESSUS DES LOIS"
Les démocrates, qui avaient obtenu l'ouverture de plusieurs enquêtes sur la conduite de l'administration Bush dans l'affaire Plame, ont aussitôt fustigé la décision prise par Bush.
Le chef du groupe démocrate au Sénat, Harry Reid, a jugé "honteuse" la décision du chef de la Maison blanche. Selon lui, la condamnation de Libby était "un faible écho des comptes que doit rendre la Maison blanche pour ses tentatives de manipulation des renseignements et de la mise au pas des adversaires de la guerre contre l'Irak".
12:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Libby, Lewis, George, Walker, Bush, Valerie, Plame


