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27/06/2007

Le gnome et l'orque, saigneurs des agneaux ?

Dis moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es.

Nicolas Sarkozy, qui n'a pas obtenu le diplôme de Sciences Politiques en raison de notes éliminatoires en anglais semble essayer de rattraper son retard dans le domaine en rencontrant des anglophones.

Après sa réception médiatisée de l'émissaire de la scientologie Tom Cruise, Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa poursuit sa tournée des grands humanistes de la planète en rencontrant Arnold Shwarzenegger.

Comme nous le savons Arnold Schwarzenegger est le gouverneur actuel de la Californie. Si nous nous penchons sur sa biographie, des éléments singuliers apparaissent, extraits de son parcours et de celui de son père Gustav :

"...Le père d'Arnold, Gustav, a essayé de s'inscrire au parti nazi autrichien dès 1938. Il a fini par être enrôlé dans les tristement célèbres SA de Hitler, ou "chemises brunes", en mai 1939, six mois après la fameuse "nuit de cristal", au cours de laquelle les SA se sont illustrés d'une manière infâme. C'est pendant cette nuit que les propriétés des Juifs, leurs entreprises, leurs maisons et leurs synagogues, ont été pillées, rasées, brûlées et détruites dans toute l'Allemagne et en Autriche. Des milliers de Juifs furent raflés et conduits dans des camps de concentration.

Au cours de la seconde guerre mondiale, Gustav a suivi l'armée allemande dans ses campagnes brutales et sanglantes en Pologne, en France et en Russie. Au cours de ces campagnes, le rôle de Gustav fut celui d'un policier militaire. Il se rendait souvent au front pour combattre dans les zones où les combats étaient les plus violents.

Gustav Schwartzenegger finit par être promu au grade de sergent-chef dans la Feldgendarmerie, la police militaire allemande. Le rôle de cette police militaire était d'identifier et de rechercher les populations civiles destinées au massacre ou à l'internement dans des camps de concentration.

Arnold Schwartzenegger est depuis longtemps l'ami personnel d'un certain nombre de criminels de guerre nazis, ainsi que de néo-nazis autrichiens. Arnold a en particulier invité Kurt Waldheim, ancien Secrétaire Général des Nations Unies, à son mariage avec Maria Shriver en 1986. A cette époque, K. Waldheim avait déjà été dénoncé comme un ancien officier SS, qui avait commis des crimes horribles contre les Grecs et les Serbes au cours de la dernière guerre mondiale.

Pendant la cérémonie de son mariage, Arnold Schwartzenegger fit un discours très émotionnel, allant jusqu'à dire : "J'aime Kurt, malgré toutes ces balivernes nazies !" On lui avait pourtant conseillé la prudence, en raison du passé nazi de K. Waldheim..."

Voilà donc un premier point commun troublant. Les deux intéressés ont un père nazi et ont de fait hérité des gènes autosomes de ceux-ci. Le parcours nazi du père Sarkozy a été décrit dans un article précédent nous n'y reviendrons donc pas.

Un deuxième point commun réside dans cette profonde obssession pour le pouvoir. Dans "The Hero of Perfected Mass" , le Terminator déclare : "A ce moment-là, je ne pensais pas à l'argent. je pensais à la gloire, simplement devenir le plus grand. Je rêvais de devenir le dictateur d'un pays ou bien un sauveur comme Jésus..."

De son côté Nicolas Sarkozy dévoile une partie de sa relation au pouvoir en paraphrasant Laurent Fabius qui évoque en ces termes sa candidature en 2007 : "J'y pense parfois le matin en me rasant". Par la suite, Nicolas Sarkozy réplique sur le même sujet, en employant la même métaphore: "Pas seulement en me rasant" ! 

Il est intéressant de noter dans le même "The Hero of Perfected Mass", une autre déclaration d'Arnold Schwarzenegger :

"C'est comme lorsque les gars commençaient à fumer dès l'âge de onze ans, j'étais le premier à dire 'c'est pas bon'. Vous voyez j'avais le sentiment que c'était une pratique d' untermensch."

 Ce terme untermensch est un concept de fond de l'idéologie nazie, selon laquelle il y  aurait une race supérieure aryenne (devrions nous dire les individus portant le gène de la psychopathie ?): les ubermensch et une race inférieure, les non-aryens (devrions nous dire les individus dépourvus du gène de la psychopathie ?), les untermensch.

Cela nous renvoie aux déclarations foncièrement eugénistes sur le gène du suicide, le gène de l'homosexualité,... proférées à plusieurs reprises par Nicolas Sarkozy et épinglées entre autre par le philosophe Michel Onfray

Héritages génétiques et culturel d'un père nazi, obssession pour le pouvoir, vision eugéniste du monde,... Malgré leur différence de gabarit, Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa et Arnold Schwarzenegger ont manifestement de nombreux points communs.

Pour terminer une petite photo qui illustre le tout. Ce cliché m'a rappelé un dessin animé de l'époque. J'ai du mal à me souvenir du titre, à si maintenant ça me revient, Diabolo et Satanas.

 

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24/06/2007

Analyse graphologique de Nicolas Sarkozy

La graphologie est une des nombreuses techniques permettant de se faire une idée du profil psychologique d'un individu.

Jean-Paul Gauthier, psycho-graphologue et expert judiciaire en écritures a mis en ligne une étude graphologique relative au profil de Nicolas Sarkozy.

Il est intéressant  de constater combien ses conclusions se rapprochent des spécificités psychologiques communément constatées parmi les personnes atteinte de psychopathie. 

Ecriture de Nicolas SARKOZY :

Ce qui frappe tout d’abord, c’est la distorsion importante entre son écriture et sa signature. Une écriture petite, fragile, régressive, avec plusieurs

lettres à rebours, mal formées ou imprécises, des torsions et une direction chancelante qui sont signes de « mal être », d’anxiété et d’inhibition. Par contre, une signature très différente dans plusieurs aspects et notamment dans sa dimension – voir le « N », le « l » et le « S » surélevés comme s’il voulait grandir et paraître fort aux yeux des autres.

Certains psychologues parleraient d’un complexe d’infériorité surcompensé. « j’ai des cicatrices partout » confiait-il récemment à un journaliste. Il le confirme bien par son écriture.

Quand on compare donc son écriture et sa signature, on peut se demander si cet être tourmenté a réellement les capacités pour réaliser ses ambitions. D’autre part, lorsqu’on lit le texte, on reste atterré. Pourquoi éprouve-t-il le besoin de nous dire qu’il ne nous mentira pas, qu’il ne nous trahira pas, qu’il ne se dérobera pas ? comme si on pouvait douter de sa sincérité. Eh bien oui, on peut en douter, car beaucoup de graphologues considèrent que les lettres à rebours, mal formées, les gestes régressifs, les reprises ou les torsions sont des signes d’insincérité. En quelque sorte, on peut dire que ce qu’il affirme est contredit par son graphisme.

N.B. : J’ai soumis ces appréciations à plusieurs collègues graphologues qui les ont approuvées.

23/06/2007

Nouveau forum sur la psychopathie

Un nouveau forum francophone intitulé "Les signes des Temps" vient de voir le jour. Il traite de pyschopathie et de nombreux sujets connexes.

 

Nous vous encourageons vivement à visiter cet espace virtuel et pourquoi pas à y participer.

20/06/2007

Présentation vidéo de Ponérologie Politique

 L'ouvrage d'Andrew Lobaczewski Ponérologie Politique, une étude de la psychopathie et de la pathocratie : le Mal macro-social, est distribué en France par les éditions Pilule Rouge http://www.pilulerouge.com/pages/pp.htm

"Choquant dans la sobriété clinique de ses descriptions de la vraie nature du mal, poignant dans les passages plus littéraires où l’auteur révèle les souffrances vécues par les chercheurs qui ont été contaminés ou anéantis par la maladie qu’ils étudiaient [la psychopathie], cet ouvrage devrait être lu par tout citoyen de tout pays qui se revendique d’une base morale ou humaniste. Car il est certain que la moralité et l’humanisme ne peuvent longtemps supporter les déprédations du Mal. La connaissance de sa nature, de la façon dont il crée ses réseaux et s’étend, de la perfidie de son approche pernicieuse, en est l’unique antidote."

 Regardez, comprenez, et décidez :

12/06/2007

La danse des fascinateurs

Commençons par un extrait de La Controverse de Sion relatif au parcours de l'auteur Meyer Levine

"... Au cours des grèves dans le domaine de la sidérurgie en 1937 à Chicago, lorsque les grévistes et la police s’opposèrent et que des coups de feu furent tirés, et que plusieurs personnes furent tuées. M. Levine, en tant que « bénévole », s’était « mêlé » à la procession des manifestants et il « s'enfuit avec les autres » lorsque les balles commencèrent à fuser. Il n’était pas un ouvrier en sidérurgie ou un manifestant. Ensuite avec d’autres qui étaient apparemment aussi des bénévoles, il organisa un grand meeting. Au cours de celui-ci il montra des photos de journaux dont il avait retiré les légendes. Il accompagna ces images de ses propres commentaires, visant à donner à ces photos un caractère provocateur et différent de l’effet original. Il déclara :

 « Un grondement tellement étrange s’éleva qu’il semblait que le vaste auditorium était devenu un chaudron de rage, se retournant contre moi… J’eus le sentiment que je ne pourrais jamais contrôler la foule, qu’elle allait se jeter vers les portes, sortir en courant et brûler l’hôtel de ville – l’impact de ces images était si révoltant… A cet instant-là je compris pleinement le danger provenant du pouvoir, car je ressentis que quelques mots auraient suffi à déclencher une violence supérieure à ce qui avait eu lieu au cours du Jour du Souvenir… Si parfois je m’étais senti exclus tel un étranger, artiste et juif, je savais que des actes universels existaient… Je perçus que peut être l’une des raisons expliquant le réformisme social du Juif provenait de ce besoin de fusionner avec ces mouvements qui appréhendent ses propres problèmes ».

Ces mots nous rappellent la phrase du romancier juif Maurice Samuel , « nous les Juifs, les destructeurs, resterons à jamais des destructeurs ».

M. Levine semble affirmer que c’est seulement dans l’instrumentalisation d’autrui qu’il pouvait, lui l’ « étranger », se sentir « inclus », ou voir ses problèmes appréhendés.

Dans le passage cité, M. Levine semble révéler qu’il ne pouvait se considérer comme faisant partie de l’humanité que lorsqu’il manipulait les foules.

Revenons maintenant en France et penchons nous sur la relation de Nicolas Sarkozy à ses électeurs. La Télé Libre nous fournit un excellent article à ce sujet. Morceaux choisis :

"... La ferveur est palpable, l’image est étonnante. À 50 centimètres de l’objectif, Nicolas nous tourne le dos, et comme lui nous avons les projecteurs en plein dans les yeux. On voit bien sa main droite qui rythme ses paroles. Tout le reste de l’image, embué par la lumière des projecteurs, est rempli par des visages de jeunes disciples illuminés.
– Si vous voulez conquérir des galons, si vous voulez prendre des responsabilités, vous allez les gagner avec votre travail, par votre mérite et par vos efforts. Ce sont des valeurs républicaines et ce sont les nôtres !
– Nicolas ! Nicolas !
Cette fois, les jeunes sont en délire. Henry tourne sa caméra vers le bas. Ils sont là, agenouillés, comme en transe. Cécilia Sarkozy est au premier rang, par terre, elle tend son téléphone au-dessus de sa tête pour prendre une photo, et elle n’est pas la seule. Devant cette assistance, presque couchée au sol, Nicolas Sarkozy est enfin comme un géant. Des gouttes de sueur scintillent sur son visage en contre-jour. Son bonheur est immense.
– Moi aussi, j’ai été comme vous, un jeune qui n’avait pas de relations, il y a presque trente ans !
– NICE ! répondent quelques voix dans la salle.
Les jeunes militants connaissent par cœur la carrière politique de leur mentor. C’était effectivement à Nice, le 15 juin 1975, sa première heure de gloire. En tant que délégué des jeunes de l’UDR dans les Hauts-de-Seine, il était invité à prendre la parole dans un meeting. « C’est toi, Sarkozy ? », lui demande un certain Jacques Chirac, « tu as cinq minutes ? » Il n’a que vingt ans, et déjà l’ambitieux Nicolas ne va pas obéir. Il va tenir la tribune pendant vingt longues minutes et il ne pourra s’arrêter que devant un tonnerre d’applaudissements. Des instants de plaisir intense, dont il reparle encore aujourd’hui avec émotion. Ce soir-là, à La Bodéga, Nicolas Sarkozy revoit sans doute tout le film de sa vie politique.

– J’ai besoin de jeunes libres ! Pas des jeunes à qui on explique ce qu’ils doivent penser, je ne veux pas que vous soyez prisonniers, y compris de ce que je pense moi-même ! Mes chers amis, je compte sur vous ! Merci !
– Nicolas Président !


Demander aux jeunes militants l’autonomie intellectuelle et politique vis-à-vis de leur idole et nouveau leader, voilà qui ne manquait pas de sel ! Car la famille gaulliste, depuis l’époque du général jusqu’à Jacques Chirac, s’est toujours constituée en suivant un « chef ». Mais peut-être le jeune militant de Neuilly en avait-il souffert. En tout cas, sur ce point-là comme sur d’autres, il marquait sa différence, peut-être même son humanité, de toute façon son intelligence. Mais, manifestement, les jeunes de l’UMP n’avaient pas ce soir-là entendu cette phrase si étonnante. Non, ce qu’ils voulaient tous, c’était voir et aussi toucher leur nouveau gourou, celui qui allait les amener à la victoire.

Sous les ovations, Nicolas Sarkozy descend alors de son petit piédestal. Voici maintenant les bousculades, les poignées de main et les embrassades ; et puis les sourires et les « merci », dont il est un spécialiste : « merci beaucoup », « merci, c’est gentil d’être venu », et surtout le « merci, hein ! », qui lui est si particulier.

 Dans son étude sur la psychopathie appliquée à des fins politiques : "Ponérologie Politique", Andrew Lobaczewski nous éclaire sur ces comportements tellement similaires que nous retrouvons chez Meyer Levine, Nicolas Sarkozy et bien d'autres :

 
"...Pour pouvoir comprendre les voies ponérogéniques, en particulier celles qui sont à l’oeuvre dans un contexte social large, nous allons passer en revue les rôles  et personnalités d’individus que nous appellerons “fascinateurs”, qui sont très actifs dans le domaine qui nous occupe, bien que leur nombre soit statistiquement négligeable.  Ils sont en général porteurs de divers facteurs pathologiques, de certaines caractéropathies, et d’anomalies génétiques. Les individus présentant des malformations de la personnalité jouent souvent les même rôles, bien que l’échelle sociale reste restreinte (famille ou voisinage) et qu’ils ne dépassent pas certaines limites de décence.   Les fascinateurs sont caractérisés par un égotisme pathologique. Ces personnes se sentent très tôt forcées par quelque cause interne,  de faire un choix  entre deux possibilités: soit de forcer les gens à penser et ressentir les choses comme elles le font elles; soit de se sentir solitaires et différentes, un défaut pathologique d’adaptation à la vie sociale.  Parfois le choix doit se faire entre “charmer le serpent” et le  suicide.

La répression réussie de l’auto-critique ou de concepts déplaisants du champ de la conscience  donne graduellement lieu aux phénomènes déjà cités de pensée inversive, de pseudo-logique, pseudo-moralisme, et de blocages inversifs. Ils finissent par affluer si abondamment qu’ils noient le mental de l’homme moyen. Tout doit être subordonné à leur conviction surcompensatoire qu’ils sont exceptionnels, parfois mêmes messianiques.  Une idéologie se fait jour, en partie véridique, et dont la valeur est censée être supérieure.  Mais l’analyse des fonctions exactes d’une telle idéologie dans la personnalité du fascinateur, montre qu’il s’agit là d’un moyen d’auto-séduction, utile dans le balayage des associations auto-critiques vers le subconscient. Le rôle de cette idéologie dans l’instrumentalisation d’autrui sert lui aussi les objectifs du fascinateur..."

11/06/2007

La Controverse de Sion - l'Histoire d'une tragédie, celle de la naissance du sionisme

Controversy of Zion (dont nous citions un passage dans cet article ), l'ouvrage écrit dans les années 50 par l'auteur et journaliste anglais Douglas Reed, est maintenant disponible en français.
Ce livre très documenté retrace la genèse du judaïsme et du sionisme ; il est hautement recommandé si l'on veut comprendre les événements qui menèrent à la création de l'État d'Israël et l'attitude de soumission permanente des dirigeants occidentaux au sionisme.

La Controverse de Sion, téléchargeable en PDF

Les promesses n'engagent que ceux qui y croient

Dans un article récent nous nous sommes penchés sur l'importance de comparer les déclarations et les faits. Voici une vidéo qui récapitule une partie des décalages dont l'auteur n'est autre que Nicolas Sarkozy.

 

 

10/06/2007

Les prouesses de Nicolas Sarkozy au G8

A en croire les médias de masse, la prestations de Nicolas Sarkozy au cours de son premier G8 fut en tout point remarquable.

Ainsi le Monde dans son édition du 7 juin 2007 entame son compte-rendu ditirambique avec ces mots : "Pour son premier sommet du G8, Nicolas Sarkozy a obtenu presque carton plein, jeudi à Heiligendamm, dans le nord de l'Allemagne..."

Le Monde souligne ensuite toutes les avancées gagnées par le président de la République française dans le domaine de la réduction des gas à effet de serre, de la crise au Balfour, du nouveau traité européen ...

Avec le phénoménal Nicolas Sarkozy, il semblerait que tous les problèmes de la planète vont être résolus quasi-instantanément.

Avec un peu de recul, nous pouvons toutefois nous demander comment celui qui n'a pu résoudre les problèmes de sécurité en France après 5 ans de mandat pourrait avoir un quelconque impact positif sur des problématiques éminemment plus complexes telles que le réchauffement climatique.

Ceci dit il semblerait que les médias de masse nationaux (dont Le Monde n'est qu'un des représentants) aient développé un vision légérement tronquée de ce qui s'est réellement passé au cours de cette dernière conférence de presse du G8.

Jetez plutôt un coup d'oeil à cette vidéo. Il s'agit ni plus ni moins des premières secondes de la conférence de presse donnée par Nicolas Sarkozy au cours du G8.

Après plusieurs visionnage, il apparait clairement que Nicolas Sarkozy :

* a des problèmes d'équilibre, notez les titubements et les difficultés qu'il éprouve à rester dans la même posture.

* a connu plusieurs dissociations : absences ponctuelles, regard dans le vide.

* tenait des propos incohérents.

* semblait dominé par une irrépréssible envie de rire

Quel est le problème ? Nicolas Sarkozy a bu un coup de trop et il cuvait pendant sa conférence de presse. Et alors ?

Effectivement cela n'est pas forcément un problème en tant que tel.

Revenons tout de même quelques mois en arrière. Les élections présidentielles sont en ligne de mire. Nicolas Sarkozy a entamé sa danse du ventre, racontant à chacun ce qu'il veut entendre. Le voici donc en février 2007 devant les caméras de TF1 parlant encore de lui. Compte-rendu de l'entretien par Libération : "Je vais vous dire un truc qui va vous décevoir, je ne bois pas de vin. Enfin je ne bois pas d'alcool plutôt.» 

Voilà un premier élément qui ne devrait pas étonner grand monde, Nicolas Sarkozy est un menteur. Ce qui est plus étonnant c'est qu'il mente sur des sujets aussi secondaires. Cela nous laisse imaginer ce qu'il en sera lorsque les enjeux seront plus importants. Comme dans le cas de la participation des troupes françaises à l'invasion d'un pays du Moyen-Orient par exemple ?

Ce coup d'éclat pendant la conférence de presse du G8 nous rappelle également le départ de Nicolas Sarkozy en jet privé au lendemain du deuxième tour à destination de Malte où il passa des vacances sur le yacht de son ami et milliardaire Vincent Bolloré.

Le décalage entre le discours de Nicolas Sarkozy (la France qui se lève tôt, la mise en avant de valeurs telles que le travail, le courage, la détermination, la responsabilité, le mérite) et les faits (vacances le lendemain de l'élection, première conférence de presse au G8 donnée en retard et ivre) est tout simplement abyssal.

Dans une publication datant de 1991, le professeur Robert Hare décrit l'échelle de psychopathie  (PCL-R), il s'agit d'un instrument développé pour cerner le fonctionnement psychopathique, sous l'angle des traits de personnalité et sous l'angle des comportements, tel par exemple l'impulsivité. C'est aujourd'hui l'instrument de référence dans le domaine.

Il est intéressant de constater que dans cette échelle de mesure de la psychopathie, les décalages entre les déclarations du patient et la réalité de ses actes constituent l'un des facteurs les plus fortement pondérés

09/06/2007

Genèse du sionisme

Suite au constat de prises de positions clairement sionistes de la part de Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner ou Jacques Attali, il nou semble utile de nous pencher sur la genèse de cette idéologie politique xénophobe.

Tout commence en 458 av. J.-C., Douglas Reed dans son ouvrage intitulé "la Controverse de Sion" écrit :

"Le véritable début de cette affaire prit place un jour de l’an 458 av. J.-C. Ce jour-là, l’insignifiante tribu palestinienne de Juda (précédemment désavouée par les Israélites) produisit une doctrine raciste, dont l’effet perturbateur sur les affaires humaines postérieures dépassa peut-être celui des explosifs ou des épidémies. Ce fut le jour où la théorie de la race supérieure fut mise en place en tant que « Loi »."

Malgré cette notion de peuple élu, Le concept de sionisme, de terre promise (dans tel ou tel ouvrage par tel ou tel dieu) n'existait pas encore. C'est en substance ce que confirme Laura Knight-Jadczyk dans 9/11, l'Ultime Vérité

"L’essentiel est que, l’idée des juifs en tant que nation ou même en tant que groupe ethnique qui devrait être « exclusif » ne semble pas spécifique à la foi des gens qui vécurent dans l’éphémère état de l’ancien Israël. Comme on peut aisément le discerner, les gens qui vivaient sur le territoire qui était alors appelé Judée avaient différentes origines et nationalités et s’il y eut un exode, il fut le résultat de l’éruption du volcan Théra sur l’île de Santorin approximativement en 1600 av. J.-C., événement qui scella la fin de la civilisation de l’Age de bronze.[Flavius Josèphe in "Antiquités Juives"]

Plus tard, à l’époque de Josèphe, la Judée n’était pas un état strictement « juif ». La population consistait en un mélange de gens et de cultures. Qui plus est, tout au long de l’histoire, certains Israélites n’ont pas vécu selon les « coutumes des Israélites ». Par exemple à l’époque de Josèphe, de nombreux juifs étaient relativement hellénisés, comme en témoigne l’apôtre Paul.

Un élément qui saute aux yeux est qu’aucun de ces individus, une fois que Jérusalem fut détruite (apparemment la raison principale en serait la sédition juive comme cela fut précédemment le cas pour l’invasion babylonienne), n’avaient idée qu’un grand état religieux venait de disparaître et qu’ils devaient garder espoir qu’il soit re-créé dans le futur."
 

Même après la destruction de Jérusalem (en 70 ap. J.-C.) l'idée fondamentale sur laquelle est fondé le sionisme n'existait pas. Il faut attendre le XIIe siècle de notre ère pour entrevoir les premiers signes de ce qui alors relève du pur délire mégalomaniaque. Voyons ce qu'en dit Koestler dans son livre intitulé "la 13e Tribu" :

Au douzième siècle apparu alors en Khazarie un mouvement messianique, une tentative rudimentaire de croisade juive, visant la conquête de la Palestine par la force des armes. L'initiateur de ce mouvement était un Juif khazar, un certain Solomon ben Duji, aidé par son fils Menahem et un scribe palestinien. Ils écrivirent des lettres à tous les juifs, proches et éloignés, dans tous les pays autour d'eux... Ils disaient que le temps était venu où Dieu rassemblerait Israël, Son peuple depuis tous les pays vers Jérusalem, la ville sainte et ce Solomon Ben Duji était Elijah et son fils était le Messie.

Ces appels ont été apparemment envoyés aux communautés juives du Moyen-Orient et semblent avoir eu peu d'effet, puisque l'épisode suivant eut seulement lieu vingt ans plus tard environ, lorsque le jeune Menahem prit le nom de David al-Roy et le titre de messie. Bien que ce mouvement fût initié en Khazarie, son centre se déplaça bientôt au Kurdistan. David y rassembla une armée substantielle - probablement constituée de juifs locaux, renforcée par des Khazars - et il réussit à prendre possession de la forteresse stratégique d'Amadie, au nord-est de Mosul. D'où il put avoir espéré mener son armée à Edesse et forcer son chemin par la Syrie jusqu’à la Terre sainte. [...]

David a certainement éveillé de fervents espoirs messianiques au sein des juifs du Moyen-Orient. Un de ses messages arriva à Bagdad et [...] il demanda à ses citoyens juifs de se réunir une certaine nuit sur les toits plats de leurs maisons, d'où ils seraient emportés sur des nuages vers le camp du messie. Un nombre considérable de juifs passa cette nuit sur les toits en attendant le vol miraculeux.

Mais la hiérarchie rabbinique à Bagdad, craignant des représailles par les autorités, adopta une attitude hostile au pseudo messie et le menaça d'une interdiction. Il n’est pas étonnant de constater que David al-Roy fut assassiné - apparemment dans son sommeil, soi-disant par son propre beau-père [...]

Sa mémoire fut vénérée et quand Benjamin de Tudela voyagea en Perse vingt ans après l'événement, « ils parlaient toujours affectueusement de leur leader ». Mais le culte ne s'est pas arrêté là. Selon une certaine théorie, le « bouclier à six pointes de David » qui orne le drapeau israélien moderne, commença à devenir un symbole national avec la croisade de  David al-Roy. [...]

Pendant la moitié de millénaire de son existence et son impact sur les communautés d’Europe de l'Est, cette expérience remarquable en terme d'habileté politique juive a sans aucun doute eu une influence plus grande sur l'histoire juive que nous ne sommes encore capables de l’imaginer.

 Vous noterez que le premier élan sioniste vient d'un individu quelque peu singulier originaire de Khazarie, il est intéressant de noter que les Khazars ont été convertis au judaisme et qu'il n'ont rien à voir génétiquement ou ethniquement avec les juifs sémites originels. Mais nous y reviendrons dans un article ultérieur.

Continuons à suivre les premiers pas du sionisme. Quelques années après l'embryon de croisade initié par Solomon Ben Duji, Maimonides s'est approprié cet événement et a commencé à l'intégrer dans ses réflexions talmudiques. On trouve le passage suivant dans 9/11 l'Ultime Vérité :

"Aujourd’hui l’acception juive traditionnelle du messie n’a rien de surnaturel, elle est parfaitement clarifiée par Maimonide dans son commentaire sur les lois du sanhédrin extraites du talmud babylonien. Il écrivit à ce propos :

"Les Temps messianiques auront lieu lorsque les Juifs recouvreront leur indépendance et retourneront tous en terre d'Israël. Le messie sera un très grand roi, il accomplira de grands actes, et sa réputation parmi les nations non juives sera encore plus grande que celle du roi Salomon. Sa grande droiture, et les miracles qu'il accomplira, seront cause que tous les peuples feront la paix avec lui et toutes les nations le serviront [...]

Rien ne changera aux temps messianiques, à ceci près que les juifs recouvreront leur indépendance. Riches et pauvres, forts et faibles existeront toujours. Cependant, il sera très facile de pourvoir à sa subsistance, et on pourra accomplir beaucoup avec peu d'efforts. Ce sera un temps où le nombre d'hommes sages augmentera [...] la guerre n'existera plus, et les nations ne brandiront plus l'épée les unes contre les autres [...]

L'âge messianique sera éclairé par une communauté de justes, et dominé par la bonté et la sagesse. Il sera dirigé par le messie, un roi droit et honnête, éminent de sagesse, un roi droit et honnête, proche de dieu. Ne crois pas que les voies du monde ou les lois de la nature seront changées, ce n'est pas vrai. Le monde continuera tel qu'il est. Le prophète Isaïe a prédit « Le loup vivra avec l'agneau, le lion dormira avec l'enfant. » Ceci n'est cependant qu'une allégorie, signifiant que les juifs vivront en sécurité, même avec les nations auparavant perverses. Toutes les nations retourneront à la vraie religion, et ne voleront ni n'opprimeront plus.

Notez que toutes les prophéties ayant trait au messie sont allégoriques - ce n'est qu'aux temps messianiques que nous connaîtrons la véritable signification de chaque allégorie et ce qu'elles nous enseignent. Nos sages et prophètes n'ont pas désiré l'avènement des temps messianiques dans le but de diriger le monde et de dominer les gentils, la seule chose qu'ils voulaient était la liberté pour les juifs de s'investir dans la Torah et sa sagesse."

Cette théorie est acceptée par les juifs orthodoxes d’aujourd’hui, mais remarquez les similitudes avec les idées mises en avant par le juif khazar Salomon Ben Duji (David Al-Roy) et son fils Menahem.

Grâce à Maimonide la notion de terre promise fut lentement instillée dans l'esprit de la communauté juive jusqu'à ce qu'en 1919,  sept siècles plus tard, les choses commencent vraiment à s'accélérer avec la déclaration du Premier ministre britannique de l'époque, M. Balfour.

Mais pourquoi un chrétien pratiquant allait-il devenir le supporteur inconditionnel du sionisme ? Continuons avec un nouvel extrait de la Controverse de Sion relatif à Opliphant et à la déclaration Balfour :

"Une interprétation des nombreuses prophéties est que la fin du monde suivra le « retour » des Juifs en Palestine, de sorte que les gens qui promeuvent cette migration présument même déterminer le moment où Jéhovah mettra fin à la planète. La mystification exprimée par Oliphant fut ressentie par un politicien français rendu perplexe à la Conférence de la Paix de 1919, qui demanda à M. Balfour pourquoi il désirait tant provoquer le « retour » des Juifs en Palestine ; si c'était vraiment l'accomplissement de la prophétie, alors la prophétie décrétait aussi que la fin du monde s’ensuivrait. M. Balfour répondit indolemment. "Précisément, c'est ce qui rend tout cela tellement intéressant"."

Norman Finkelstein confirme dans "Behind Chutzpah" avec une analyse plus récente (La Controverse de Sion a été écrite en 1956) le rôle et la vision de Balfour ainsi que la dimension fondamentalement xénophobe du sionisme :

"Une autre sorte de justification annulait tout injustice infligée à la population autochtone par l’assertion selon laquelle la Palestine était (quasiment) inhabitée avant que les Juifs n’arrivent. Ironiquement, cet argument s’est révélé être la preuve la plus accablante de l’injustice commise : il reconnaît indirectement que, si la Palestine avait été habitée, ce qui était largement le cas, alors l’entreprise sioniste était moralement indéfendable. Ceux qui admettent la réalité d’une présence palestinienne tout en fonctionnant hors des sphères idéologiques sionistes ne peuvent trouver de justification au sionisme autres que le racisme : c'est-à-dire que, dans la grande histoire de l’humanité, la destinée des juifs était simplement plus importante que celle des Arabes. Si ce ne fut pas dit publiquement, cela fut largement développé en privé et c’est ainsi que les britanniques rationalisèrent la déclaration Balfour. Pour Balfour lui-même, «  nous refusons délibérément et légitimement d’appliquer le principe d’autodétermination » pour les « habitants actuels » de la Palestine, parce que «  la situation des juifs hors de la Palestine [est] d’ une importance capitale » et le sionisme prend racine dans une tradition ancestrale, dans les besoins actuels, dans les espoirs futurs, avec une signification bien plus profonde que les désirs ou les souffrances des 700.000 Arabes qui habitent actuellement ces terres ancestrales."

Pour conclure rappelons nous l'anecdote d’Isaac ibn Yashush, le médecin juif de la cour qui découvrit que c’est quelqu’un qui vécut après Moïse qui écrivit la liste des rois édomites. Il fut surnommé « Issac le gaffeur » par Abraham ibn Ezra, un rabbin du 12e siècle qui déclara, au sujet de l’impossibilité que Moïse ait écrit la Torah, « et si vous comprenez, alors vous reconnaîtrez la vérité, et celui qui la comprend restera silencieux ».

08/06/2007

Chronique de la violence ordinaire

Tabassage immédiat à bord du vol Paris-Bamako

 

lundi 28 mai 2007

 

L’équipe du cinéaste Laurent Cantet était présente dans l’avion. Témoignage

« Nous partions à Bamako tourner quelques scènes de mon prochain film », raconte le réalisateur Laurent Cantet (Ressources humaines, l’Emploi du temps). « Et au moment où les portes de l’avion allaient se refermer, on a entendu des hurlements », poursuit son assistant et directeur de production, Michel Dubois. Une bagarre vient d’éclater à l’arrière de l’appareil d’Air France 796 à destination de la capitale du Mali. Le décollage était prévu à 16 h 40 samedi. L’embarquement s’était passé tout à fait normalement. Les passagers ne savaient pas qu’un sans-papiers en cours d’expulsion de la France vers le Mali devait voyager dans le même avion qu’eux.

« Grande violence »


La suite est racontée par Laurent Cantet, Michel Dubois et des membres de l’équipe de tournage. Ce qu’ils ont vécu était si dur que, dans la nuit de samedi à dimanche, ils ont couché leur témoignage par écrit. Le Réseau Éducation sans frontières (RESF), auquel appartient le cinéaste, s’est chargé hier de le diffuser.

Michel Dubois est assis au fond de l’appareil. Il se retourne. Voit deux personnes en civil tentant de contenir un Noir assis au dernier rang, qui se débat violemment. « On s’est demandé s’il s’agissait d’une agression entre passagers », raconte-t-il. Plusieurs personnes s’interposent. Les individus en civil révèlent alors leur état de policiers. « S’ensuit une scène d’une grande violence, raconte Laurent Cantet. Les flics étaient à genoux sur le mec. L’un semblait vouloir l’étrangler, l’autre lui assénait des grands coups de poing dans le ventre. » Les hurlements du Noir se transforment en râles. « Sous les huées des passagers, l’homme finit par être immobilisé et sanglé », témoignent les collaborateurs de Laurent Cantet. La scène a duré dix bonnes minutes. Dans l’avion, et plus précisément à l’arrière, beaucoup de voyageurs sont Noirs, et réagissent particulièrement mal. « Un passager a filmé la scène avec son téléphone portable », raconte Laurent Cantet. Une policière qui semble être la responsable de l’opération « menace alors d’arrestation les personnes les plus proches et photographie les protestataires ». Elle leur explique que l’homme n’est pas un simple sans-papiers mais un « double peine » ; en clair, un repris de justice condamné à une peine de prison et à l’expulsion de France. Le passager, lui, semble avoir perdu connaissance. « Il a fait une sorte de crise d’épilepsie », témoigne Michel Dubois. Les policiers décident de l’évacuer.

« On l’a vu passer avec les yeux révulsés, la langue qui pendait, de la bave autour de la bouche, rapporte Laurent Cantet. Quelqu’un l’a ensuite aperçu par le hublot dans une ambulance avec un masque à oxygène. » Les témoins sont sous le choc. « Beaucoup imaginent que l’homme est mort, ce qui fait encore monter d’un cran l’émotion. » Une hôtesse et plusieurs passagères pleurent.

Une fois l’homme débarqué, « une bonne dizaine d’agents de la police de l’air et des frontières [la PAF, ndlr] font irruption dans l’appareil », poursuivent les collaborateurs de Laurent Cantet. Le cinéaste pense que les policiers sont à la recherche de celui qui a filmé la scène. Mais ils ne parviennent pas à l’identifier. Et repartent avec Michel Dubois. « J’ai été désigné par la responsable de l’opération comme celui qui avait mené l’opposition à cette action extrêmement violente », témoignait-il hier. De nouveau des passagers protestent, refusant de s’asseoir et de se calmer. Un policier remonte alors à bord de l’avion pour leur proposer, selon Laurent Cantet, « un marché incroyable : Michel pourrait réembarquer à condition que l’expulsé le soit aussi ». Un autre policier indique que Michel Dubois a été placé en garde à vue, et menace les protestataires du même sort.

Vol annulé

L’affrontement dure depuis une bonne heure. Il est près de 18 heures. Le commandant de bord annonce que le vol est annulé. Dans son message, il évoque « les « manœuvres » d’un individu refusant d’être reconduit dans son pays d’origine », et « les manifestations d’une minorité de passagers », affirment les collaborateurs du cinéaste. Dans l’aérogare, les policiers sont toujours, selon Laurent Cantet, à la recherche du photographe. Michel Dubois, lui, a été relâché vers 22 heures. Apparemment sans que des poursuites aient été engagées contre lui, affirmait hier son avocate, Dominique Noguères.

Du côté d’Air France, un porte-parole de la direction banalisait l’affaire, confirmant qu’un « reconduit à la frontière a protesté, à la suite de quoi il y a eu une petite réaction d’hostilité, semble-t-il, de certains passagers ». Le commandant de bord, estimant alors « que les conditions de sécurité n’étaient pas entièrement réunies pour que le vol ait lieu sereinement », a préféré l’annuler.

Du côté du gouvernement, le ministère de l’Intérieur, dont dépend la PAF, renvoie désormais sur le nouveau ministère de l’Immigration, de l’Intégration, du Codéveloppement et de l’Identité nationale. La version des policiers telle que la rapporte un collaborateur du ministre Brice Hortefeux est évidemment différente. Selon lui, l’expulsé est un « ressortissant malien âgé de 50 ans faisant l’objet de deux interdictions du territoire ». Calme dans un premier temps, l’homme se serait ensuite montré « surexcité », ameutant les passagers, « assénant un coup de tête et mordant l’un des trois policiers qui l’escortaient si bien que la PAF a dû intervenir pour prêter main-forte à l’escorte ». Pris d’un malaise, le Malien aurait ensuite été débarqué de l’avion et examiné par un médecin qui a jugé son état compatible avec un placement en garde à vue. Sous le coup d’une plainte pour « opposition à une mesure d’éloignement, refus d’embarquement et coups et blessures contre un policier », il sera jugé aujourd’hui en comparution immédiate.

Face à la multiplication des poursuites contre des citoyens ayant tenté de s’opposer à l’expulsion de sans-papiers, les animateurs du RESF -qui défendent les parents sans papiers d’enfants scolarisés- ont annoncé la création d’un collectif de « défense coordonnée des victimes de la criminalisation de la solidarité ».

07/06/2007

Avec Arno Klarsfeld, Sarkozy renforce ses rangs sionistes

Après l'intégration de Bernard Kouchner (supporter de la guerre en Irak) et les jeux de séductions avec Jacques Attali (auteurs d'un ouvrage aux relents clairement eugénistes), Nicolas Sarkozy poursuit la mise en place d'un gouvernement digne des grands régimes fascistes.

Le président de la République a sollicité il y a quelques mois Arno Klarsfeld en tant que médiateur pour les expulsions d'enfants (rien que le titre fait frémir). Arno Klarsfeld est également candidat au poste de député du XIIe arrodissement de Paris.

Penchons-nous sur quelques hauts faits d'Arno Klarsfeld. 

*     D'après Wikipédia : "En 2002, à trente-sept ans, il prend la nationalité israélienne ...Suite à la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidence de la république le 6 mai 2007, la commission d'investiture de l'UMP désigne Arno Klarsfeld comme candidat aux élections législatives dans la 8e circonscription de Paris (XIIe arrondissement)

Nous pouvons légitimement nous interroger sur la présence d'un individu ayant une nationalité autre que française au sein de l'Assemblée Nationale française. En théorie le mandat d'un élu est de défendre les intérêts français. Si demain il y avait un conflit entre la France et Israël, quels intérêts Arno Klarsfeld défendrait il ?

*    Bien qu'ayant passé de dix ans la limite d'âge, il s'engage dans les Magav, les garde-frontières de l'armée israélienne, et est affecté à des check-points autour de Bethléem, en Cisjordanie. Il déclare le 4 décembre 2003 à l'Agence de presse israélienne francophone Guysen : "La haine est un sentiment banni des rangs de Tsahal. Oui, je suis fier de servir au sein de l'armée d'Israël".

 Voilà une analyse bien singulière. Tsahal serait bien la première armée où la haine n'existe pas. Il semblerait malheureusement que la haine soit une émotion inhérente à tout être humain, qu'ils soit israélien ou non, soldat ou civil.

L'opinion d'Arno Klarsfled concernant l'amour qui règne au sein de Tsahal semble bien isolée en regard des nombreux rapports professionnels et circonstanciés sur le sujet.

Dans son livre intitulé Behind Chutzpah (Au-delà De L’Insolence), Norman Finkelstein aborde clairement ce point :

"Pendant la préparation des chapitres de ce livre dédiés au respect des droits de l’Homme par Israël dans les territoires occupés, je lus littéralement des milliers de pages de rapports sur les droits de l’Homme, publiés par de multiples organisations, férocement indépendantes et grandement professionnelles - Amnesty International, Human Rights Watch, B'Tselem (le centre d’information israélien pour les droits de l’Homme dans les territoires occupés), le comité public contre la torture en Israël, les physiciens pour les droits de l’Homme – Israël – chacun disposant de sa propre équipe d’observateurs et d’enquêteurs.

A l’exception d’un seul point mineur, je n’ai pas trouvé un seul aspect légal ou un seul fait sur lequel ces organisations de défense des droits de l’Homme diffèrent.

Concernant la situation d’Israël en terme de droits de l’Homme, on peut parler non seulement d’un consensus fort – mais aussi d’un consensus unanime. Toutes ces organisations sont d’accord sur le fait, par exemple, que les détenus palestiniens sont systématiquement maltraités et torturés, leur nombre total se comptant désormais probablement en dizaines de milliers."

Manifestement Arno Klarsfeld vit dans un autre monde, un monde où ses désirs ont peut être valeur de réalité.

La réalité objective du monde des êtres humains est conforme à ce qu'ont démontré Amnesty International, Human Rights Wath, B'TSelem et bien d'autres :  les détenus palestiniens sont systématiquement maltraités et torturés.

* Arno Klarsfeld a également déclaré : "Si une série de voitures sort de l'usine avec un vice de fabrication et que ces voitures viciées causent des accidents, des blessés et des morts, il est juste de se retourner contre le constructeur. Peut-on agir de même en assimilant le parent au constructeur et l'enfant au produit vicié ?"

Il est intéressant de constater comment Arno Klarsfeld compare les êtres humains à des produits (des voitures en l'occurence). Cela nous rappelle la tirade eugéniste de Jacques Attali sur l'euthanasie obligatoire pour ceux qui ont passé les 65 ans car à partir de cet âge ils coûtent trop cher (ou lorsque l'être humain n'est rien de plusqu'une variable économique).  Orwellien n'est ce pas ?

Ces individus n'auraient ils pas connaissance de l'élément fondamental qui distingue les objets des êtres humains (au moins certains d'entre eux) : la conscience ?


* Notons également qu'Arno Klarsfeld a été nommé le 28 juin 2006 "médiateur national" concernant les expulsions d'enfants.

Concrétement Nicolas Sarkozy a donc choisi un sioniste convaincu pour représenter la France dans le cadre des dossiers d'expulsions d'enfants y compris les enfants musulmans, les enfants arabes, les enfants palestiniens,...

En quoi le sionisme est il incompatible avec une pratique impartiale de la fonction de "médiateur national" concernant les expulsions d'enfants ?

Norman Finkelstein nous donne une réponse dans son dernier ouvrage :

Une autre sorte de justification annulait tout injustice infligée à la population autochtone par l’assertion selon laquelle la Palestine était (quasiment) inhabitée avant que les Juifs n’arrivent. Ironiquement, cet argument s’est révélé être la preuve la plus accablante de l’injustice commise : il reconnaît indirectement que, si la Palestine avait été habitée, ce qui était largement le cas, alors l’entreprise sioniste était moralement indéfendable. Ceux qui admettent la réalité d’une présence palestinienne tout en fonctionnant hors des sphères idéologiques sionistes ne peuvent trouver de justification au sionisme autres que le racisme : c'est-à-dire que, dans la grande histoire de l’humanité, la destinée des juifs était simplement plus importante que celle des Arabes. Si ce ne fut pas dit publiquement, cela fut largement développé en privé et c’est ainsi que les britanniques rationalisèrent la déclaration Balfour. Pour Balfour lui-même, «  nous refusons délibérément et légitimement d’appliquer le principe d’autodétermination » pour les « habitants actuels » de la Palestine, parce que «  la situation des juifs hors de la Palestine [est] d’ une importance capitale » et le sionisme prend racine dans une tradition ancestrale, dans les besoins actuels, dans les espoirs futurs, avec une signification bien plus profonde que les désirs ou les souffrances des 700.000 Arabes qui habitent actuellement ces terres ancestrales ».

Comme illustré par cet extrait, le sionisme est une idéologie fondamentalement raciste. et c'est un des représentants de premier plan d'une telle idéologie xénophobe qui s'est retrouvé en charge des dossiers d'expulsion des enfants.

* Une dernière déclaration d'Arno Klarsfeld publiée dans Le Monde le 4 décembre 2001. "Quelle logique il y aurait à un État palestinien exigu, divisé et surpeuplé, alors que la Jordanie est vaste, peu peuplée et habitée majoritairement par des Palestiniens".

Est il vraiment nécessaire de commenter cette déclaration glaçante ?

La Palestine est illégalement occupée depuis 50 ans. Bien au-delà des horreurs de l'apartheid, le peuple palestinien y est purement et simplement la cible d'un génocide. 

Imaginons que l'occupation de la France par les forces allemandes ait perduré. Des millions de français se sont réfugiés en Angleterre. Les réfugiés français revendiquent le droit au retour sur leur terre natale et alors un représentant des forces d'occupation ne trouve rien de mieux à dire que :

"Quelle logique il y aurait à un État français exigu, divisé et surpeuplé, alors que l'Angleterre est vaste, peu peuplée et habitée majoritairement par des français"

Quelle logique M. Klarsfeld ? L'amour d'un Homme pour ses racines, pour le lieux où il est né, pour les amis et la famille qu'il a quitté, l'amour d'un homme pour sa culture, pour son identité, pour une certaine éthique.

Rien de logique M. Klarsfeld, simplement l'amour. Mais vous qui comparez si aisèment les êtres humains à des voitures, savez-vous ce qu'est l'amour ?

 

05/06/2007

Attali et le sionisme subtil

En plus de tenir des propos eugénistes aussi primaires et dépourvus de consciense que ceux de Nicolas Sarkozy, Jacques Attali a développer dans son ouvrage intitulé "Les juifs, le monde et l'argent" une réthorique bien particulière.

Voici un extrait de l'analyse qu'en fait l'ex ambassadeur Aïssa Benchekroun dans son blog :

"Selon l'auteur, les rapports de ce métal/symbole avec les descendants d'Adam, n'auraient singularisé que les Juifs  avec  des termes souvent péjoratifs, et  auraient, du coup  épargné d'autres peuplades, vivant aux mêmes époques et  non moins « adorateurs » de ce   instrument  de la richesse et de la puissance ; sans penser que  plus tard ces mêmes rapports devaient bénéficier d'une approche plue réaliste et plus humaine ,instituée par une autre Religion. M. Attali semble également prendre de bonne grâce  ces diverses qualificatifs,  comme s'ils étaient innés spontanément  dans une seule et même société, constituant désormais des facteurs spécifiques communs à un groupement humain particulier, devenu avec le temps une « Ethnie » bien distincte.

Au-delà de la vision eugéniste du monde à laquelle M. Attali nous a habitué. Celui-ci mène à bien une maneuvre  particulièrement subtile.

En synthèse au cours de ses centaines de pages de prose, M. Attali acte les croyances relatives aux rapports que les juifs entretiendraient avec l'argent.

Soulignons tout d'abord que la thèse de Jacques Attali relève de la généralisation grossière. Il n'y a pas une judaïté mais des millions de judaïtés. Il ya autant de relations au judaïsme qu'il y a de juifs. Comme il y autant de relations à l'Islam qu'il y a de musulmans.

La validation de ces clichés par un homme du crû ne fait qu'alimenter un des principaux fondements de l'antisémitisme, qui comme tout autre xénophobie provient d'une haine liée à l'ignorance, à la jalousie, à l'illusion de différence.

En exacerbant un soit-disant rapport privilégié des juifs à l'argent, il alimente l'antisémitisme découlant de la jalousie, de la haine envers celui qui possède plus.

La judaïté n'a pas de spécificités géographiques, linguistiques ou ethniques, elle inclut la grande variété de la population humaine. Les rapports à l'argent y sont donc aussi variés que dans les autres communautés. Vous y trouverez des riches comme des pauvres, des radins comme des généreux. 

En plus d'être antisémite cette thèse est fondamentalement sioniste.

Cela vous semble contradictoire ?

 Et pourtant...

Le fait de valider l'un des fondements de l'antisémistisme renforce d'autant le sentiment d'antisémitisme. Le haineux aveugle se verra conforté dans ses croyances. "Tu vois même Attali le polytechnicien juif le reconnaît".

Et le principal moteur de l'émigration vers Israël est le sentiment de peur que ressentent les populations juives intégrées dans les autres pays du monde.

Pourquoi un juif intégré et heureux hors d'Israël quitterait ses racines, ses amis, ses souvenirs pour aller participer à un génocide au milieu du désert ?

La seule solution est de générer chez ces juifs les sentiments (justifiés ou non) de peurs, de menaces, de différences.

Et ainsi l'idéologie politique sioniste peut se réaliser, grâce aux peurs et aux manipulations rassembler les juifs en un même lieu.

Nous traiterons dans un article à venir de la genèse et des objectifs de ce concept de terre promise.

 

Attali et Sarkozy, communauté de vision

 Dans son édition du 3 juin 2007, le Nouvel Observateur nous informe que Jacques Attali se dit prêt à accepter une mission au sein du gouvernement Sarkozy.

L'on pourrait s'interroger sur ce qui peut bien rapprocher un ex-conseiller de François Miterrand, président de gauche de Nicolas Sarkozy actuel président d'(extrême) droite. 

Au-delà de la connexion sioniste, il est intéressant de se pencher sur les analyses de Jacques Attali en terme d'eugénisme tout en gardant à l'esprit les positions de Nicolas Sarkozy à ce sujet révélées au cours de son entretien avec Michel Onfray :

"...J’inclinerais, pour ma part, à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, ..."

Jacques Attali semble appartenir à la même communauté de pensée que Nicolas Sarkozy, où l'être humain constitue une race subalterne comparable à une marchandise (souvenez vous que les psychopathes considèrent les êtres humains comme une race à part, comme une race inférieure, méprisable en raison de ses doutes, de ses hésitations, de ses états d'âme).

Voici quelques extraits de l'interview de M. Jacques Attali publié par Michel Salomon dans son livre "l'Avenir de la Vie" (Seghers éd.) :

" La production de consommateurs et leurs entretien coûtent cher, plus cher encore que la production de marchandises elles-mêmes. Les hommes sont produits par des services qu'ils se rendent les uns aux autres, en particulier dans le domaine de la santé, dont la productivité économique n'augmente pas très vite." (p. 265)


" La productivité de la production de machines, augmente plus rapidement que la productivité relative de la production de consommateurs. Cette contradiction sera levée par une transformation du système de santé et d'éducation vers leur marchandisation et leur industrialisation. " (p. 265)
 

" Mais dès qu'on dépasse 60/65 ans, l'homme vit plus longtemps qu'il ne produit et il coûte cher à la société. "
 
" D'où je crois que dans la logique même de la société industrielle, l'objectif ne va plus être d'allonger l'espérance de vie, mais de faire en sorte qu'à l'Intérieur même d'une durée de vie déterminée, l'homme vive le mieux possible mais de telle sorte que les dépenses de santé seront les plus réduites possible en terme de coûts pour la collectivité. Alors appareil un nouveau critère d'espérance de vie : celui de la valeur d'un système de santé, fonction non pas de l'allongement de l'espérance de vie mais du nombre d'années sans maladie et particulièrement sans hospitalisation. En effet, du point de vue de la société, il est bien préférable que la machine humaine s'arrête brutalement plutôt qu'elle ne se détériore progressivement. C'est parfaitement clair si l'on se rappelle que les deux tiers des dépenses de santé sont concentrées sur les derniers mots de vie. De même, cynisme mis à part, les dépenses de santé n'atteindraient pas le tiers du niveau actuel (175 milliards de francs en 1979) si les individus mouraient tous brutalement dans des accidents de voiture. Ainsi force est de reconnaître que la logique ne réside plus dans l'augmentation de l'espérance de vie mis dans celle de la durée de vie sans maladie."
 
Et plus loin: " l'euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figures. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c'est la liberté et la liberté fondamentale c'est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société. Dans une société capitaliste, des machines à tuer, des prothèses qui permettront d'éliminer la vie lorsqu'elle sera trop insupportables ou économiquement trop coûteuse, verront le jour et seront de pratique courante. Je pense donc que l'euthanasie, qu'elle soit une valeur de liberté ou une marchandise, sera une des règles de la société future. " (pp. 274-275).

 

Pour information Jacques Attali est nè le 1er novembre 1943. Il aura donc 64 ans cette année. Comme "charité bien ordonnée commence par soi même", il serait exemplaire que Jacques Attali montre la voie de la réduction des dépenses de santé. 

03/06/2007

Kouchner Sarkozy quel rapport ?

Le nouveau gouvernement français a été finalisé. Y figure un nom qui peut interpeller : Bernard Kouchner.

Qu'est ce que Bernard Kouchner, co-fondateur de Médecins du Monde, chantre de l'humanitaire paillette peut il avoir en commun avec Nicolas Sarkozy le pourfendeur des sans-papiers, dont les menaces ont été directement stigmatisées par la Ligue des Droits de l'Homme.

Apparemment pas grand chose ne rapproche ces deux hommes.

          De son côté et plus récemment, Nicolas Sarkozy a commenté la tentative d'invasion du Liban par les forces                   israéliennes d'une manière fort personnelle et particulièrement éloignée des informations objectives disponibles           sur ce que l'armée israélienne a fait au Liban  :   "... M. Sarkozy est revenu sur le fait que le Hezbollah était                         responsable de l’agression..."

Peut être que les pères respectifs de MM. Kouchner et Sarkozy ont transmis à leur fils, ce que Bush a certainement transmis à l'actuel président des USA : considérer le contenu de l'Ancien Testament comme la vérité absolue et comme un avenir à réaliser.

Y compris le 7e chapitre du Deutéronome où le dieu vengeur et jaloux s'en va d'une tirade psychopathique de plus, pleine de haine et de violence :

"...Quand l'Éternel, ton Dieu, t'aura introduit dans le pays où tu entres pour le posséder, et qu'il aura chassé de devant toi des nations nombreuses, le Héthien, et le Guirgasien, et l'Amoréen, et le Cananéen, et le Phérézien, et le Hévien, et le Jébusien, sept nations plus nombreuses et plus fortes que toi, et que l 'Éternel, ton Dieu, les aura livrées devant toi, et que tu les auras frappées, tu les détruiras entièrement comme un anathème; tu ne traiteras point alliance avec elles, et tu ne leur feras pas grâce...."

La Palestine subit une occupation illégale et un génocide depuis 50 ans. L'Irak est à feux et à sang. L'Arabie Saoudite est à la botte des Sioconservateurs. Le Liban a subi une attaque majeure il y a quelques mois et l'Iran ainsi que la Syrie sont les nouvelles nations dans la ligne de mire.

Revenons à Bernard Kouchner. Michel Collon a publié un article très intéressant sur le passé du french doctor, où nous nous retrouvons bien loin des valeurs humanitaires et humanistes les plus basiques.

"Le co-auteur d'un des plus gros médiamensonges des années 90 vient d'avouer. Instructif pour l'avenir, car les trucs de manipulation sont toujours les mêmes...

Flash-back. Eté 92, guerre en Bosnie. Bernard Kouchner et ses « Médecins du monde » diffusent dans la presse et sur les murs de Paris une pub, frappante et coûteuse. La photo - montage présente des « prisonniers » d'un camp serbe en Bosnie. Derrière des barbelés. Kouchner y accole l'image d'un mirador d'Auschwitz. Son texte accuse les Serbes d' « exécutions en masse ».

Info ou intox ? Intox, reconnaît Kouchner douze ans plus tard. Son récent livre autopublicitaire, Les guerriers de la paix, relate une entrevue avec Izetbegovic (le dirigeant nationaliste musulman au pouvoir à l'époque à Sarajevo), sur son lit de mort :

- Kouchner : C'étaient d'horribles lieux, mais on n'y exterminait pas systématiquement. Le saviez-vous ?
- Izetbegovic : Oui. L'affirmation était fausse. Il n'y avait pas de camp d'extermination quelle que fût l'horreur des lieux. Je pensais que mes révélations pourraient précipiter les bombardements.

Ce médiamensonge a effectivement fait basculer l'opinion vers le soutien aux bombardements. Toute la presse occidentale l'avait diffusé massivement Mais le récent démenti a été passé sous silence. Le public ne peut savoir qu'il a été roulé.

Le demi-aveu de Kouchner et ce silence médiatique posent des questions cruciales :

1° Kouchner savait-il bien plus tôt ?

Réponse : Oui. Dès 1993, un journaliste de France 2, Jacques Merlino, révélait la supercherie dans un bouquin au titre éloquent « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ». Il y interviewait le directeur de Ruder Finn, agence US de relations publiques. Lequel, très fier, avouait avoir monté de toutes pièces la campagne des « camps d'extermination » : « Nous avons circonvenu trois grandes organisations juives : B'nai B'rith, American Jewish Committee et American Jewish Congress. Aussitôt, nous avons pu dans l'opinion publique faire coïncider Serbes et nazis. Le dossier était complexe, personne ne comprenait ce qu'il se passait en Yougoslavie, m! ais d'un seul coup, nous pouvions présenter une affaire simple avec des bons et des méchants. »
En mentant, fait observer le journaliste ! Réponse : « Nous sommes des professionnels. Nous ne sommes pas payés pour faire la morale. » onc, Kouchner savait depuis longtemps et ce n'est pas joli - joli à présent de mettre toute la faute sur le dos d'un mort.

2° Les médias ont-ils enterré les preuves de la supercherie ?

Réponse : Oui. Un journaliste allemand Thomas Deichman a montré dès 1994 que l'image des barbelés était truquée, que les « prisonniers » n'étaient pas enfermés. En fait, elle était tirée d'un reportage ITN où ils déclaraient être bien traités, mais la journaliste avait coupé ces déclarations !
On trouvera l'affiche de Kouchner, les commentaires de Deichmann, et notre exposé des trucages dans notre livre Poker menteur. Daté de 1998. Donc, il ne fallait pas attendre aujourd'hui pour rectifier : Dans un reportage-vidéo « Sous les bombes de l'Otan » (1999), nous avions aussi présenté les images tournées par une télé locale, qui démontraient la tricherie du reportage ITN.

3° Kouchner a-t-il été protégé, même par des « critiques de médias » ?
Réponse : Oui. Un exemple : Daniel Schneidermann (Arrêts sur images, France 5) nous avait contacté sur ce dossier, puis nous a écarté du débat pour ne pas nuire à Kouchner. On n'a pas non plus interrogé ses médiamensonges sur le Kosovo et son bilan catastrophique dans cette province. Nous disons bien : médiamensonges, et non erreurs. Son plan de carrière visant le poste de secrétaire - général de l'ONU, il lui faut tout faire pour plaire aux USA.

4° Pourquoi fallait-il présenter une histoire « simple », mais fausse ?
Pour cacher la responsabilité des grandes puissances occidentales dans ce conflit :
- Depuis 1979, la CIA allemande soutenait des extrémistes pour faire éclater la Yougoslavie.
- En 1989, le FMI avait mis la pression néolibérale pour éliminer l'autogestion et les droits travailleurs, excitant la crise et les nationalismes.
- En 1991, l'Allemagne avait armé les extrémistes croates et musulmans avant la guerre.
- De 1992 à 1995, les Etats-Unis ont délibérément prolongé le conflit, comme en atteste l'envoyé spécial européen en Bosnie, lord Owen. http://www.michelcollon.info/reponses_tm.php
- Pour quels intérêts, toutes ces manoeuvres ? Eliminer un système social trop à gauche, mais aussi contrôler les Balkans stratégiques et les routes du pétrole.

5° S'agit-il de nier tous les crimes commis ?
Pas du tout, mais lorsque nos gouvernements cherchent à nous entraîner par une propagande de guerre « bons contre méchants », il est important de repérer leurs intérêts cachés. Et leurs trucages d'infos. Par exemple, s'agissant des camps de prisonniers en Bosnie, l'ONU en avait recensé six croates, deux serbes et un musulman. Et c'étaient plutôt des camps de regroupement en vue d'échanges, et non des camps d'extermination. Mais, les nationalistes croates et musulmans étant "nos" alliés, ou plutôt "nos" agents, Kouchner, Bernard-Henri Lévy et autres invités médiatiques permanents les ont mensongèrement blanchis.
Il faudrait juger les criminels de guerre. Tous les criminels de guerre, dans tous les camps. Mais pas par des tribunaux bidons mis sur pied par une justice des vainqueurs où les USA et l'Otan se placent d'office au-dessus de la loi et même carrément hors-la-loi puisqu'ils violent la Charte de l'ONU à tour de bras.

6° Y a-t-il eu d'autres médiamensonges « réussis » dans cette guerre ?
Oui. Un seul exemple. Quand l'Otan a commencé à bombarder la Yougoslavie, en 1999, elle a affirmé réagir à ce qu'elle appelait un « massacre de 40 civils » par l'armée yougoslave, à Racak, village du Kosovo. Mais Belgrade parlait d'un combat entre deux armées, provoqué par les forces séparatistes albanaises. L'ONU avait commandé un rapport à une commission de légistes dirigée par un docteur finlandais, Madame Ranta. Celle-ci a confirmé la thèse de Belgrade. Mais aucun média n'en a parlé. Le médiamensonge reste intact pour l'opinion. Pourquoi ? Parce que les médiamensonges de Kouchner, BHL et Cie ont permis de diviser la gauche et de l'empêcher de s'opposer à une guerre en réalité injuste. L'opinion publique, ça se travaille. Et la prochaine fois, ça recommencera.