Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/06/2007

Genèse du sionisme

Suite au constat de prises de positions clairement sionistes de la part de Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner ou Jacques Attali, il nou semble utile de nous pencher sur la genèse de cette idéologie politique xénophobe.

Tout commence en 458 av. J.-C., Douglas Reed dans son ouvrage intitulé "la Controverse de Sion" écrit :

"Le véritable début de cette affaire prit place un jour de l’an 458 av. J.-C. Ce jour-là, l’insignifiante tribu palestinienne de Juda (précédemment désavouée par les Israélites) produisit une doctrine raciste, dont l’effet perturbateur sur les affaires humaines postérieures dépassa peut-être celui des explosifs ou des épidémies. Ce fut le jour où la théorie de la race supérieure fut mise en place en tant que « Loi »."

Malgré cette notion de peuple élu, Le concept de sionisme, de terre promise (dans tel ou tel ouvrage par tel ou tel dieu) n'existait pas encore. C'est en substance ce que confirme Laura Knight-Jadczyk dans 9/11, l'Ultime Vérité

"L’essentiel est que, l’idée des juifs en tant que nation ou même en tant que groupe ethnique qui devrait être « exclusif » ne semble pas spécifique à la foi des gens qui vécurent dans l’éphémère état de l’ancien Israël. Comme on peut aisément le discerner, les gens qui vivaient sur le territoire qui était alors appelé Judée avaient différentes origines et nationalités et s’il y eut un exode, il fut le résultat de l’éruption du volcan Théra sur l’île de Santorin approximativement en 1600 av. J.-C., événement qui scella la fin de la civilisation de l’Age de bronze.[Flavius Josèphe in "Antiquités Juives"]

Plus tard, à l’époque de Josèphe, la Judée n’était pas un état strictement « juif ». La population consistait en un mélange de gens et de cultures. Qui plus est, tout au long de l’histoire, certains Israélites n’ont pas vécu selon les « coutumes des Israélites ». Par exemple à l’époque de Josèphe, de nombreux juifs étaient relativement hellénisés, comme en témoigne l’apôtre Paul.

Un élément qui saute aux yeux est qu’aucun de ces individus, une fois que Jérusalem fut détruite (apparemment la raison principale en serait la sédition juive comme cela fut précédemment le cas pour l’invasion babylonienne), n’avaient idée qu’un grand état religieux venait de disparaître et qu’ils devaient garder espoir qu’il soit re-créé dans le futur."
 

Même après la destruction de Jérusalem (en 70 ap. J.-C.) l'idée fondamentale sur laquelle est fondé le sionisme n'existait pas. Il faut attendre le XIIe siècle de notre ère pour entrevoir les premiers signes de ce qui alors relève du pur délire mégalomaniaque. Voyons ce qu'en dit Koestler dans son livre intitulé "la 13e Tribu" :

Au douzième siècle apparu alors en Khazarie un mouvement messianique, une tentative rudimentaire de croisade juive, visant la conquête de la Palestine par la force des armes. L'initiateur de ce mouvement était un Juif khazar, un certain Solomon ben Duji, aidé par son fils Menahem et un scribe palestinien. Ils écrivirent des lettres à tous les juifs, proches et éloignés, dans tous les pays autour d'eux... Ils disaient que le temps était venu où Dieu rassemblerait Israël, Son peuple depuis tous les pays vers Jérusalem, la ville sainte et ce Solomon Ben Duji était Elijah et son fils était le Messie.

Ces appels ont été apparemment envoyés aux communautés juives du Moyen-Orient et semblent avoir eu peu d'effet, puisque l'épisode suivant eut seulement lieu vingt ans plus tard environ, lorsque le jeune Menahem prit le nom de David al-Roy et le titre de messie. Bien que ce mouvement fût initié en Khazarie, son centre se déplaça bientôt au Kurdistan. David y rassembla une armée substantielle - probablement constituée de juifs locaux, renforcée par des Khazars - et il réussit à prendre possession de la forteresse stratégique d'Amadie, au nord-est de Mosul. D'où il put avoir espéré mener son armée à Edesse et forcer son chemin par la Syrie jusqu’à la Terre sainte. [...]

David a certainement éveillé de fervents espoirs messianiques au sein des juifs du Moyen-Orient. Un de ses messages arriva à Bagdad et [...] il demanda à ses citoyens juifs de se réunir une certaine nuit sur les toits plats de leurs maisons, d'où ils seraient emportés sur des nuages vers le camp du messie. Un nombre considérable de juifs passa cette nuit sur les toits en attendant le vol miraculeux.

Mais la hiérarchie rabbinique à Bagdad, craignant des représailles par les autorités, adopta une attitude hostile au pseudo messie et le menaça d'une interdiction. Il n’est pas étonnant de constater que David al-Roy fut assassiné - apparemment dans son sommeil, soi-disant par son propre beau-père [...]

Sa mémoire fut vénérée et quand Benjamin de Tudela voyagea en Perse vingt ans après l'événement, « ils parlaient toujours affectueusement de leur leader ». Mais le culte ne s'est pas arrêté là. Selon une certaine théorie, le « bouclier à six pointes de David » qui orne le drapeau israélien moderne, commença à devenir un symbole national avec la croisade de  David al-Roy. [...]

Pendant la moitié de millénaire de son existence et son impact sur les communautés d’Europe de l'Est, cette expérience remarquable en terme d'habileté politique juive a sans aucun doute eu une influence plus grande sur l'histoire juive que nous ne sommes encore capables de l’imaginer.

 Vous noterez que le premier élan sioniste vient d'un individu quelque peu singulier originaire de Khazarie, il est intéressant de noter que les Khazars ont été convertis au judaisme et qu'il n'ont rien à voir génétiquement ou ethniquement avec les juifs sémites originels. Mais nous y reviendrons dans un article ultérieur.

Continuons à suivre les premiers pas du sionisme. Quelques années après l'embryon de croisade initié par Solomon Ben Duji, Maimonides s'est approprié cet événement et a commencé à l'intégrer dans ses réflexions talmudiques. On trouve le passage suivant dans 9/11 l'Ultime Vérité :

"Aujourd’hui l’acception juive traditionnelle du messie n’a rien de surnaturel, elle est parfaitement clarifiée par Maimonide dans son commentaire sur les lois du sanhédrin extraites du talmud babylonien. Il écrivit à ce propos :

"Les Temps messianiques auront lieu lorsque les Juifs recouvreront leur indépendance et retourneront tous en terre d'Israël. Le messie sera un très grand roi, il accomplira de grands actes, et sa réputation parmi les nations non juives sera encore plus grande que celle du roi Salomon. Sa grande droiture, et les miracles qu'il accomplira, seront cause que tous les peuples feront la paix avec lui et toutes les nations le serviront [...]

Rien ne changera aux temps messianiques, à ceci près que les juifs recouvreront leur indépendance. Riches et pauvres, forts et faibles existeront toujours. Cependant, il sera très facile de pourvoir à sa subsistance, et on pourra accomplir beaucoup avec peu d'efforts. Ce sera un temps où le nombre d'hommes sages augmentera [...] la guerre n'existera plus, et les nations ne brandiront plus l'épée les unes contre les autres [...]

L'âge messianique sera éclairé par une communauté de justes, et dominé par la bonté et la sagesse. Il sera dirigé par le messie, un roi droit et honnête, éminent de sagesse, un roi droit et honnête, proche de dieu. Ne crois pas que les voies du monde ou les lois de la nature seront changées, ce n'est pas vrai. Le monde continuera tel qu'il est. Le prophète Isaïe a prédit « Le loup vivra avec l'agneau, le lion dormira avec l'enfant. » Ceci n'est cependant qu'une allégorie, signifiant que les juifs vivront en sécurité, même avec les nations auparavant perverses. Toutes les nations retourneront à la vraie religion, et ne voleront ni n'opprimeront plus.

Notez que toutes les prophéties ayant trait au messie sont allégoriques - ce n'est qu'aux temps messianiques que nous connaîtrons la véritable signification de chaque allégorie et ce qu'elles nous enseignent. Nos sages et prophètes n'ont pas désiré l'avènement des temps messianiques dans le but de diriger le monde et de dominer les gentils, la seule chose qu'ils voulaient était la liberté pour les juifs de s'investir dans la Torah et sa sagesse."

Cette théorie est acceptée par les juifs orthodoxes d’aujourd’hui, mais remarquez les similitudes avec les idées mises en avant par le juif khazar Salomon Ben Duji (David Al-Roy) et son fils Menahem.

Grâce à Maimonide la notion de terre promise fut lentement instillée dans l'esprit de la communauté juive jusqu'à ce qu'en 1919,  sept siècles plus tard, les choses commencent vraiment à s'accélérer avec la déclaration du Premier ministre britannique de l'époque, M. Balfour.

Mais pourquoi un chrétien pratiquant allait-il devenir le supporteur inconditionnel du sionisme ? Continuons avec un nouvel extrait de la Controverse de Sion relatif à Opliphant et à la déclaration Balfour :

"Une interprétation des nombreuses prophéties est que la fin du monde suivra le « retour » des Juifs en Palestine, de sorte que les gens qui promeuvent cette migration présument même déterminer le moment où Jéhovah mettra fin à la planète. La mystification exprimée par Oliphant fut ressentie par un politicien français rendu perplexe à la Conférence de la Paix de 1919, qui demanda à M. Balfour pourquoi il désirait tant provoquer le « retour » des Juifs en Palestine ; si c'était vraiment l'accomplissement de la prophétie, alors la prophétie décrétait aussi que la fin du monde s’ensuivrait. M. Balfour répondit indolemment. "Précisément, c'est ce qui rend tout cela tellement intéressant"."

Norman Finkelstein confirme dans "Behind Chutzpah" avec une analyse plus récente (La Controverse de Sion a été écrite en 1956) le rôle et la vision de Balfour ainsi que la dimension fondamentalement xénophobe du sionisme :

"Une autre sorte de justification annulait tout injustice infligée à la population autochtone par l’assertion selon laquelle la Palestine était (quasiment) inhabitée avant que les Juifs n’arrivent. Ironiquement, cet argument s’est révélé être la preuve la plus accablante de l’injustice commise : il reconnaît indirectement que, si la Palestine avait été habitée, ce qui était largement le cas, alors l’entreprise sioniste était moralement indéfendable. Ceux qui admettent la réalité d’une présence palestinienne tout en fonctionnant hors des sphères idéologiques sionistes ne peuvent trouver de justification au sionisme autres que le racisme : c'est-à-dire que, dans la grande histoire de l’humanité, la destinée des juifs était simplement plus importante que celle des Arabes. Si ce ne fut pas dit publiquement, cela fut largement développé en privé et c’est ainsi que les britanniques rationalisèrent la déclaration Balfour. Pour Balfour lui-même, «  nous refusons délibérément et légitimement d’appliquer le principe d’autodétermination » pour les « habitants actuels » de la Palestine, parce que «  la situation des juifs hors de la Palestine [est] d’ une importance capitale » et le sionisme prend racine dans une tradition ancestrale, dans les besoins actuels, dans les espoirs futurs, avec une signification bien plus profonde que les désirs ou les souffrances des 700.000 Arabes qui habitent actuellement ces terres ancestrales."

Pour conclure rappelons nous l'anecdote d’Isaac ibn Yashush, le médecin juif de la cour qui découvrit que c’est quelqu’un qui vécut après Moïse qui écrivit la liste des rois édomites. Il fut surnommé « Issac le gaffeur » par Abraham ibn Ezra, un rabbin du 12e siècle qui déclara, au sujet de l’impossibilité que Moïse ait écrit la Torah, « et si vous comprenez, alors vous reconnaîtrez la vérité, et celui qui la comprend restera silencieux ».

Commentaires

Bonjour

Oui, nous sommes dans les temps messianiques.
La question n'est pas de savoir qui est le messie, mais l'essentiel c'est de conaître quel est ce moyen qui permettra d'accèder au Dieu tout puissant.
Il y a un projet qui consiste à faire de la construction.
Un projet composé également d'une oeuvre alchimique grandiose.
Un projet qui se réalise en 15 ans.
Apprennez donc ce qu'est ce projet, ici :

http://www.lemessie.net/le-grand-projet-du-mahdi.php

Bonne lecture

Écrit par : Furkanien | 17/06/2007

En ces temps particuliers, l'Homme devra être particulièrement vigilant :

"Petits enfants, c'est la dernière heure, et comme vous avez appris qu'un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists : par là nous connaissons que c'est la dernière heure ". (1 Jean 2/18)

Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits". (Mat 7/15)

Écrit par : Matus | 17/06/2007

La fin des temps par Garnier Malet :
http://www.youtube.com/watch?v=erH46p3e_js

Lorsque l'alpha et l'omega se réuniront il est bien possible que nos maitres juifs nous laissent à lécart de la révélation...

Écrit par : Savoisien | 18/06/2007

Les véritables maîtres de l'homme ne sont ni les juifs, ni les chrétiens, ni les musulmans. Les êtres humains sont victimes de leurs propres croyances, de leurs propres ignorances et de leurs propres peurs, toutes trois largement entretenues par des groupes à fortes tendances psychopathiques dont le sionisme constitue une des déclinaisons.

Ces vidéos soulignent une dualité essentielle chez l'homme : le mental d'une part et la Conscience d'autre part. Pour accéder à sa Conscience, l'homme doit au préalable se débarasser des différentes facettes de son mental : les croyances, les programmes, les peurs mentionnées plus haut.

C'est pour cela que ce blog conseille les lectures de Mouravieff, Castaneda, Ouspenski et Gurdjieff ainsi que des oeuvres plus "pratiques" et focalisées sur la psychologie et le narcissisme.

Écrit par : matus | 19/06/2007

Les commentaires sont fermés.